Swiss Beatles Fan Club

26 août 2016


The Beatles : Live at the Hollywood Bowl


Live at the Hollywood Bowl, un nouvel album remasterisé des Beatles en concert, sera lancé le 9 septembre prochain. Il contiendra des chansons de trois différents spectacles que le groupe britannique avait donnés à l'amphithéâtre Hollywood Bowl, en 1964 et en 1965. L'album inclut des enregistrements des spectacles du 23 août 1964 et des 29 et 30 août 1965. Le quatuor avait déjà lancé en vinyle The Beatles at the Hollywood Bowl en 1977. Cette fois, le nouveau CD comprendra quatre versions inédites de chansons qui n'étaient pas parues sur le premier disque (You Can't Do That, I Want to Hold Your Hand, Everybody's Trying to Be My Baby et Baby's in Black).

La sortie du CD coïncidera avec la parution du documentaire de Ron Howard, Eight Days a Week : The Touring Years, qui sortira sur les écrans européens ce 15 septembre, et sur le service de vidéo sur demande Hulu le lendemain. Live at the Hollywood Bowl sera également produit en disque vinyle le 18 novembre. Cet album inclura un livret de 24 pages écrit par le journaliste David Fricke du magazine américain Rolling Stone.

Les enregistrements de Live at the Hollywood Bowl proviennent directement des bandes à trois pistes des trois concerts. Elles ont été mixées aux célèbres studios londoniens Abbey Road par Giles Martin, le fils de George Martin, et par l'ingénieur du son Sam Okell. « La technologie a évolué depuis que mon père a travaillé sur ce matériel pendant toutes ces années, a déclaré Giles Martin dans un communiqué. Maintenant, il y a plus de clarté, et l'immédiateté et l'excitation viscérale peuvent être entendues comme jamais auparavant. Ce que nous entendons aujourd'hui, c'est l'énergie brute de quatre garçons jouant ensemble devant une foule qui les aimait. » |  |

01 | Twist and Shout (30 août 1965)
Medley / Russell
02 | She's a Woman (30 août 1965)
Lennon / McCartney
03 | Dizzy Miss Lizzy (30 et 29 août 1965)
Larry Williams
04 | Ticket to Ride (29 août 1965)
Lennon / McCartney
05 | Can't Buy Me Love (30 août 1965)
Lennon / McCartney
06 | Things We Said Today (23 août 1964)
Lennon / McCartney
07 | Roll Over Beethoven (23 août 1964)
Chuck Berry
08 | Boys (23 août 1964)
Dixon / Farrell
09 | A Hard Day's Night (30 août 1965)
Lennon / McCartney
10 | Help ! (29 août 1965)
Lennon / McCartney
11 | All My Loving (23 août 1964)
Lennon / McCartney
12 | She Loves You (23 août 1964)
Lennon / McCartney
13 | Long Tall Sally (23 août 1964)
Johnson / Penniman / Blackwell
14 | You Can't Do That (23 août 1964)
Lennon / McCartney
15 | I Want to Hold Your Hand (23 août 1964)
Lennon / McCartney
16 | Everybody's Trying to Be My Baby (30 août 1965)
Carl Perkins
17 | Baby's in Black (30 août 1965)
Lennon / McCartney

InformationCDFRDEUKESITUSVinyleFRDEUKESITUS

The Beatles, Live at the Hollywood Bowl, 23 août 1964.

24 août 2016


Le menu musical des Beatles : œufs brouillés, truffe de Savoie et miel


Que se serait-il passé si Paul McCartney n’avait jamais trouvé les paroles de Yesterday ? L’une des chansons les plus chantées de l’histoire de la musique aurait été laissée languir comme une ode, belle mais bizarrement comique, dédiée au plus rassurant des petits-déjeuners, les œufs brouillés. En effet Scrambled Eggs [Œufs brouillés] était le titre de travail que McCartney avait donné à la mélodie qui, dit-il, lui était venue, presque entièrement formée, en rêve pendant une nuit de 1963. McCartney, qui avait alors vingt-et-un ans, vivait dans une mansarde donnant sur l’arrière de Wimpole Street, une belle rue géorgienne parallèle à Harley Street, dans le centre de Londres. C'était la maison de famille de sa petite amie Jane Asher, que McCartney avait rencontrée quand cette actrice de 17 ans avait interviewé les Beatles à un concert du Royal Albert Hall en avril 1963.

