Swiss Beatles Fan Club

28 décembre 2015


Les Beatles disponibles sur les plateformes de streaming


Cadeau sous le sapin : après de longues années de résistance, les Beatles ont finalement décidé de rejoindre les plateformes d'écoutes en streaming à partir de Noël. Depuis le jeudi 24 décembre à minuit et une minute, le catalogue du groupe le plus vendeur de l'histoire de la musique est disponible chez les géants de l'écoute en ligne sans téléchargement, mettant un terme à une carence béante dans un secteur en pleine expansion.

En moins de dix ans, entre 1962-1970, le groupe de Liverpool a révolutionné la musique. Avec plus de 600 millions d'albums vendus, il est resté immensément populaire malgré sa séparation. Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, Abbey Road ou encore Revolver, avec douze albums originaux dont un double, douze maxis et 22 singles en Grande-Bretagne, leur discographie prolixe a battu les records en tout genre de l'industrie du disque.

Les Beatles sont désormais disponibles sur neuf grandes plateformes de streaming : Spotify, Apple Music, Slacker, Tidal, Groove, Rhapsody, Deezer, Google Play et Amazon Prime. Côté nouvelles technologies et internet, les Fab Four avaient déjà fait de la résistance face à la boutique en ligne d'Apple, iTunes : leurs chansons n'y étaient apparues qu'en 2010, près de sept ans après la création du service. Le catalogue des Beatles appartient au label Universal Music Group depuis son rachat d'EMI en 2012. La propre société des Beatles, Apple Corps, en contrôle également les droits.

Polémique sur les rémunérations

L'arrivée des Beatles représente un énorme coup pour les plateformes de streaming, qui sont critiquées par de nombreux artistes les accusant d'offrir des compensations dérisoires aux chanteurs. La pop-star américaine Taylor Swift a ainsi retiré sa discographie de Spotify en 2014, avant de décider de diffuser son album 1989 sur Apple Music à sa sortie en juin, après une améliorations des indemnités accordées aux artistes sur cette plateforme.

La Britannique Adele refuse elle de mettre son dernier disque 25 à disposition des sites de streaming. Ce qui ne l'a pas empêchée de devenir, avec six millions de copies en quatre semaines, l'album le plus vendu à sa sortie aux États-Unis depuis... son précédent opus 21, sorti en 2011. « Le streaming, c'est un peu comme de la musique jetable », a-t-elle déclaré récemment au magazine Time. Comme les Beatles, d'autres groupes mythiques dont Led Zeppeling et AC/DC ont boycotté le streaming avant finalement d'y venir. D'autres artistes comme Neil Young ou le chanteur de Radiohead Thom Yorke font eux toujours de la résistance.

Un marché en pleine mutation

Malgré les réticences de certains, de nombreuses maisons de disques perçoivent les plateformes de streaming comme un débouché incontournable dans un marché en mutation rapide. Le suédois Spotify est le plus gros acteur mondial avec 75 millions d'utilisateurs, dont 20 millions qui payent pour son service sans publicité. Il est confronté à une concurrence croissante de nouveaux acteurs comme Apple Music ou Tidal (soutenu par le rappeur Jay Z), qui tentent tous les deux de se distinguer en proposant des contenus exclusifs ou de la vidéo.

Les recettes tirées de la musique en format numérique (streaming et téléchargements notamment) sont parvenues pour la première fois en 2014 à égaler celles des ventes physiques, selon la Fédération internationale de l'industrie phonographique (Ifpi). Les recettes du streaming ont elles dépassé celles des téléchargements en ligne dans 37 pays. ||

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