Swiss Beatles Fan Club

23 février 2017


Hello, Goodbye : The Beatles in Tokyo, 1966
le témoignage photographique de Shimpei Asai


Hello, Goodbye : The Beatles in Tokyo, 1966, de Shimpei Asai, commémore le 50e anniversaire de la seule et unique visite des Beatles au Japon. Les photographies d’Asai n’avaient jusqu’alors jamais été publiées hors du pays du Soleil-Levant. Elles nous plongent dans l’intimité des Fab Four alors qu’ils s’apprêtaient à mettre un terme à leur vie sur les routes – une année charnière au cœur du documentaire de Ron Howard, The Beatles : Eight Days a Week – The Touring Years, récemment récompensé aux Grammy Awards comme meilleur film musical.

En 1966, les Beatles se lancent dans leur dernière tournée, en jouant des concerts dans 20 villes en quatre mois, débutant à Londres et se terminant à San Francisco. Des millions de fans en Angleterre, en Allemagne, au Japon, aux Philippines et en Amérique ont afflué pour voir le groupe. Ce sont 100 heures que qu’Asai a passé avec les Beatles. De leur descente de l’avion à l’aéroport de Tokyo le 29 juin 1966 jusqu’à leur départ trois jours plus tard, il a multiplié les clichés des Beatles aussi bien dans leurs chambres d’hôtel que sur la scène du Nippon Budokan. Passant sous silence le tumulte ayant entouré ces concerts, il ajoute avec brio plusieurs centaines de très belles pierres à l’édifice du quatuor de Liverpool, deux mois à peine avant qu’ils décident d’arrêter de partir en tournée. L'album Revolver venait alors tout juste d’être enregistré.

Photographe sensible, Shimpei Asai aime les Beatles et cela se voit. Grâce à une mise en page soignée et ingénieuse parsemée de natures mortes prises au détour de tables de petit-déjeuner, il est parvenu à raconter une véritable histoire avec ses photographies. Baignés dans une lumière blanche, les quatre garçons dans le vent sont d’un naturel désarmant. Asai capture intimement un moment fugace, avec toute sa polémique, la Beatlemania et la créativité, peignant une image poignante du groupe lors de leur courte mais intense visite à Tokyo.
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22 février 2017


Projet de rénovation pour le mythique site de Strawberry Field


L’ancien site du foyer pour enfants qui a inspiré l’une des plus fameuses chansons des Beatles va être rénové et réhabilité par l’Armée du Salut. Le projet de rénovation du lieu historique où John Lennon a joué dans son enfance, comprend un espace d’apprentissage et de travail pour les jeunes qui rencontrent des problèmes de développement ainsi qu’un espace pour explorer la spiritualité. Il est prévu également de créer une exposition qui proposera de se pencher sur l’histoire de la construction du bâtiment, mais aussi sur l’enfance de Lennon à Strawberry Field ainsi que sur la chanson éponyme des Beatles. À l’heure actuelle - 50 ans depuis que le titre emblématique est sorti le 17 février 1967 au Royaumes-Uni en tant que face A sur le 45 tours avec Penny Lane - l’organisme de charité lance une recherche de fonds.

Le domaine situé dans le quartier aisé de Woolton, au sud de Liverpool, est proche de là où John Lennon a grandi avec sa tante Mimi qui s’est occupé de lui avant et après la disparition de sa mère Julia, décédée le 15 juillet 1958 dans un tragique accident. On dit que les bois autour du foyer était un lieu refuge pour Lennon lorsqu’il se sentait mal dans son enfance, il y venait jouer avec des amis, grimper aux arbre et rêver des heures entières. Le jeune Lennon visitait régulièrement la maison lors des fêtes annuelles ; il y a vécu ses premières expériences musicales en venant écouter l’orchestre de l’Armée du salut. L'édifice d'origine a été démoli et remplacé par un plus petit immeuble qui a ouvert dans les année 70. Il a fermé en 2005 pour être maintenant une église et une centre de prière. Le fameux portail d’entrée en fer forgé de couleur rouge a été remplacé en mai 2011 par une réplique. Il reste un lieu de visite très couru par les fans des Beatles qui font des photos et écrivent des messages sur les murs de soutien du portail.