C’était autant la nourriture que l’amour qui avaient attiré le jeune McCartney, originaire de Liverpool, à prendre résidence dans la maison de cinq étages de la famille Asher, avec les parents de Jane et ses deux frères. Les Beatles, qui n’en pouvaient plus de vivre en commun dans des chambres d'hôtel lors de leurs séjours de plus en plus fréquents à Londres, avaient déménagé ensemble dans un appartement de la Green Street, juste à côté de Park Lane (pas loin de chez les Asher). McCartney, bien qu’il y eût sa propre chambre, n’aimait pas l’atmosphère austère de cet appartement loué, pauvrement meublé. Le confort douillet de sa maison d’enfance à Allerton lui manquait, où, après la mort de sa mère alors qu’il avait 14 ans, les tantes de Paul venaient faire la cuisine pour lui, pour son père et son frère Michael.

La mère de Jane Asher, Margaret, professeur à la Guildhall School of Music and Drama (École de théâtre et de musique Guildhall), qui donnait des cours de hautbois au sous-sol de la maison de Wimpole Street, faisait la cuisine tous les jours pour toute la famille. Toutefois Jane – qui allait elle-même devenir célèbre pour ses bons gâteaux au cours des années 1980 – se rappelait plus tard que sa mère n’était pas une cuisinière particulièrement aventureuse. Elle révéla au Daily Telegraph, en 2013 : « Pendant mon enfance, nos repas étaient à base de viande avec deux légumes trop cuits, et avec du hareng saur à l'occasion. Rien d’aussi hasardé que l’ail ou le piment n’était permis. Le plat le plus exotique était les œufs au curry de ma mère : des œufs durs coupés en deux, couverts d’une sauce blanche parfumée au curry ».

Néanmoins c’était la chaleur de la cuisine simple de Margaret Asher qui conduisit Paul McCartney à accepter sa proposition qu’il s’installe dans la mansarde disponible de la maison de famille. Comme il l’a rappelé, « C’était une si belle maison, au lieu d’un appartement froid – et Margaret Asher faisait la cuisine ! ». C’est peut-être l’ambiance musicale et le fait qu'il était bien nourri qui permirent à McCartney de faire son rêve fatidique de la mélodie pour Yesterday. Il tomba du lit un beau matin et joua, sur le piano qui se trouvait là, la mélodie qui était encore dans sa tête. McCartney, convaincu que c’était un des vieux airs de jazz que son père écoutait, joua la chanson à tous ceux qu’il connaissait pour voir s’ils la reconnaissaient.

Un soir, il joua cet air dans l’appartement d’une actrice et chanteuse qui s’appelait Alma Cogan. Alors qu’il jouait l’air encore sans paroles à Cogan et à sa sœur Sandra, leur mère entra dans le salon et demanda si quelqu’un voulait des œufs brouillés. McCartney chanta des paroles sur la mélodie, en improvisant le vers suivant « Oh baby how I love your legs. » [Oh baby comme j’aime tes jambes]. On ne sait pas pour sûr laquelle des trois femmes Cogan lui inspira ce vers, mais les œufs brouillés – comme ils le font souvent si l’on n’a pas mis assez de beurre ou si l’on n’a pas assez remué – sont restés attachés. C’est seulement plus d’un an et demi plus tard, lors d’un voyage au Portugal, que McCartney trouva finalement les paroles pour Yesterday, et toute trace des œufs disparut complètement.

