Swiss Beatles Fan Club

5 novembre 2012


Yoko Ono et Sean Lennon en tête des artistes
opposés à la fracturation hydraulique


L'artiste japonaise Yoko Ono, veuve du chanteur et musicien des Beatles John Lennon, et leur fils Sean ont lancé, à New York, au mois d'août 2012, une campagne contre l'extraction de gaz naturel par fracturation hydraulique, dénonçant les risques d'une contamination de l'eau. « La ville pourrait être envahie d'eau contaminée. Il n'est pas juste que nos enfants ignorent cela », a déclaré Yoko Ono, 79 ans, lors d'une conférence de presse organisée pour présenter la campagne « Artistes contre la fracturation hydraulique ». Selon son fils Sean Lennon, présent à ses côtés, « il y a une campagne de désinformation assurant que le " fracking " est une alternative propre au charbon. Or le gaz extrait par fracturation hydraulique n'est pas écologique », affirme le musicien de 36 ans, pour qui protéger l'eau potable est fondamental.

Le lancement de cette initiative, soutenue entre autres par Lady Gaga, les anciens Beatles Paul McCartney et Ringo Starr, et l'écrivain Salman Rushdie, fait suite à l'annonce faite par le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, d'autoriser la fracturation hydraulique dans son État. « Ce qui nous distingue, c’est que nous sommes écoutés par notre public », déclare Sean Lennon. Les artistes sont incités à parler des gaz de schiste à leurs fans, aussi bien sur scène que sur les réseaux sociaux. Yoko Ono, espère faire de l'État de New York un « beau modèle écologique ». Les artistes qui soutiennent la démarche sont libres de trouver leur moyen de lutter contre la fracturation hydraulique. « Quand les gens demandent " Qu’est-ce que je peux faire ? ", je leur dis " Soyez créatif ", explique Yoko Ono. Je pense à l’esprit, à l’intelligence, nous en avons. »

La fracturation hydraulique, déjà pratiquée dans de nombreux États américains, consiste à injecter à haute pression un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques dans des roches à très grande profondeur afin d'en extraire le gaz. Les écologistes affirment que les produits chimiques injectés dans le sol peuvent contaminer les nappes phréatiques. Face à la préoccupation croissante sur le sujet, les États-Unis ont annoncé à la fin de l'année dernière que des normes nationales sur le rejet des eaux utilisées lors des fracturations seraient établies en 2014.
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