Le Major Drew McCombe, officier de l’Armée du Salut a déclaré : « Strawberry Field est spécial dans le cœur de beaucoup de gens à Liverpool, au Royaumes-Uni et à travers le monde. » Il a précisé : « À l’Armée du Salut nous voulons réhabilité ce site pour rendre justice à toutes les personnes qui ont été soutenues par le foyer pour enfants ou qui sont connecté d’une manière ou d’une autre avec la chanson iconique des Beatles. » Le maire de Liverpool, Joe Anderson a dit que le travail de l’association de charité pour réaménager le bâtiment pour les jeunes « doit être soutenu ». Peter Hooton, responsable de l'héritage des Fab Four (The Beatles Legacy Group) a ajouté : « Je ne pouvais imaginer une meilleure idée pour réaménager ce lieu qui va donner de l'espoir et des opportunités de travail aux jeunes en situation de vulnérabilité, cela contribue de manière sensée et à l’héritage des Beatles pour Liverpool. »
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Histoire

21 février 2017


Les ex-Beatles Ringo Starr et Paul McCartney réunis en studio


Les anciens Beatles Ringo Starr et Paul McCartney se sont réunis le week-end dernier pour une session d'enregistrement. Le batteur du mythique groupe de Liverpool a révélé la bonne nouvelle sur les réseaux sociaux ce dimanche 19 février. « Merci d'être passé et d'avoir super bien joué de la basse. Je t'aime, mec, peace and love » a écrit Starr en légende d’une photo de McCartney et lui en studio. Cela faisait sept ans que l'on n'avait pas vu les deux célèbres musiciens réunis sur un même projet. Ringo Starr a également publié et commenté sur Twitter une photo en compagnie de son beau-frère Joe Walsh (guitariste des Eagles) et McCartney. « Et regardez ça, Joe W. est venu jouer aussi. Quelle journée ! ». Aujourd’hui, Paul McCartney et Ringo Starr font figure de dinosaures ! Personne n’ont autant révolutionné la pop musique que les deux anciens Beatles, alors accompagnés de John Lennon et George Harrison. Après l’assassinat du premier en 1980, et la mort du second en 2001, les deux survivants septuagénaires sont toujours bien actifs.

La session a eu lieu quelques jours seulement après que McCartney, Starr et Walsh, ainsi que l'acteur Tom Hanks et le leader des Foo Fighters Dave Grohl, ont été aperçus en train de dîner ensemble à Santa Monica à l'ouest de Los Angeles, comme l’indique NME. Starr est actuellement en studio, pour travailler sur le successeur de Postcards from Paradise, sorti en 2015. Le prochain opus de l'ex-Beatle, dont le nom n'a pas encore été révélé, est attendu dans les prochains mois. Avec McCartney, qui a introduit Starr au Rock and Roll Hall of Fame en 2015, ils avaient déjà travaillé ensemble sur l’album de Ringo Starr Y Not sorti en 2010, le bassiste des Fab Four chantait sur Walk With You et jouait de la basse sur Peace Dream. En juillet 2016, Starr avait parlé au magazine Rolling Stone, évoquant les sensations que l’on ressentait lorsque l’on enregistrait avec des artistes comme Van Dyke Parks, Richard Marx, Glen Ballard et Dave Stewart pour son nouvel album. « J’ai travaillé ces dernières années de façon à créer d’abord la ligne de synthé. Ensuite, je passe aux batteries. Et peu à peu, je trouve le couplet et le refrain. J’appelle les auteurs et je me dis “ Ecrivons quelque chose comme ça!  ».
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Paul McCartney, Joe Walsh et Ringo Starr.

20 février 2017


L'histoire de Jimmy Nicol, batteur éphémère des Beatles,
pourrait être adaptée au cinéma


« L’histoire de Jimmy Nicol et sa rencontre avec les Beatles au début de la Beatlemania a tout du bon scénario de film », a déclaré Alex Orbison au magazine Billboard après avoir acheté les droits du livre de Jim Berkenstadt, The Beatle Who Vanished, publié en 2013. Jimmy Nicol, né le 3 août 1939, occupe une place particulière parmi les musiciens qui ont entouré les Beatles, puisqu'il est le seul à être monté sur scène avec eux durant la Beatlemania. La batteur éphémère a également eu un léger impact sur l’œuvre des Beatles. C'est en effet une phrase qu'il répétait sans cesse durant la tournée de 1964, qui a inspiré à Paul McCartney la chanson Getting Better, parue en 1967 sur l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. Le père d’Alex, le célèbre chanteur américain Roy Orbison, a aussi côtoyé les Beatles, puisqu'il figurait en tête d'affiche avec notamment le groupe de Liverpool pour une série de concerts en 1963 au Royaume-Uni. En 1988, année de son décès, « The Big O » avait rejoint George Harrison dans le supergroupe des Traveling Wilburys.

La veille du départ des Beatles pour une tournée en Europe, Australie et Nouvelle-Zélande, Ringo Starr a du être hospitalisé en urgence le 3 juin 1964 à cause d’une amygdalite. N’étant pas en mesure de décaler leur tour de chant, les Fab Four ont suivi les conseils de leur producteur George Martin et engagé Jimmy Nicol, alors âgé de 24 ans. Il avait précédemment enregistré un album de reprises des Beatles et connaissait donc quasiment toutes leurs chansons, rapporte le site The Beatles Bible. Nicol n’est resté que treize jours dans le groupe. Il a participé à 10 concerts et est apparu une fois à la télévision avant que Ringo Starr ne reprenne sa place. Brian Epstein, le manager des quatre garçons dans le vent, a remis un chèque d’une valeur de 500 livres, une montre sur laquelle était inscrite « De la part des Beatles et de Brian Epstein, pour Jimmy – avec toute notre gratitude » et l’a reconduit à l’aéroport.