Savoy Truffle

Non pas que la nourriture fût toujours abolie des chansons des Beatles. En 2001, un Américain qui faisait des recherches sur les groupes musicaux, Martin Lewis, a analysé 1 800 enregistrements, des premiers disques des Beatles jusqu’à leur carrière en solo, et il a découvert que l’aliment le plus souvent mentionné dans leurs chansons était le miel. Entre-temps, la gourmandise a servi de base pour la chanson de George Harrison (1968) : Savoy Truffle. Harrison avait observé l’amour de son ami Eric Clapton pour le chocolat, malgré ses dents qui se gâtaient de plus en plus et lui causaient des douleurs constantes, et malgré le conseil du dentiste de Clapton d’arrêter de manger des confiseries. La chanson d’Harrison se termine par cet avertissement brutal : « Mais tu devras toutes les faire arracher / Après le Savoy Truffle ».

Les convictions alimentaires d’Harrison eurent une grande influence sur le reste du groupe. Il fut le premier à devenir végétarien en 1965, et il fut le plus sérieux, en bannissant complètement de sa maison, toutes les viandes et les poissons. Une de ses recettes préférées – recueillies dans le livre de recettes Rock and Roll Cookbook par l’ex-femme de Peter Frampton, Mary – était intitulée Dark Horse Lentil Soup (Soupe aux lentilles du Cheval Noir) (avec beaucoup de graines de cumin). Dans ce même livre, Ringo Starr a donné à Frampton les instructions pour son plat préféré : « Va à ton magasin de fish and chips préféré. Demande de la morue et des chips. Ajoute du sel et du vinaigre à ton goût. Mange avec les doigts pour mieux les déguster ! ». Starr qui avait souffert de péritonite étant enfant souffrit à cause de la nourriture indienne épicée lorsque le groupe musical alla dans l’ashram Rishikesh en 1968, apparemment en se nourrissant d’haricots cuits qu’il avait emportés dans sa valise et, bien sûr, de beaucoup d’œufs. Yoko Ono arriva à convaincre John Lennon d’adopter un régime macrobiotique vers la fin des années soixante, et le couple allait fréquemment au restaurant Seed, ouvert en 1968 dans le sous-sol du Gloucester Hotel à Westbourne Terrace par Craig Sams, qui créa par la suite le chocolat Green & Black’s. En fréquentant des types comme Terence Stamp et Marc Bolan, le couple mangeait les plats de riz et légumes du Seed’s, assis sur des coussins devant des tables faites de bobines de câbles électriques. (En dépit des rigueurs de son régime, Lennon n’arriva jamais complètement à renoncer à ses chers petits déjeuners frits ni à la pizza prête-à-emporter).

Back to the Egg

Paul McCartney allait devenir le plus célèbre végétarien des quatre, en excluant complètement la viande au début des années 70, après son mariage avec Linda Eastman. Cependant ses goûts simples de l’enfance ne changèrent jamais complètement, et Linda développa ses saucisses et tartes végétariennes « brevetées » pour répondre aux désirs de Paul de remplir ce qu’il décrivait comme « le trou au milieu de l’assiette ». Et le souvenir de Yesterday est aussi resté dans le titre que McCartney donna à l’album final de Wings (1979) Back to the Egg (Retour à l’œuf). Bien que leur célèbre chanson l’eût dit, il semble qu’au moins Lennon a été pendant quelque temps un homme-œuf (comme dans la chanson « I Am the Walrus »). |  |
The Beatles, Bangor, Pays de Galles, 26 août 1967.

23 août 2016


L'album Love, Love, Love de Roxane Del
en hommage à Sir George Martin et aux Beatles


La violoniste québécoise Roxane Del présente Love, Love, Love, un nouvel album longuement mûri et qui prend forme avec la complicité du chef d'orchestre et arrangeur Guy St-Onge. Cette production classique célèbre la rencontre entre Roxane Del et Sir George Martin lors d'un concert au Festival d'été de Québec en 1992 alors que la virtuose avait monté le Liverpool Oratorio de Paul McCartney, puis s'était chargée du concert The Beatles Connection avec son équipe de musiciens principalement issus de l'Orchestre symphonique de Québec.

