Swiss Beatles Fan Club

22 mai 2014


Inspirés par les Beatles, les Nits fêtent leur 40e anniversaire
avec des concerts programmés en Suisse

Débutée en 1974 dans le grenier d'un squat d'Amsterdam, l'aventure des Nits se renouvelle avec une éternelle fraîcheur. Si, à leurs débuts, le chanteur-guitariste Henk Hofstede et son copain batteur Rob Kloet cherchaient d'abord à assouvir leur passion pour les Beatles et les Kinks, si leurs premiers albums – ‹ The Nits (1977), ‹ Tent (1979) – portaient l'influence du minimalisme industriel de Kraftwerk, puis de la new wave britannique, le groupe a vite cultivé une spécificité plus proche des traditions d'orfèvrerie et de peinture hollandaises que du lot commun de la production musicale.

Le public a toujours suivi le groupe fidèlement, au gré de ses différentes périodes. «Parfois, nous sommes allés trop loin, d'autres fois pas assez, mais on ne maîtrise pas ces choses là, et ce n'est pas à nous d'y penser.» Henk Hofstede préfère décrire ces quatre dernières décennies comme «un défi et une aventure.» Les Nits ont été les premiers artistes pop néerlandais à viser un public international, alors que leurs confrères se contentaient d'écumer les clubs d'Amsterdam. «Les choses auraient été plus faciles si nous étions originaires de Manchester ou de Londres mais, dès nos débuts, nous avons souhaité jouer à Paris, Berlin ou Helsinki.» Alors que la Communauté européenne a du plomb dans l'aile, les Nits ont longtemps incarné l'idéal européen. «Nous n'en étions pas conscients, mais je comprends aujourd'hui pourquoi on nous a défini comme un groupe européen. Nous cherchions nos racines.»

Pour fêter dignement son 40e anniversaire, le désormais trio a supervisé un coffret riche en trésors, ‹ Nits?, rassemblant, en trois CD, 55 de leurs pépites, complétées par un DVD compilant 19 vidéos. Imprégné de savoir-faire pop, habité dans son chant anglophone par le fantôme de John Lennon, Henk Hofstede y sculpte des mélodies polychromes très attachées aux formes et à la poésie des objets (A Touch of Henry Moore, The Bauhaus Chair, Acres of Tintoretto, Soap Bubble Box). En 1995 paraît un single (Columbia SAMP 002907) reprenant trois chansons des Beatles: ‹ Tomorrow Never Knows, ‹ Norwegian Wood et ‹ All You Need Is Love›.

Récemment, un album de reprises de leurs plus grands titres a été enregistré par des Suisses venus autant du hip-hop que du jazz ou du rock, reflétant l'éclectisme jamais démenti des Nits. Très populaire en Suisse, le groupe hollandais y sera en tournée au mois de septembre 2014. Une occasion à ne pas rater!

Henk Hofstede évoque la chanson qui lui donné envie de quitter ses études d’art pour monter un groupe: «Beaucoup de chansons des Beatles. Tout l'album ‹ Revolver, en particulier. Difficile d'en isoler une. ‹ Tomorrow Never Knows, on la joue sur scène depuis longtemps, on la faisait encore l'autre soir à Bruxelles, mais ce n'est pas forcément ma préférée, pas la plus évidente à reprendre non plus ! S'il faut vraiment choisir, ce sera une chanson de John Lennon, ‹ I'm Only Sleeping. A la fin, pour moi, c'est toujours Lennon qui gagne. Peut-être aussi parce qu'il est mort? Paul McCartney est merveilleux mais il est toujours là, lui. » |  |

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Coffret Nits ?
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Live in Paradiso, Amsterdam, 14 février 2014.