« Le fait que Jimmy Nicol a pu voir l’envers du décor et donner des interviews avec les Beatles, avant d’être remis dans un avion direction l’Angleterre m’a toujours fasciné » a également déclaré Alex Orbison, lui-même musicien mais aussi réalisateur et producteur. La seconde partie de l’histoire est un véritable mystère. Un temps « cinquième Beatle », le batteur a par la suite poursuivi sa carrière musicale, mais n’a jamais atteint le succès des Beatles. En 1967, il a déménagé au Mexique et s’est éloigné du show-business. En 2005, le Daily Mail a rapporté qu'il vivait en reclus, à Londres. On suppose qu'il en est toujours ainsi.
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Biographie


Les Beatles avec Jimmy Nicol, Blokker Festival (Pays-Bas), 6 juin 1964.

17 février 2017


Meet the Beatles !, premier album anarchique de Capitol Records


Le 15 février 1964, les Beatles atteignent pour la première fois le sommet des hit-parades américains avec Meet the Beatles !, un album hybride sorti le 20 janvier 1964. Édité simultanément en mono et stéréo, le premier opus des Beatles outre-Atlantique sous le label Capitol Records conserve son titre de numéro 1 durant onze semaines avant de se faire détrôner par The Beatles' Second Album. En 2003, Meet the Beatles ! est classé en 59e position sur la liste du magazine Rolling Stone des 500 plus grands albums de tous les temps. En 2004, il est publié pour la première fois sur disque compact (mono et stéréo) sous le nom de The Capitol Albums, Volume 1 box set. Pour commémorer le 50e anniversaire de l'arrivée des Beatles en Amérique, une nouvelle collection de 13 CD regroupés dans le coffret The U.S. Albums et couvrant la période de 1964 à 1970, est commercialisée le 20 janvier 2014 par Apple Corps Ltd / Capitol Records. Excepté le documentaire audio The Beatles Story, les albums sont aussi vendus à l'unité et comportent les versions mono et stéréo, sauf The Beatles Story et Hey Jude en stéréo. Selon le communiqué officiel, les mixages spécifiques effectués par George Martin sont conservés, les masters des remasterisations de 2009 utilisés pour les versions mono et stéréo. Le coffret contient également un livret illustré de 64 pages commenté par Bill Flanagan, auteur et producteur américain.

L'anarchie discographique de Capitol Records

De la même façon dont Decca avait refusé de signer les Beatles, Capitol, le pendant américain d’EMI commence curieusement par décliner l’offre de distribuer leurs disques ! C’est pourquoi les premiers enregistrements du quatuor de Liverpool sont distribués par deux petits labels indépendants : Vee-Jay Records de Chicago, spécialisé dans la musique noire, et Swan Records de Philadelphie, avec pour corollaire un embrouillamini de droits, de royalties et de références. Capitol se décide finalement à travailler avec les Beatles début 1964 en sortant un premier album, Meet the Beatles !, dix jours après que Vee-Jay ait publié Introducing… The Beatles, qui est donc chronologiquement, le premier 33 tours du groupe paru sur le territoire américain. Seul aux commandes, Capitol se permet d'effectuer des changements par rapport au dernier album des Beatles paru en Angleterre, With the Beatles, en y extrayant neuf morceaux et en y ajoutant le single I Want to Hold Your Hand et ses faces B, I Saw Her Standing There et This Boy pour former au final l'album Meet the Beatles !. Même l’iconique portrait en noir et blanc du photographe Robert Freeman est modifié avec l'ajout d'une teinte bleutée. Il faut attendre le 1er juin 1967, et l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, le premier qui établit enfin une coordination entre les disques européens et américains. Jusqu’à cette date, les albums américains portent des titres différents avec des pochettes différentes, et des listes de chansons variables, piochés sur les albums anglais et les singles. Capitol Canada fait également de son côté sa propre cuisine !

Avant les Beatles, il était virtuellement impossible pour des artistes anglais de voir un de leurs albums sortir aux États-Unis. Leur succès sans précédent a ouvert la porte à pléthore de leurs compatriotes et donné le départ de la « British Invasion ». Qu’il s’agisse des Rolling Stones, des Kinks, de Petula Clark, des Animals ou des Dusty Springfield, les artistes britanniques ont radicalement transformé l’industrie musicale américaine et ont donné ses lettres de noblesse à un genre jusque là décrié, le rock.
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