Swiss Beatles Fan Club

18 janvier 2018

Conférence de Pierre Espourteille consacrée aux Beatles

Conférence de Pierre Espourteille consacrée aux Beatles

Paul McCartney a dit un jour : « Y a des gens sur cette terre qui savent des choses sur moi que je ne sais pas moi-même… » Le propos de la conférence dirigée par Pierre Espourteille n’est pas de décliner ce que chacun sait déjà (« John et Paul se sont rencontrés à Liverpool, etc, etc.. »), mais peut-être ce qu’on sait moins, les « histoires de l’Histoire ». Deux heures d’anecdotes, relatées avec humour, agrémentées d’extraits inédits de films, de photos rares et d’illustrations musicales originales. Pierre Espourteille entrait à l'école dans sa 6e en 1962, quand les Beatles construisaient leur légende. À devenir médecin ou avocat, comme ses camarades, il aime à dire qu’il préférait « devenir un Beatle ». Intervenant à l’Université Lyon 3 (licence en musicologie), à l’École supérieure de commerce (ESC) de Saint-Étienne (Loire) et à l’École d’art et de culture (EAC) de Lyon, entre autres, M. Espourteille est aussi un spécialiste du groupe de Liverpool. Ses conférences données depuis plusieurs années proposent un voyage dans les « mythes et réalités » de l'univers des Fab Four, elles sont une mine d’informations croustillantes sur ce quatuor qui a révolutionné le monde musical, et même sociétal, comme l’affirment certains sociologues. Il a eu le privilège de la rencontre avec Georges Harrison à Londres en 1972, dont l'accueil ne restera pas gravé dans sa mémoire. Par contre celle avec Paul McCartney à trois reprises, lui laisse des souvenirs indélébiles, comme une invitation en 1973 à l'Olympia. À titre professionnel, M. Espourteille a été chargé d'assurer l'organisation d'une conférence de presse parisienne de Paul McCartney pour la sortie de l'album Paul Is Live (1993). Il travaille actuellement chez Athos Productions (Lyon), une agence de production et de diffusion spécialisée dans les musiques du monde. ||

Programme de la conférence


- La séparation des Beatles : les vraies raisons du « clash »
- L’album Let It Be et la contre-verse Phil Spector
- Les projets fous d’Apple
- Les chansons inspirées de vrais personnages
- Les chansons « sens caché »
- Les compositions : la marque Lennon / l’estampille McCartney

Vendredi 2 février 2018 à 19 h, Maison des Jeunes et de la Culture,
rue Vaugelas 4, 73100 Aix-les-Bains (France).
Entrée : 5 euros, réservations au 04 79 35 24 35, email : mjc@mjcaix.fr, www.mjcaix.fr.
Prochaines conférences 2018 : 20 avril à Alençon et 21 juin à Bandol.


Billetterie

17 janvier 2018

Bryan Eccleshall a visité les Abbey Road d'Angleterre

Bryan Eccleshall a visité les Abbey Road d'Angleterre

Pendant huit ans, Bryan Eccleshall, ce fan des Beatles a traversé son pays, l’Angleterre, dans le but de visiter et prendre en photo les rues baptisées Abbey Road, qui est également le nom du onzième album des Beatles et des mythiques studios d'enregistrement à Londres.

Dernière partie de l'interview de Bryan Eccleshall par Colin Drury (Magazine Noisey/Vice).

Qu’est-ce que tu entends par « projet artistique » ? Tu imagines bien que beaucoup de gens considèrent ce passe-temps comme une simple obsession poussée à l’extrême…

C’est peut-être aussi ça, en un sens. Mais je l’ai vraiment conçu comme un travail artistique. Par exemple, j’aurais pu aller prendre des photos de toutes les façades des 10, Downing Street [la résidence et le bureau à Londres du Premier ministre], tu comprends ? J’ai choisi Abbey Road parce que je suis un fan des Beatles, mais j’aurais tout aussi pu expérimenter d’autres idées. C’est comme Edward Ruscha et son bouquin génial, Every Building nn the Sunset Strip, uniquement fait de photos… d’immeubles sur Sunset Strip à Los Angeles. Ou bien le J Street Project de Susan Hiller qui a photographié en Allemagne chacune des rues dont le nom contenait « Jude » (juif). C’est un point de vue très pertinent et émouvant : cette idée qu’on ne peut pas faire disparaitre la vie, ou une culture. Et j’ai ressenti un peu de ça avec mon projet, dans une moindre mesure.

C’est-à-dire ?

Il existe au moins 132 rues baptisées Abbey Road, mais si tu habites dans l’une d’entre elles, tu peux être certain que les gens vont te dire : « Ah, comme le disque des Beatles ? » Et on te le répète sans arrêt. Ces rues portent donc toutes le même nom, mais une d’entre elles sort du lot, parce que c’est celle qui a rendu toutes les autres célèbres. Dans mes photos, j’aime l’idée que ces rues sont à nouveau mises sur un pied d’égalité. Aussi - et je crois que c’est le plus important - j’ai senti qu’en prenant toutes ces rues en photos, qui n’ont rien d’autre en commun que le nom, on pouvait presque faire le portrait de l’Angleterre, avec un nom de rue pour seul élément fixe.

