Swiss Beatles Fan Club

18 septembre 2015


John Pizzarelli : Midnight McCartney


John Paul Pizzarelli Jr. est un chanteur, guitariste et compositeur de jazz américain d'origine italienne. Il est le fils de John Paul « Bucky » Pizzarelli, célèbre guitariste de jazz. Son frère Martin est le bassiste de son quatuor habituel complété par le pianiste Larry Fuller et par le batteur Tony Tedesco. Pizzarelli est connu pour sa personnalité avenante et son sens du contact avec le public. Il lui arrive fort souvent de chanter les solos qu'il est en train de jouer à la guitare. Parmi les chanteurs qu'ils l'ont influencé, on compte Nat King Cole et Joe Mooney. En septembre 2015, il publie Midnight McCartney sur le label Concord Records et coproduit avec son épouse Jessica Molaskey.

Le natif de Paterson dans le New Jersey a enregistré une quarantaine d'albums, que ce soit en solo ou accompagné d'autres musiciens. Il a notamment collaboré avec George Shearing, Rosemary Clooney, Johnny Frigo & Buddy DeFranco et le Boston Pops Orchestra. Nombre de ses albums ont reçu de bonnes critiques et se sont bien vendus. Il a également été invité à participer à l'enregistrement d'albums d'autres artistes, en particulier en 2012 avec Paul McCartney et son album Kisses on the Bottom, distingué aux Grammy Awards 2013 dans la catégorie « Meilleur album de pop vocale traditionnelle », bien que ce recueil de chansons appartient au répertoire jazz.

Grand habitué du Festival international de jazz de Montréal (FIJM), John Pizzarelli s’est confié au quotidien d’information Le Devoir de Montréal, à la veille de l’édition 2015 et de son concert le jeudi 2 juillet. « J’avais travaillé avec Paul pour Kisses on the Bottom, son album de reprises du Great American Songbook, et c’était fantastique, exactement comme on l’imagine. On s’est entendus à merveille, c’est tellement sans chichi avec lui. Il y a eu les sessions, mais aussi un petit spectacle pour iTunes. Et puis, il y a un an tout juste, j’ai reçu une lettre de lui… » Le 28 mai, précise-t-il. Une lettre de Paul, mazette ! Ça s’encadre. « Que dirais-tu d’interpréter quelques-unes de mes chansons moins connues ? Il donnait des exemples : Warm and Beautiful, Junk » Il n’y a pas eu le début du soupçon d’un doute quant à la faisabilité de la chose : Pizzarelli s’y est mis. « Après quelques mois, nous avions un disque, lequel sortira cet automne… »

La matière malléable du génie

« Le défi, comme toujours, était d’amener les chansons ailleurs sans les dénaturer. Je n’avais pas besoin de l’assentiment de Paul pour ça. Le projet et les maquettes ont plu à la compagnie de disques, le nom McCartney a fait son petit effet, on a eu un bon budget, et on a enregistré 15 titres. J’ai quand même tenu à faire entendre les versions à Paul, et il s’est dit content, alors tout le monde est content. » Quelques incontournables du canon post-Beatles de McCartney n’ont pas été contournées, mais considérablement adaptées. Par exemple, ralentir Silly Love Songs, explique Pizzarelli, change vraiment la perception de la chanson. « Ça fonctionne tout autant comme ballade : c’est tout le génie de McCartney… »

Pizzarelli rigole. « Pouvez-vous croire ? Pendant les sessions de Kisses on the Bottom, il y a un moment où il s’est mis à me parler de mon album de chansons des Beatles. Seize ans après, j’étais avec Paul McCartney et il me disait qu’il avait aimé le disque et qu’il l’écoutait encore. Amazing ! » Imaginez un rêve, où tourneraient dans les airs des pizzas et les albums des Beatles. « Il y a eu tellement de versions de chansons de Beatles ! Qu’il se souvienne de mes versions ? Ça fait léviter un peu. » Il rappelle que c’est en 1998 au FIJM qu’il créa le spectacle John Pizzarelli Meets The Beatles. « Le disque est sorti précisément à ce moment, et là, je crée au même festival mon McCartney : pour moi, tout ça est lié. » On ne résiste pas à McCartney, pas plus qu’au FIJM : « C’est ma destinée ! » ||

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