Swiss Beatles Fan Club

6 novembre 2015


Léo Henry : Philip K. Dick Goes to Hollywood
Lemmy Kilmister rejoint les Beatles...


Dans son nouveau recueil de nouvelles, en bon docteur Frankenstein de la pop culture Léo Henry tente des croisements déments, Blade Runner réalisé par David Lynch, et Lemmy Kilmister qui remplace Paul McCartney dans les Beatles à la mort de ce dernier. Ailleurs un groupe de tueurs traque un marin amoureux des jurons... Bienvenue dans les univers uchroniques de Léo Henry. A travers cinq nouvelles, l’auteur de Rouge gueule de bois, du cycle Yirminadingrad et de Sur le fleuve tord l’Histoire que nous connaissons pour nous offrir ses versions personnelles folles, déjantées et jouissives.

« Les trois nouvelles les plus longues (Philip Goes to Hollywood, Fe6 !!, Meet the Beätles !) ont été écrites suite à des commandes ou des propositions, et ont fini par former dans ma tête un ensemble flou, avec des passerelles. Dans ma tête ça s’appelle la Pop Trilogy. Trois textes plus ou moins uchroniques sur la pop culture du 20e siècle. C’est cet ensemble que j’ai proposé à ActuSF, qui y ont ajouté un titre catchy et deux ” nouvelles par email  (Les Règles de la nuit, No se puede vivir sin amar) fonctionnant sur un principe similaire. Avec Karim Berrouka, enfin, on a bricolé une interview par-dessus tête, dans les heures qui ont précédé le bouclage. »

« Meet the Beätles ! est le texte qui m’a demandé le plus de boulot, et qui a impliqué le plus de petites mains. J’ai traîné ce projet plusieurs années, et des dizaines de personnes m’ont fait part de leur enthousiasme et de leurs idées, fans de Beatles, de Motörhead, ou des deux. J’aime beaucoup cette histoire, parce qu’elle parle de la relation passionnée que nous sommes forcés d’entretenir aux groupes de musique, et à la joie sacrilège qu’il y a à en démonter et remonter l’histoire. Mon ami Olivier Labouche est allé jusqu’à en composer la bande originale à l’aide de vieilles bandes et de pas mal d’efforts. » [À écouter ci-dessous les liens audio]

« Je suis très content de l’aspect collectif de ce bouquin, y compris par certaines impolitesses que j’ai pu commettre (Meet the Beätles !, par exemple, devait paraître dans Bifrost et a bénéficié des corrections d’Olivier Girard). Mon rapport à l’uchronie et à la pop-culture passe par tout un système de réseaux, de coïncidence, de discussions, et c’est comme ça que ces textes se sont écrits, par accumulation d’échanges. Le livre est né de la culture elle-même, de la société qui la produit puis qu’elle façonne en retour. J’aime cette idée de l’artiste comme véhicule d’une culture qui le dépasse : et c’est aussi de ça que parle le livre. » ||

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