Swiss Beatles Fan Club

30 juin 2015


Stella McCartney : « L'écologie est le futur de la mode,
mais surtout le futur de notre planète »

La question sur l’équation mode et écologie est loin d’être résolue et beaucoup d’initiatives sont apparues ces dernières années. Stella McCartney s’affirme dans ce mouvement en étant totalement dévouée à la cause, avec une grande transparence. Dans le magazine Elle, la créatrice est revenue sur cet engagement quotidien.

Détenue à 50 % par le groupe Kering, la griffe anglaise s’efforce de proposer un mode de consommation alternatif et essaye de faire partager ses convictions au plus grand nombre pour que le phénomène devienne global. Stella McCartney déclare être « un peu triste de ne pas avoir davantage de compagnons de route dans l’industrie de la mode ».

Avec cette « autre façon de faire du luxe », Stella McCartney a convaincu Kering qu’il était tout de même possible de faire des bénéfices et qu’il était urgent que tout le monde comprenne l’importance du développement durable. Depuis, Kering a estimé son impact environnemental à 773 millions d’euros et souhaite le diminuer. Aussi la fondation a récemment soutenu « Front de mode », un nouveau concept store éthique. Le groupe prend part dans ce combat en faisant figure d’exemple.

Même si aujourd’hui c’est encore compliqué de pouvoir contrôler toute l’origine des produits, de produire sans gaspiller… l’engagement pour cette créatrice est total. Toutes les collections sont entièrement réalisées sans toucher aux animaux (pas de tests, ni de cuir, ni de fourrure), beaucoup de recherches sont effectuées pour arriver à des matériaux innovants, le métal est recyclé et le PVC n’est plus utilisé. Elle admet qu'« il y a toujours un moment où je dois m’excuser auprès de mes stylistes des contraintes que je leur impose », mais assure qu’elle « ne sacrifie rien au style pour la cause ».

Plus qu’une conviction personnelle, Stella McCartney essaye de sensibiliser la nouvelle génération en donnant des conférences à l'université et en soutenant un programme de la Central Saint Martins en proposant des stages de 18 mois à ses côtés. Mais selon elle, la réglementation n’est pas suffisante et beaucoup reste à faire.
|  |

Fondation Kering > Central Saint Martins