Suite à la rencontre mémorable avec le producteur des Beatles décédé le 8 mars 2016, la violoniste est toujours demeurée en contact avec George Martin. Roxane Del dit de lui : « Il m'a donné confiance pour faire ma musique. » Parlant de l'enregistrement de son album : « J'aurais aimé qu'il entende une pièce ou deux qui a été arrangée parce on entend une flûte de Bach dans une des pièces, du Fauré dans d'autres. C'est à l'image de Sir George Martin », affirme-t-elle au lendemain de la disparition de celui qui a réalisé plus de 700 albums et 30 simples qui ont atteint la première place des palmarès britanniques, dont, en plus de ceux des Beatles, ceux de Shirley Bassey, Cilla Black, Céline Dion et Jeff Beck.

Love, Love, Love offre 10 mélodies des célèbres Fab Four, masterisé aux mythiques studios londoniens d'Abbey Road : Girl, Blackbird, Because, The Fool on the Hill, She's Leaving Home, Here, There and Everywhere, Here Comes the Sun, Eleanor Rigby, Yesterday et All You Need Is Love. « Je vis une expérience absolument fantastique, en redécouvrant les grands succès qui ont marqué le monde entier. C’est un honneur pour moi d’interpréter ce répertoire mythique avec le talent de Guy St-Onge. Il collabore sur ce projet avec une immense générosité » raconte Roxane Del.

Le résultat de cette complicité fera l'objet d'un lancement officiel, ce jeudi 25 août, en formule 5 à 7, à la salle d'Youville du Palais Montcalm de la ville de Québec. Entrée gratuite. Pour l'occasion, Roxane Del sera accompagnée de musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec ayant participé au projet « Quatuor Le Fab 4 ». Guy St-Onge assure les arrangements et la direction musicale. En vente sur iTunes, Love, Love, Love sera également disponible en magasin le 26 août.
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22 août 2016


Yesterday and Today : l'album des Beatles entré dans la légende


Une photo quelque peu « spéciale » fut publiée en noir et blanc dans des magazines britanniques début 1966. Elle montrait les quatre Beatles en tenue de boucher. Ils posaient parmi des monceaux de viande sanguinolente et des bébés en celluloïd désincarnés. Le sourire carnassier de George Harrison, aux canines révélatrices, ajoutait un soupçon de vampirisme à la scène. Sur une idée du photographe anglais Robert Whitaker (1939-2011), le cliché qui fit scandale a été réalisé à Chelsea dans son studio, un quartier à l'ouest de Londres. C’est l’une des images d’un triptyque que l’artiste souhaitait réaliser afin de changer l’image des Beatles.

Robert Whitaker : « Nous étions au printemps 1966, et je trouvais que les Beatles avaient besoin de changer d'image. Je voulais tenter une véritable expérience avec eux. Les gens en ont tiré des conclusions erronées. Ils ont prétendu que l'idée est malsaine. En fait, l'ensemble montre quatre personnes bien réelles en relation directe avec la réalité. J'ai demandé à George de faire semblant d'enfoncer des clous dans la tête de John, puis je suis allé chercher des saucisses, pour réaliser d'autres clichés. Tout a fonctionné à merveille. J'ai créé de curieuses images avec des yeux et des poupées, et j'ai déguisé les Beatles en bouchers. L'appareil photo a été utilisée dans le simple but de susciter l'événement. »

« Le concept original - qui devait illustrer une double pochette - n'a cependant jamais vu le jour. À l'extérieur, les Beatles tenaient des saucisses, censées représenter un cordon ombilical. Chacun était relié à une femme, qui se trouvait sur la photo intérieure. Des gens jouaient de la trompette, pour annoncer la naissance des Beatles. Il y avait d'autres images surréalistes de ce genre. Lorsque le cliché les représentants en blouse de bouchers avec des morceaux de viande, a été utilisé en Amérique, pour un album, j'ai été très surpris [...] Certains médias ont émis l'hypothèse que Capitol avait demandé un cliché aux Beatles afin d'illustrer un album de « remplissage », entre Rubber Soul et Revolver. Les Beatles auraient alors eu l'idée de leur jouer un petit tour en proposant cette photo « des bouchers ».

