Swiss Beatles Fan Club

16 novembre 2015


Les Parisiens chantent Let It Be des Beatles
sur la Place de la République pour dire non à la peur


Dix mois après les attentats terroristes visant notamment l'hebdomadaire satirique de Charlie Hebdo, envers des policiers et des clients d’une supérette cacher, et au cours desquelles dix-sept personnes ont été tuées et leurs trois assassins abattus par les forces de l'ordre, la Place de la République est de nouveau le centre de rassemblements des Parisiens après les attaques kamikazes perpétrées, le vendredi 13 novembre, en différents lieux de la capitale française.  

Au moins sept assaillants ont abattu des dizaines de personnes dans une salle de concert, à des terrasses de café, ou se sont fait exploser près du Stade de France, un mode opératoire inédit sur le sol français. Une personne soupçonnée d'avoir participé aux commandos est activement recherchée. Sept terroristes sont morts, tous après avoir actionné leurs ceintures explosives. L'État islamique a revendiqué officiellement les attentats. Le bilan provisoire fait état de 132 morts et plus de 415 blessés (en comptant les personnes en état de choc psychologique) dont 42 sont toujours en service de réanimation, a annoncé dimanche l'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris.

Place de la République, dimanche 15 novembre, 15 h 30. Des centaines de personnes se sont rassemblées autour de la statue : des messages sont posés sur le lion, des personnes s’enlacent, certaines ne bougent pas, fixant le soleil qui vient toucher le haut du monument. D’autres dansent, chantent, et éclairent, d’une certaine manière, le silence pesant du recueillement. Parmi la foule, un petit groupe répond aux attentats qui ont touché Paris par la joie et la bonne humeur.

On chante du Joe Dassin (Aux Champs-Élysées), du Bob Marley (No Woman, No Cry), des « Joyeux Anniversaire » à une certaine « Lisa » puis la chanson Let It Be des Beatles. Au centre, une personne joue de la guitare, entourée de personnes qui ont ramené des paroles de chansons. Tandis que le soleil tombe sur la place, on écoute, on reprend les paroles, parfois avec difficulté, on rit, on pleure, mais, surtout, on ne semble pas avoir peur. ||

Davide Martello - Imagine