Swiss Beatles Fan Club

27 mars 2017


Pete Shotton, le meilleur ami de John Lennon, est décédé


Peter Shotton né à Liverpool et meilleur ami de John Lennon, est décédé vendredi 24 mars à l'âge de 75 ans. Selon les informations du journal Liverpool Echo, il serait mort d'une crise cardiaque chez lui à Knutsford, dans le Cheshire en Angleterre. « Pete » était à l'école primaire de Dovedale et en secondaire à la Quarry Bank aux côtés du futur Beatle. Des amis inséparables connus sous le nom de « Shennon et Lotton » ou « Lotton et Shennon ». Quand Lennon réalisa qu'il voulait faire sa propre musique, il décida en 1956 de lancer un groupe de skiffle, genre de musique folklorique, d'influence jazz, country et blues. Il commença par recruter son meilleur ami. Cette première formation sous l'appellation les Blackjacks, puis rapidement les Quarrymen, comprenait Lennon (chant et guitare), Shotton jouait du washboard, un instrument de percussion utilisé pour la rythmique. Également présents, Eric Griffiths (guitare) et Bill Smith à la tea-chest bass, une basse à une corde faisant résonner une caisse à thé. Après quelques mois de participation, Shotton cessa son activité au sein du groupe parce qu'il n'aimait pas particulièrement jouer. Après avoir quitté l'école, il s'engagea comme cadet dans la police, mais cela n'a pas fonctionné, il travaillera plus tard chez Apple Corps, la société fondée par les Beatles.

Pete Shotton, avec le soutien financier de son ami Lennon, acheta un supermarché à Hayling Island, près de Portsmouth, puis fonda et construisit la chaîne de restaurants à succès Fatty Arbuckle qui fut vendue au début des années 2000. Dans la publication, il est coauteur de John Lennon : In My Life paru en 1983, et plus tard réédité sous le nom : The Beatles, Lennon and Me. Il est resté proche de Lennon pendant l'apogée des Beatles, et son beau-fils, Phillip Gouldbourn, a précisé au Liverpool Echo : « Une chose dont il était vraiment fier est qu'il était parfois la seule personne, à l'extérieur des Beatles et leur producteur, ingénieurs et techniciens, à être autorisé dans le studio avec le groupe lors d'enregistrement. » Shotton joua un rôle de compositeur pour les Fab Four, puisqu'il contribua à l'inspiration d'un passage pour les paroles de I am the Walrus (1967), chanson écrite par son ancien camarade de classe. Bill Harry, fondateur du journal Mersey Beat et ami proche de Lennon au Liverpool College of Art, a déclaré : « Pete était l'ami le plus proche que John ait jamais eu, hormis les Beatles. John a respecté Pete parce qu'il pouvait se dresser devant lui et pouvait être un peu comme John - un peu sarcastique et de mauvaise humeur. John s'est adressé à Pete pour des conseils sur beaucoup de choses, et leur amitié des jours d'école a continué tout au long des années 1960. Et je sais qu'ils se sont rencontrés à New York dans les années 1970. »
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Photo de titre : 6 juillet 1957, jour historique de la rencontre entre John Lennon et Paul McCartney à Woolton, banlieue de Liverpool. De gauche à droite, la formation des Quarrymen avec Eric Griffiths, Colin Hanton, Rod Davis, John Lennon, Pete Shotton et Len Garry.

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Pete Shotton, Bill Turner, John Lennon et Len Garry, 1955.

24 mars 2017


Liverpool va célébrer le 50e anniversaire
de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles


Liverpool s'apprête à célébrer en grande pompe cet été le cinquantième anniversaire de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, paru le 1er juin 1967, l'un des plus mythiques des Beatles, quatre enfants de cette ville anglaise. La municipalité du nord-ouest de l'Angleterre a annoncé ce 22 mars qu'elle avait demandé à 13 artistes, de disciplines variées et d'origines diverses, de créer une œuvre en s'inspirant de l'une des 13 chansons de l'opus emblématique des natifs de la ville. Ainsi, le chorégraphe Mark Morris a hérité de la chanson titre de l'album, l'artiste de cabaret Meow Meow (Melissa Madden Gray) s'occupera à sa façon de Lovely Rita, et la muraliste américaine Judy Chicago s'inspirera de Fixing a Hole. On prévoit aussi un gigantesque chœur de 64 chorales pour interpréter When I'm Sixty-Four. Toutes les interprétations seront présentées en grande première mondiale dans différents lieux de Liverpool, entre le 25 mai et le 16 juin prochains. Le 1er juin, jour anniversaire du lancement de l'album, la ville de Liverpool offrira un spectacle pyrotechnique créé par le maître français Christophe Berthonneau.

