Swiss Beatles Fan Club

25 janvier 2016


Bernard Capo : fan des Beatles et collectionneur de toute une vie


Pour eux, il a acheté sa première voiture, trois jours après avoir obtenu le permis, pour rallier Londres. Il espérait alors les voir en concert. Mais les Beatles étaient en studio, pour l'album Revolver. « On ne savait pas où aller. On ne parlait pas la langue, on avait une tente, très peu d'argent... » Une rencontre avec de jeunes Anglais et Anglaises plus tard, Bernard Capo et ses copains vont passer un mois en Angleterre. Et un beau matin, le jeune fan se retrouvera à faire la queue devant un magasin de frigo, pour y acheter le fameux vinyle made in England. « Pour moi, c'était un butin ! Le premier disque qu'ils ont travaillé en studio. Une révolution musicale incroyable ! » Ce disque, le Français Bernard Capo de Lunel le possède toujours, au milieu d'un bon millier d'autres, accumulés depuis sa jeunesse jusqu'à aujourd'hui. Et dans cette collection, les quatre garçons dans le vent occupent bien sûr une place de choix 

Le fan devenu collectionneur sort les pochettes, puis avec un regard enflammé, présente une guitare, une basse... « C'est la guitare de Georges Harrison. Je l'ai faîte fabriquer par un luthier d'Aubais (...) C'est la basse de McCartney, achetée dans le même magasin que lui à Hambourg, de la même époque... » Il y a aussi des livres, des objets, et encore et encore des 45 et 33 tours ! Pas étonnant : l'homme court les bourses et ventes de collectionneurs. « Il peut rester deux heures à parler des Beatles avec un autre passionné », souligne Virginia, sa compagne. « On n'imagine pas la richesse de l'œuvre des Beatles, c'est inimaginable ! », renchérit Bernard Capo. Alors, les voyages, c'est par exemple à Liverpool, le berceau du groupe. Les concerts, si Bernard n'a jamais pu voir les Beatles sur scène - leur séparation a d'ailleurs été un « drame absolu ! » -, l'été dernier, c'est une nouvelle fois Paul McCartney qu'il est allé applaudir à Marseille. 

Il apprend la musique à 50 ans 

Et un jour, il a aussi décidé de ne plus se contenter d'écouter leur musique, mais de la jouer. Avec l'un des groupes qu'il a fondé, les Apple Scruffs. Au départ dans un but solidaire, puis pour ne plus s'arrêter, emplissant même le Zénith de Montpellier ! « Jamais de ma vie je ne me serai douté de ça. J'ai mené ma vie professionnelle - avec son entreprise de maçonnerie, NDLR. J'ai débuté la musique à 50 ans. J'avais toujours rêvé de faire ça. Je me suis dit, tu ne vas pas passer ta vie à aimer la musique comme ça, sans rien faire ! » Premiers accords ? Les Beatles, forcément. Toujours eux, découverts en 1963 à Montpellier grâce au frère d'un copain. « Un électrochoc, plus qu'une passion ! » Plus fort encore que sa découverte d'Elvis Presley sur le juke-box du café-restaurant familial, en Algérie. Sans oublier que Bernard Capo a aussi vécu une autre révélation musicale : celles des Shadows (il leur a aussi dédié un groupe). À 68 ans, la Beatlemania continue en tout cas de brûler en lui. « Ce n'est pas une collection, c'est ma vie ! », lâche-t-il devant ses vinyles. Elle lui a fait faire de jolies rencontres humaines. Et il en reste encore à venir... Il vient en effet de créer encore un nouveau groupe, The Old Boys. « On boucle la boucle, avec ça ! », s'amuse le musicien, qui glisse qu'il compose aussi ses propres morceaux. À quand son premier disque ? ||

Information