Swiss Beatles Fan Club

13 mai 2013


Hendrix-McCartney-Davis-Williams, le supergroupe qui ne se fit jamais !

En 1969, Jimi Hendrix est à un tournant de sa carrière. Au mois d’août, le ‹ Voodoo Child joue à Woodstock et sa renommée devient internationale. Il est cependant dans une situation délicate : son bassiste, Noel Redding, a quitté ‹ The Jimi Hendrix Experience le 29 juin et Jimi se retrouve sans groupe à l’automne 1969. De plus, il s’est lancé dans l’achat d’un studio d’enregistrement qui lui cause de gros soucis financiers et il a également été arrêté en mai par la douane, accusé de détenir de l’héroïne, ce dont il n’est acquitté qu’en décembre. Enfin, il est poursuivi par le producteur des studios PPX, Ed Chalpin, avec lequel il était engagé pour trois ans.

C’est ce moment que choisit le producteur de jazz Alan Douglas pour se rapprocher du guitariste et tenter de le faire jouer avec Miles Davis. Le projet d’enregistrer avec le trompettiste commence à naître dans la tête de Jimi. Mais Alan Douglas raconte dans ses mémoires que le projet aurait avorté car Miles Davis, méfiant à l’égard de Jimi, aurait demandé une somme de 50'000 dollars pour venir jouer... Le batteur de jazz Tony Williams, ayant eu vent de l’affaire, aurait alors demandé la même somme. Bien trop cher pour l’époque ! Et pour corser le tout, il manque un bassiste... Mais dans ce projet laborieux d’enregistrement de disque, un nouvel élément aurait pu tout changer ! A New-York, le 21 octobre 1969 une rencontre musicale historique aurait pu avoir lieu...

En 2005, Yazid Manou, spécialiste de Jimi Hendrix, découvre qu’il existe un télégramme daté du 21 octobre 1969 signé des trois musiciens et adressé à Paul McCartney pour l’inviter à les rejoindre en studio : «Nous enregistrons un album ensemble à New-York cette semaine. Veux-tu venir nous rejoindre pour jouer de la basse ? Jimi Hendrix, Miles Davis, Tony Williams.»

Très récemment, Yazid Manou a fait une découverte encore plus étonnante au Hard Rock Café de Prague. Il est parvenu à retrouver la copie du document original avec, en prime, la réponse de l’agent du bassiste des Beatles : «Paul McCartney n’est pas à Londres. Il est en vacances et ne revient pas avant deux semaines. Peter Brown.»

Cette réponse n’est pas si étrange si l’on se souvient du contexte de l’époque : en effet, à ce moment-là, Paul McCartney est victime d’une rumeur qui le dit mort. C’est la raison pour laquelle il s’est exilé en Ecosse afin d’éviter les hordes de paparazzis. Mais a-t-il déjà eu vent de ce télégramme ? On sait la passion et l’admiration du Beatles pour Jimi et on imagine quel effet une telle invitation aurait pu produire sur lui. Le seul à pouvoir nous en dire plus sur cette histoire étonnante est Paul McCartney lui-même !
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