Vers le milieu des années 1960, les Beatles, demandés sur la planète entière, étaient fatigués des longues tournées. Ils ont donné leur tout dernier concert le 29 août 1966, au Candlestick Park de San Francisco, pour se consacrer ensuite aux enregistrements en studio jusqu'à l'été 1969, avec le dernier album Abbey Road publié la même année. Le chant du cygne Let It Be en termes de publication et non d'enregistrement est le dernier officiellement sorti en mai 1970. L'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band a été enregistré du 24 novembre 1966 au 21 avril 1967 aux studios Abbey Road, à Londres. Lors du lancement, les chansons Lucy in the Sky with Diamonds et A Day in the life avaient été bannies par plusieurs stations de radio en raison des références à l'utilisation de drogues hallucinogènes dans les textes. Mêlant les innovations technologiques et de multiples influences musicales - notamment le classique indien, le vaudeville britannique et le « psychédélique » -, les chansons du microsillon se sont rapidement hissées aux premiers rangs des palmarès au Royaume-Uni, aux États-Unis et ailleurs dans le monde. L'album des Beatles a immédiatement été considéré comme un jalon dans l'histoire de la musique. ||

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23 mars 2017


Paul McCartney et John Lennon ont dit non à l'Angleterre
après la tuerie irlandaise du « Bloody Sunday »


L'ancien vice-premier ministre d'Irlande du Nord (de 2007 à 2017) Martin McGuinness est mort, ce mardi 21 mars, à 66 ans. Quarante-cinq ans plus tôt, l'ex-dirigeant de l'IRA (Armée républicaine irlandaise) participait, à 21 ans, en tant que numéro deux de l'organisation armée, au conflit nord-irlandais à Derry, dont la journée du « Bloody Sunday » du 30 janvier 1972 restera gravée dans les mémoires. Quatorze personnes sont mortes dont sept adolescents tués par le 1er bataillon du régiment de parachutistes de l'armée britannique : treize personnes sont tombées directement sous les balles et la mort d'un autre homme quatre mois plus tard a été attribuée à ses blessures. Quatorze personnes furent également blessées, douze par balles et deux écrasées par des véhicules militaires. Cinq de ces blessés ont été touchés dans le dos. Ce « Dimanche sanglant » aura fortement inspiré des interprètes britanniques comme Paul McCartney, John Lennon ainsi que l'emblématique groupe de rock U2. Le réalisateur anglais Paul Greengrass reviendra, lui aussi, sur ce massacre historique, dans le film politiquement engagé Bloody Sunday, sorti en 2002.

Give Ireland Back to the Irish, Wings (1972)

Le premier à témoigner en chanson suite à ce dimanche tragique est Paul McCartney, alors membre des Wings, et écrit le titre Give Ireland Back to the Irish quatre semaines après la tuerie. Jugé trop controversé, il est interdit de diffusion en Angleterre et quelques concerts du groupe sont annulés au Royaume-Uni. Si certains y voient une manière de relancer sa carrière après la séparation des Beatles, d'autres, comme le critique musical Stuart Maconie soutiennent le chanteur de Liverpool, il affirme à la BBC : « Je pense que, comme beaucoup d'autres, McCartney a simplement été horrifié par le “ Bloody Sunday ”. Et en tant qu'enfant de la diaspora irlandaise très présente dans le nord-ouest de l'Angleterre, il a ressenti le drame encore plus intensément. » Peu après la sortie de ce titre, Paul répondait à une interview de Tim White : « J'ai toujours juré de ne pas faire de chansons politiques, mais il y eut ce massacre, alors que ces personnes faisaient une manifestation pacifique. Nos soldats, des parachutistes de l'Armée de mon pays, sont venus et ont tué des gens. Nous nous battions contre les Irlandais, c'était comme être en guerre avec eux. Et j'ai grandi avec cette idée que les Irlandais sont bons, ils sont nos compagnons, nos frères. »

Sunday Bloody Sunday, John Lennon (1972)

John Lennon est aussi descendant d'Irlandais. Dans la foulée des événements, le fondateur des Beatles sort en juin 1972 son double album Some Time in New York City où l'on retrouve, l'une après l'autre, deux chansons coécrites avec sa compagne Yoko Ono. Sur le premier titre Sunday Bloody Sunday, le chanteur pacifiste y dénonce le massacre perpétré par l'armée britannique à Derry. « C'était le dimanche sanglant quand ils ont tiré sur les gens présents. Les cris de treize martyrs emplissaient l'air de Derry », chante l'interprète d'Imagine. Suite à ce jour meurtrier, Lennon déclare : « Si c'est un choix entre l'IRA et l'armée britannique, je suis avec l'IRA. » Si Sunday Bloody Sunday aux chœurs dissonants et au rythme violent appel à répondre au massacre éponyme en « repoussant les Anglais à la mer », la seconde composition The Luck of the Irish, sous des dehors beaucoup plus doux de ballade irlandaise, est en réalité beaucoup plus violente dans son propos, où le couple Lennon n'hésite pas à accuser les Britanniques de génocide.

