Swiss Beatles Fan Club

1 octobre 2013


‹ Vivir es fácil con los ojos cerrados ›,
le voyage de la liberté à la rencontre de John Lennon

Dans son nouveau film, ‹ Vivir es fácil con los ojos cerrados ›, David Trueba choisit la genèse d'une des plus belles chansons des Beatles, ‹ Strawberry Fields Forever ›, composée par John Lennon pendant son séjour à Almería, en Andalousie, et le vrai voyage d'un professeur d'anglais fan du groupe en direction de cette ville comme prétextes pour proposer un portrait de l'Espagne de l'époque sous l'angle des émotions et de la lumière méditerranéennes. Le long-métrage a été présenté à l'édtiton 2013 du Festival international du film de Saint-Sébastien, en Espagne.

L'histoire se passe en Espagne en 1966, au moment où John Lennon, en pleine crise existentielle, arrive à Almería pour tourner sous la direction de Richard Lester un film pacifiste : ‹ How I Won the War ›. De son côté, Antonio (interprété Javier Cámara), professeur d'anglais dans un collège d'Albacete, décide d'entreprendre un voyage vers l'Andalousie pour le rencontrer. En chemin, il rencontre Belén (Natalia de Molina), une jeune fille de vingt ans qui a fui la réclusion que sa famille lui imposait pour s'être retrouvée enceinte. Les deux voyageurs tombent ensuite sur Juanjo (Francesc Colomer), un garçon de 16 ans en pleine crise d'adolescence qui a fait une fugue pour contrarier son père.


Pour tous trois, rencontrer John Lennon est symbole de liberté. Ils font donc route ensemble, et l'aventure et les journées qu'ils partagent deviennent sans tarder l'expression de l'aspiration de l'ensemble d'un pays à un futur meilleur représenté par la superbe ville d'Almería, qui reste ancrée dans le passé. Cette expérience va les marquer pour le reste de leurs vies.

Le film est basé sur l'histoire vraie du professeur d'anglais, Juan Carrión, qui enseigna à l'Université de Murcia à Carthagène, à l'aide de chansons des Beatles. L'histoire se passe dans le contexte politique du dictateur Franco. Grâce à Radio Luxembourg qui émettait dans un large spectre européen, il retranscrivait les paroles dans un cahier. Comme il ne pouvait pas comprendre certains mots, cette difficulté le poussa, également, à entreprendre le voyage. 

Dans un article publié dans ‹ El Pais › en juillet 2006, Juan Carrión évoque sa rencontre avec John Lennon et le complément de texte écrit par la main de ce dernier. Le musicien était enthousiaste à l'idée que les jeunes puissent apprendre l'anglais à travers les chansons des Beatles. Il lui promit que le prochain album serait accompagné avec les paroles. Et de préciser: «John Lennon était très attachant et jovial. Il m'a fait trois promesses: ajouter les paroles, envoyer des partitions et venir à Carthagène. Il a accompli les deux premières et je suis sûr qu'il serait venu un jour, s'il n'était pas mort...»

Le 1er juin 1967, l'album ‹ Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band › parut avec les paroles imprimées au dos de la pochette. C'était la première fois dans l'industrie du disque. Un concept devenant, par la suite, une règle dans l'édition musicale. |  |

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