Yesterday and Today

La « pochette des bouchers » (« butcher cover ») est le surnom qu’on a donné à l’album Yesterday and Today, dixième production outre-Atlantique éditée le 20 juin 1966. La maison de disques américaine Capitol avait l’habitude, sans demander leur accord aux Beatles, de publier des albums qui n’étaient que des sous-produits des originaux anglais. George Harrison : « Quand les Américains sortaient des albums, tels que Yesterday and Today, nous n'avions rien à y voir. Il y avait davantage d'albums aux États-Unis qu'en Angleterre, parce que lorsque nous présentions 14 titres, eux n'en utilisait que 10. De plus, les singles ne figuraient jamais sur nos albums. Grâce à ces chansons supplémentaires, les Américains faisaient trois albums avec deux. Tout était donc différent, d'un pays à l'autre. Nous avons commencé à nous opposer à cette pratique avec des albums comme Rubber Soul, Revolver et Sgt. Pepper, parce qu'il était important qu'ils demeurent tels qu'ils avaient été conçus au départ. » John Lennon précise : « Nous apportions beaucoup de soin au choix et à l'ordre des chansons. L'album était conçu et présenté d'une certaine façon, qui nous paraissait la meilleure possible. Tout cela nous demandait beaucoup de temps et de réflexion. Alors quand nous allions aux États-Unis, et que nous écoutions ce qu'ils en avaient fait, cela nous rendait fous. »

La première pochette de Yesterday and Today est à l'origine de la première véritable pièce de collection pop. Les Beatles sont des personnages tellement en vue que toutes leurs actions et déclarations sont disséquées. La « butcher cover », en Amérique, irrite immédiatement les esprits bien-pensants. En catastrophe, la firme Capitol n'a plus qu'à retirer de la vente les 750 000 exemplaires déjà mis en place chez les disquaires. Les copies revenues à l'usine de Jacksonville sont détruites. Celles de Los Angeles et de Scranton trouve la solution de coller une nouvelle photo plus sobre par-dessus l'image controversée. Tout se fait très rapidement ; le premier cliché choisi pour remplacer la pochette initiale fait partie d'une série de photos prisent par Robert Whitaker, très certainement dans une chambre d'hôtel, où les Beatles se placent autour ou à l'intérieur d'une vaste malle de voyage. Mais à la dernière minute, il fut décidé de détourer les silhouettes, de telle façon que, dès lors, un fond blanc permet (involontairement) de discerner en dessous - si elle s'y trouve - la photo originale. Du coup, désirant posséder la première édition sous sa forme initiale, les heureux possesseurs de l'édition intermédiaire n'ont plus qu'un souci : peler soigneusement la pochette recollée pour faire apparaître celle des bouchers.


Un disque mythique

L'édition originale de Yesterday and Today fait courir les collectionneurs depuis près d’un demi-siècle, à tel point qu'il existe aujourd'hui aux États-Unis une officine dont la mission est de restaurer les exemplaires qu'on vient y porter. En fonction de la qualité de l'ouvrage réalisé (certains collectionneurs ont complètement massacré l'objet, utilisant toutes sortes de produits, dissolvants ou autres), la valeur de ce collector varie du simple au centuple, généralement entre 500 et 50 000 dollars. Le célèbre cliché parut dans son intégralité, en 1980, sur l'album Rarities en édition américaine. L'incident de la pochette des bouchers resta sans conséquence pour Capitol et pour les Beatles... mais pas pour les collectionneurs ni pour les pirates qui ont mis en circulation une copie contrefaite de toute beauté. Heureusement le « faux » est sur vinyle rouge au lieu de noir... mais comme il est vendu scellé, obligation de déchirer la cellophane.

L'édition originale se classe en trois catégories. Le « First State Butcher » : version originale, achetée avant le retrait des ventes. Version la plus rare et la plus cher. Le « Second State Butcher » : version modifiée mais avec la photo collée encore intacte. Avec le temps, cette version devient de plus en plus rare. Le « Third State Butcher » : version où la photo collée a été enlevée professionnellement. Les pochettes endommagées par un décollage maladroit n'ont pratiquement aucune valeur aux yeux des collectionneurs mais un exemplaire très mal décollé peut tout de même valoir aux envions de 100 dollars.
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Représentation imaginative du triptyque de Robert Whitaker.