Sunday Bloody Sunday, U2 (1982)

Dix ans plus tard, en 1982, le quatuor britannique U2 compose Sunday Bloody Sunday, l'un de ses plus grands tubes. Créé par The Edge, le guitariste du groupe, et retravaillé par Bono, le premier titre de l'album War rend hommage aux victimes du drame présentes au cours de la marche de l'association nord-irlandaise pour les droits civiques réclamant la paix entre protestants et catholiques. Pourtant, à sa sortie, la chanson engagée reçoit un accueil mitigé, U2 étant accusé d'être trop proche de l'IRA. En 2017, trente-cinq ans après sa sortie, Sunday Bloody Sunday, interprété plus de 600 fois en concert par ses créateurs, reste encore dans les mémoires comme un titre symbole mondial de paix. Le groupe l'a souvent dédié aux victimes du conflit israélo-palestinien, des attentats de Bali en 2002 et plus récemment des attaques terroristes du 13 novembre à Paris.

Bloody Sunday, film réalisé par Paul Greengrass (2002)

Pour le trentième anniversaire du « Bloody Sunday », Paul Greengrass réalise un film sur le drame survenu le 30 janvier 1972. Pour cette fiction, le cinéaste a souhaité rester le plus fidèle possible à la réalité des faits. Pour cela, il s'est entouré non pas d'acteurs professionnels, mais de témoins de l'époque. « Je crois que ce film peut être très utile. Il peut nous aider à tourner plus vite la page du “ Bloody Sunday  », déclare alors sur la BBC, Ivan Cooper, leader de la marche nord-irlandaise à Derry. Le long-métrage sera doublement honoré, l'année de sa sortie en 2002, du Prix du public au Festival de Sundance et de l'Ours d'Or à la Berlinale.
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22 mars 2017


Cinquantième anniversaire de Film No. 4 par Yoko Ono :
projection au Royal Albert Hall de Londres


Le célèbre Film No. 4 de Yoko Ono, connu également sous le nom de Bottoms, a été interdit lors de sa sortie en 1967, au Royal Albert Hall de Londres et censuré au Royaume-Uni, excepté dans la capitale anglaise avec une limite d'âge à 16 ans. Cinquante ans plus tard, avec la permission de la veuve de John Lennon, le Royal Albert Hall projettera le long-métrage de 80 minutes dans son intégralité pour la première fois. Cet événement s'inscrit dans le cadre de la programmation de saison de la célèbre salle de spectacle consacrée à l'« été de l'amour » de 1967 (Summer of Love : Revisited). La projection aura lieu le 3 mai prochain, ouverture des portes à 19 h. La séance sera suivie d'une discussion avec un groupe d'experts relatif au travail de l'artiste japonaise, réalisatrice d'une soixantaine de films entre 1964 et 1972. Aucune indication n'est précisée à l'heure actuelle sur la présence de Yoko Ono.

La genèse du film, ébauché à New York en 1966, était une idée de Yoko Ono qui lui est venue en regardant les mouvements du derrière d'une femme de ménage agenouillée et occupée à frotter le sol. Elle trouvait que l'intérêt profond du derrière, comparé au visage, est qu'il ne peut mentir. Le tournage final à Londres en 1967, avait pour ambition d'être un calendrier de 365 paires de fesses portées par les plus grandes figures de l'avant-garde filmées en gros plan. « Dans une cinquantaine d'années, c'est-à-dire, vu d'ici, dans dix siècles, les gens verront des films des années 1960. Ils vont sans doute commenter Ingmar Bergman, Jean-Luc Godard ou Antonioni, etc. Ils en viendront au Film No. 4, verront cette soudaine invasion de postérieurs et se rendront compte que ces postérieurs appartenaient au petit monde de la scène londonienne. Et j'espère qu'ils observeront que les sixties n'étaient pas uniquement l'âge de la réalisation, mais également une époque de rire. Ce film, en fait, est comparable à une pétition sans objet que n'importe qui aurait signé de l'anus. La prochaine fois que nous voudrons lancer un appel, nous enverrons ce film en guise de liste des signataires. » plaisantait avec provocation Yoko Ono en 1967.
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