Swiss Beatles Fan Club:

6 août 2013



Le vinyle a reconquis le grand public en Suisse

La résistance du vinyle face aux fichiers musicaux dématérialisés s'organise. «Jusqu'à peu, le marché des vinyles était maintenu en vie par des petits labels de hip-hop et de techno et était principalement destinés aux DJs, explique Daniel Röthlin, directeur de Ex Libris. Mais maintenant les studios historiques ont surenchéri avec des éditions vinyles limitées avec, par exemple, les albums d'Adele ou de Black Sabbath».

L'explosion de la vente des 33 tours constatée l'an dernier se confirme. «Dans la première moitié de 2013, nous avons pu générer un chiffre d'affaire en hausse de 70 pour cent, avec une tendance encore croissante», ajoute le responsable à la Schweiz am Sonntag. Le détaillant a doublé son offre sur la boutique en ligne qui recense plus de 30'000 albums en vinyle. Les autres distributeurs confirment cet engouement, à l'exemple de Mediamarkt où les grands classiques comme les Beatles ou AC/DC sont très demandés.

En Suisse, l’IFPI, l’association des labels suisses, avait estimé en mars les ventes de vinyle à 1,65 million de francs, sur un chiffre d’affaires total de 104,8 millions. Les ventes mondiales, elles, avaient passé en 2012 de 107 à 160 millions de francs, soit autant qu’en 1997. En parallèle, l’IFPI s’attend à ce que cette année le chiffre d’affaires de ses membres générés par les ventes ­numériques dépasse celui des CD traditionnels. |@|