Swiss Beatles Fan Club

7 décembre 2013


Guitarist & Bass Magazine:
The Beatles, l'histoire insolite des 275 sessions live à la BBC

De tous les groupes de l'époque, tant en quantité qu'en variété ou en qualité, les Beatles étaient de loin les champions de la reprise, sans que l'on puisse avancer un chiffre précis, puisqu'il leur est arrivé de se lancer à la dernière minutes dans une chanson à peine entendue dans la journée, que ce soit à Liverpool lorsqu'ils jouaient régulièrement dans leur fief (le Cavern) ou à Hambourg… En 1963, on leur connaissait déjà plus d'une centaine de reprises, des classiques du rock'n'roll (plusieurs Chuck Berry, Little Richard - grande spécialité de Paul McCartney - , Elvis, Carl Perkins, Gene Vicnent, Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, The Everly Brothers, Larry Williams…), du rythm'n'blues, surtout la Tamla Motown dont John, Paul et George étaient des inconditionnels (Ray Charles, Arthur Alexander, Richie Barrett, Little Willie, The Miracles, The Marvelettes, The Shirelles…), et ensuite tout ce qui leur passait entre les oreilles selon leur humeur, de la soul à la country en passant par d'anciens standard du jazz ou de la comédie musicale…

Cette boulimie de reprises ne s'explique toutefois pas uniquement par l'amour de la musique. Dotés d'un orgueil et d'une ambition hors normes, dès leurs tout premiers concerts les Beatles se sont mesurés à des musiciens plus rodés qui excellaient dans le même répertoire. Sachant qu'à l'époque on n'entendait pas des centaines de chansons à la radio et qu'il ne sortait qu'une poignée de disques chaque semaine, ils ont commencé par se spécialiser dans les faces B des 45 tours, avant d'étendre leur répertoire à tous ces musiciens noirs qui rebutaient la majorité de leurs concurrents. Seuls les Beatles avaient alors le culot de chanter des chansons de ‹ filles ›, noires qui plus est. L'Angleterre n'étant pas forcément le royaume de la tolérance, ce qui passait bien dans les clubs de Hambourg n'était pas toujours apprécié dans les campagnes ou les banlieues britanniques. Cette originalité a certainement largement contribué à forger l'identité du groupe.
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Guitarist & Bass Magazine | No 272 | Décembre 2013

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