Je vois. D’ailleurs, ce qui me frappe sur ces 132 photos de panneaux de signalisation, c’est qu’ils sont tous très différents, alors que je m’attendais à voir 132 fois la même chose.

Tout à fait. Ils sont différents visuellement - la typographie et le matériel utilisé - mais aussi parce que l’arrière-plan, l’emplacement et le contexte ne sont pas les mêmes. Certains se situent dans des zones très aisées, d’autres pas. On trouve des murs de pierre sèche, des massifs de fleurs, des cabines téléphoniques, des boîtes à lettres, des voitures, des maisons : tout ce qui caractérise les villes anglaises. Je crois que ces images capturent une impression d’authenticité.

En parlant de contrastes, quelles sont les grandes différences que tu as repérées ?


L'Abbey Road des Beatles, celui de St. John’s Wood, est sans doute la plus belle, bien que le panneau soit en permanence recouvert de graffitis des fans en pèlerinage. Pas mal de panneaux sont dans une rue où se trouve précisément une abbaye, comme à Leeds, où a été construit le monastère historique, aujourd’hui en ruine. Et puis il y en a beaucoup dans des lotissements pavillonnaires, qui eux-mêmes portent des noms ecclésiastiques. Il y en a un à Nottinghamshire dans un vieux village de mineurs, et la rue mène à l’entrée de la mine, condamnée depuis longtemps. C’est très triste. La moitié des maisons sont barricadées, ce qui donne à ce lieu un sentiment de désespoir. Quand on voit ça, et qu’on pense au Abbey Road de Londres, on se dit que de tels extrêmes ne devraient pas exister, n’est-ce pas ?

Tu veux dire que ça t’a rendu plus conscient d’un point de vue politique ?

Je crois qu’il faudrait vraiment être idiot pour ne pas savoir que de telles différences existent, mais quand on le voit de ses propres yeux, c’est une prise de conscience terrible. Ce projet m’a fait sortir de ma zone de confort, et m’a amené vers des endroits où je ne serais jamais allé autrement, en dehors de mon cercle social et géographique. Ce genre de choses nous ouvre un peu plus sur le monde.

Et tu es certain d’avoir photographié tous les panneaux Abbey Road du pays ?

Il n’y a pas de liste qui les répertorie tous, donc je ne sais pas, mais je suis heureux d’avoir essayé. Il doit y en avoir un ou deux nouveaux depuis que j’ai fini le projet, mais je ne vais pas commencer à les chercher. C’est un coup à devenir fou. Je suis très content de mes 132 trouvailles, déjà.

Tu parlais de faire figurer toutes les photos dans un livre ou sur un poster. Tu l’as fait ?

Sur un poster, oui, et j’ai même fait quelques expositions dans des galeries. Pour être honnête, le poster ne s’est pas très bien vendu : quelques-uns ici, une poignée aux États-Unis. Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas eu plus de ventes. Cet objet est unique ! Les gens sont bizarres…

C’est quand même plutôt cool de se dire qu’on est certainement la seule personne au monde qui a visité toutes ces rues, non ?

Oui, carrément. Bon, ce n’est pas comme si j’étais la seule personne à avoir fait l’ascension de l’Everest par une route unique. Je suis le seul à avoir fait ce projet parce que je suis quasiment sûr que je suis le seul qui en a eu envie. Il n’y avait donc pas de compétition. Ce n’était pas un sprint au finish, mais c’était bien. Quand je suis arrivé au dernier panneau, à Stoke, j’ai eu cette pensée dont je me souviens encore parfaitement aujourd’hui : « Tu viens d’accomplir quelque chose que personne n’a jamais fait auparavant. » ||

16 janvier 2018

Bryan Eccleshall a visité les Abbey Road d'Angleterre

Bryan Eccleshall a visité les Abbey Road d'Angleterre

Les fans de groupes sont réputés pour leurs excentricités et parfois des manies bizarres. Certaines personnes ne peuvent en effet se contenter de faire les choses normalement : acheter des disques, des livres et magazines ou aller aux concerts. Mais pour eux, le dévouement peut tourner à la dévotion. Il y a cette Californienne qui s’est fait tatouer le nom de Drake sur le front ; cet Allemand qui a dépensé 75.000 dollars en chirurgie plastique pour ressembler à Justin Bieber ; ou encore cet homme qui a finalement regretté d’avoir recouvert son corps de 29 tatouages de Miley Cyrus. Oui, on parle de fans pour qui la vénération du rock’n’roll n’a aucune limite. Pendant huit ans, Bryan Eccleshall, ce fan des Beatles a traversé son pays, l’Angleterre, en long, en large et en travers dans le but de visiter et prendre en photo la moindre rue baptisée Abbey Road - qui est, le titre du onzième album du mythique groupe de Liverpool. Il l’a vraiment fait : des milliers de kilomètres parcourus, et autant de livres sterling dépensées, pour un total de 132 rues baptisées Abbey Road. « Ce n’était pas uniquement un truc de fan, cela dit », explique le quinquagénaire autour d’une pinte à Sheffield, là où il réside. « C’était aussi un projet d’art conceptuel… »

Première partie de l'interview de Bryan Eccleshall par Colin Drury (Magazine Noisey/Vice).

