Swiss Beatles Fan Club

19 octobre 2014


Come Together: un spectacle Beatles étrange et fascinant!

Il y a quelque chose d’étonnant au royaume du Danemark. Une folie, une bouffonnerie, iconoclaste et néanmoins populaire, comme seuls les gens du Nord en sont capables. Après avoir tourné et retourné les audiences de Scandinavie, du Danemark où il est né en 2009, à la Norvège où il fait actuellement un tabac, Come Together débarque pour la première fois en terres francophones. Du 31 octobre au 1er novembre, la bestiole fait halte au Théâtre du Léman. En attendant de s’attaquer à la France.
 

Cabaret bouffon et cirque voltigeur

Le propos de ce spectacle hors norme
? Rien d’autre que les chansons des Beatles. La manière? Ni comédie musicale, ni «tribute band», mais bel et bien un concert: avec instruments et voix en pur live, sur des arrangements inhabituels, voire incongrus. Le tout dans un cadre insolite, sorte de cabaret bouffon mêlé de cirque voltigeur. Où les chanteurs et musiciens, pour une fois, subliment le génie de la pop en l’affublant ici d’une tête de bureaucrate coiffé d’un goéland, lui collant plus loin un solo de guitare hurlante joué cul par-dessus tête.


Un Napoléon d’opérette, un vrai, une sale trogne campée par un baryton, maugrée « You say You want a Revolution ? Well, You Know… » Et un Voltaire un brin désabusé de lui répondre : « We All Want to Change the World ! » Napoléon et Voltaire chez les Fab Four ? Totalement déplacé, « isn’t it ! ». Sans compter le guitariste en tenue de bacchante, la Betty Boop affriolante ou cette vieille édentée sortie tout droit d’un tableau de Bruegel.

Une expérimentation sur un héritage culturel

«
Nous voulions replacer les Beatles dans la culture de l’Europe continentale», explique très sérieusement Jens Helleman, responsable des arrangements musicaux avec son frère Peter: «Les reprises habituelles reprennent à l’identique les accords de l’original
; nous voulions bousculer cet aspect, tout en gardant la mélodie, de sorte que l’on entende quelque chose de neuf.» Qu’en pensent les ayants droit des chansons? «Il a fallu les convaincre que nous expérimentons sur un héritage culturel partagé par tous les Européens. Sur disque, on reste relativement sobre. Sur scène, on se permet plus de liberté. Avec sous la main un véritable rock band, il s’agissait de penser autrement la présentation du concert.»

Le résultat est étrange, fascinant, au final réussi. C’est la chanson culte Happiness is a Warm Gun chantée à la manière des Pink Floyd sur le dramatique The Wall, avant de se terminer à la Dolly Parton, où la jolie ballade Yesterday murmurée comme l’aurait fait Cat Power dans ses jours les plus sombres. C’est encore le mystique Across The Universe articulé la tête en bas, les pieds pendus au plafond. «
Une telle contrainte physique, nous assure Jens Helleman, permet d’explorer les limites du chant: on obtient dans pareille situation des résultats proprement fascinants…
» |  |

Come Togheter
Théâtre du Léman, Quai du Mont-Blanc 19, Genève, Suisse 
31 octobre au 1er novembre 2014

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