Swiss Beatles Fan Club

6 juin 2015


Anthony Kulkamp Dias joue à la guitare Yesterday
pendant son opération au cerveau

Sur la table d'opération, alors que le commun des mortels sombre dans un sommeil profond, Anthony Kulkamp Dias, lui, joue de la guitare. Ce Brésilien de 33 ans a récemment subi une intervention chirurgicale pour se faire retirer une tumeur au cerveau... le tout en musique. Pendant l'opération qui a duré 9 heures, il a interprété plusieurs chansons en jouant de la guitare. Devant le regard ébahi de l'équipe médicale, le patient s'est donc livré à une reprise de Yesterday des Beatles, puis de plusieurs autres chansons de country brésiliennes. « J'ai joué six chansons à des moments précis. Ma main droite était un peu faible parce que c'était ce côté qui était opéré. Donc j'ai arrêté et je me suis reposé », a déclaré l'homme, qui a été guitariste professionnel durant 20 ans. Anthony Kulkamp Dias a d'abord chanté un morceau baptisé Emanuel, qu'il a composé lui-même pour son fils. Ce dernier est né quinze jours après le diagnostic de sa maladie il y a quelques mois, rapporte le journal britannique Daily Mail.

L'objectif de ces sérénades ? Permettre aux médecins d'identifier les parties de son cerveau qui contrôlent les fonctions cognitives telles que les sens, les mouvements et la parole. Ainsi, il leur a été possible de ne causer aucun dommage neurologique et de ne pas affecter le comportement du cerveau. Jean Abreu Machado, directeur de la clinique de Tubarão où s'est déroulée l'intervention, a expliqué que cette procédure compliquée avait été un véritable défi.

L'anesthésiste a dû s'assurer que l'homme de 33 ans restait conscient mais aussi qu'il ne ressentait aucune douleur durant l'opération. « Garder le patient éveillé durant l'opération permet de surveiller ces aires en temps réel », explique le directeur de la clinique, le docteur Jean Abreu Machado. « C'est vraiment un grand défi pour toute l'équipe chirurgicale, y compris l'anesthésiste. »

Ce genre d'initiative, qui a prouvé son efficacité, se répand dans la sphère chirurgicale. Début avril, un Américain avait joué dans la mandoline sur la table d’opération lors d'une intervention similaire. L'an dernier, le musicien Roger Frisch, qui souffrait d'une rare maladie neurologique, avait lui dû jouer du violon tandis que de minuscules électrodes étaient implantées dans son cerveau. |  |