Bryan, sans me tromper, je peux dire que tu es fan des Beatles.

Évidemment, je les adore. Qui n’aime pas les Beatles ? Détail ironique, mon album préféré est Revolver et non Abbey Road.

Commençons par la question la plus importante : pourquoi ce projet ?

Comme je l’ai déjà dit, c’était un projet d’art plus qu’autre chose. Quand j’ai commencé, j’habitais alors dans l’Est de Londres, et il y avait une Abbey Road au bout de ma rue, à deux minutes de chez moi. Je savais très bien que ce n’était pas la rue qui avait donné son nom à l’album - elle est de l’autre côté de ville - mais je me suis alors demandé combien d'Abbey Road on pouvait trouver en Angleterre. C’était en 2003, avant l’arrivée de Google Earth, mais j’ai quand même réussi à en trouver une liste quasiment exhaustive sur internet. Je suis un artiste - je suis diplômé des Beaux-Arts - et à l’époque je cherchais à mettre en place un projet conceptuel basé sur la manie de collectionner, de faire des listes, ce genre de choses. Donc je trouvais vraiment cool l’idée de visiter chacune des Abbey Road du pays, prendre en photo le panneau, et compiler le tout dans un bouquin ou sur un poster.

Ça a dû être un sacré travail, non ? Combien de kilomètres as-tu parcouru ?

Des centaines, peut-être même des milliers. Je ne sais pas exactement, car je n’ai pas tout fait en un seul voyage. J’avais un travail au même moment, ainsi que d’autres responsabilités, et ça s’est donc étalé sur plusieurs périodes. Quand j’avais des congés, je partais en road trip et j’allais chercher une demi-douzaine d'Abbey Road dans une région. Ou bien, quand j’allais rendre visite à des amis quelque part, j’essayais d’en trouver un ou deux sur la route. Entretemps, ma femme et moi avons déménagé dans une autre région, et ça voulait dire beaucoup de voyages du nord au sud du pays, avec pas mal de détours pour aller dégoter d’autres panneaux. Puis, sur la fin, quand je voulais vraiment en finir avec le projet, il restait encore beaucoup de villes que je n’avais pas visitées sur la côte sud, et j’ai un peu insisté auprès de ma femme pour qu’on aille y faire du camping pendant les vacances. J’imagine que ça aurait pu être un motif de divorce pour beaucoup de couples, mais Megan avait accepté que je finisse ce projet.

Est-ce que tu écoutais les Beatles au volant ?

Parfois oui, parfois non. Puisque je passais beaucoup de temps dans la voiture, j’essayais de varier la musique. Je n’écoutais pas Abbey Road en boucle, si c’est ce que tu veux savoir. ||

15 janvier 2018

Angel Nene anime la carrière des Beatles en morphing 3D

Angel Nene anime la carrière des Beatles en morphing 3D

Sur YouTube, Angel Nene est un spécialiste du morphing 3D, une technologie qui permet de voir l’évolution des visages et des corps au fil du temps à l’aide de photographies superposées. Le youtubeur a sorti en 2016 quatre vidéos résumant la carrière individuelle des Beatles. En juin dernier une autre vidéo réunissait les membres du quatuor de Liverpool. On y voit le groupe évoluer au fil des chansons, des albums et des années, de 1960 à aujourd’hui. Un tour d’horizon de plusieurs décennies qui permet de jeter un coup d’œil en arrière. La vidéo démarre au début des années soixante, avec le trio formé de Lennon, McCartney et Harrison. L’arrivée de Ringo Starr se fera plus tard, en 1962. Après les disques rock'n'roll, les opus novateurs comme Rubber Soul (1965) et Revolver (1966) mettent un terme aux tournées infernales. Une nouvelle page se tourne, les années « studio » débutent avec Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967). Les dissensions apparaissent sur le White Album (1968), trois albums s’enchaînent malgré tout.

Paul McCartney dit adieu à sa bande en 1970 et les « quatre garçons dans le vent » commencent à sortir leurs albums solos. Les extraits s’accélèrent tandis que les anciens Fab Four se font de plus en plus prolixes. Surviendront par la suite l’assassinat de John Lennon (1980) et la mort de George Harrison (2001). Tous deux sont remplacés par des bougies tandis que le morphing de Ringo Starr et de son acolyte continue. Angel Nene a fait le choix de n’utiliser que des morceaux issus des albums studio du groupe. Aucun album live, ni compilation n’a ainsi été inclue dans la vidéo, afin de ne pas troubler la chronologie. Les photos, quant à elles, sont extraites de diverses interviews ou de films. Chaque sortie d’album est accompagnée de sa date, pour resituer la période correspondante. À ce jour, la vidéo a déjà été vue plus de 1,6 millions de fois. ||

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