Swiss Beatles Fan Club

29 janvier 2016


Réédition du premier EP français de Tony Sheridan avec les Beatles


Monsieur Claude Picard fondateur de Cameleon Records propose la réédition du premier EP français de Tony Sheridan avec les Beatles en accompagnement. Camelon records, division de Vinyl Vidi Vici records, refait le pressage de vinyles déjà édités mais introuvables ou trop onéreux. Punk, hard, garage, new-wave, folk, soul, seule l'écoute prédomine dans le choix. Vous avez joué dans un groupe dont le disque est introuvable aujourd'hui, vous avez des morceaux jamais sortis à l'époque , vous avez des titres sur cassettes, vidéos, bandes... Envoyez ci-dessous un email via le lien « Contact ». Toutes les rééditions sont officielles avec l'accord de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) et le produit est pressé par l'entreprise Moulages plastiques de l'Oues (MPO).

Cette célèbre pochette, dite des « autos tamponneuses », doit son surnom au cliché qui en orne le recto. C'est une photo de Tony Sheridan prise par Astrid Kirchherr en automne 1961 à Hambourg, au Heiligengeistfeld (Champ du Saint-Esprit), lors des festivités du Herbst Dom. À noter un petit clin d'œil à la France, matérialisé par les drapeaux tricolores fixés en haut des mâts de chacune des autos-tamponneuses. Il est intéressant de préciser qu'au début des années 1960, le twist avait un certain succès dans notre pays, comme en témoigne les trois rappels commerciaux présentés au verso de la pochette, ainsi que la mention « Mister Twist » qui accompagne le nom de Tony Sheridan. Cette dernière fait allusion à la mention « Twist », qui figure sur le recto de la seconde pochette illustrée du single allemand My Bonnie.

Biographie

Tony Sheridan (de son vrai nom Andrew Esmond Sheridan McGinnity) est né le 21 mai 1940 à Norwich (Norfolk) et mort le 16 février 2013 à Hambourg. Il est un guitariste et chanteur anglais, surtout connu pour sa collaboration avec les Beatles à leurs débuts. Dès l'âge de sept ans, poussé par ses parents, Tony Sheridan s'intéresse à la musique classique et apprend le violon. Il commence également à jouer de la guitare, et en 1956 forme son premier groupe. En 1958, à l'âge de 18 ans, on le voit jouer de la guitare à la BBC. On lui propose alors un contrat pour jouer au Top Ten Club à Hambourg, en Allemagne.

Entre 1960 et 1963, Tony se fait accompagner par différents groupes — l'un d'entre eux étant les Beatles de passage à Hambourg. Le groupe était alors composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Pete Best. Quand Bert Kaempfert, le célèbre producteur indépendant de Polydor, les voit sur scène, il leur suggère d'enregistrer ensemble. Lorsque leur premier 45 tours My Bonnie/When the Saints Go Marching In, publié le 23 octobre 1961 (le 5 janvier 1962 pour le Royaume-Uni), atteint la 5e place dans les hit-parades, le label Polydor réalise l'album My Bonnie, par Tony Sheridan, où le nom des Beatles apparaît en petit sur la face arrière de la pochette. En 1967, déçu du peu de notoriété que lui avait apporté son expérience avec les Beatles, Sheridan qui se sentait concerné par la guerre du Viêt Nam, décide de jouer pour les troupes alliées, mais l'un des membres de son groupe est tué ; l'agence Reuters avait même annoncé que Sheridan lui-même était mort : pour sa participation en faveur des troupes alliées, Sheridan fut nommé capitaine honoraire de l'Armée américaine. Dans les années 1970, il dirige un programme de blues à la radio. En 1978, Sheridan joue au Star Club qui vient de rouvrir. Le 13 août 2002, il sort l'album Vagabond, une compilation de ses anciennes chansons. Tony Sheridan a vécu ses dernières années avec sa femme Anna au nord de Hambourg, où il meurt le 16 février 2013 à l'âge de 72 ans.

Tony Sheridan et les Beatles

Tony Sheridan : « Je suis arrivé en juin 1960, eux en août. On ne s'était pas rencontrés alors. Mais quelques mois plus tard, on s'est rencontrés dans un club de strip-tease. J'allais bientôt jouer au Top Ten, je ne jouais dans ce club de strip-tease que pour passer le temps, gagner un peu d'argent. Et ils sont pointés avec des bottes de cowboy, avec leur jeans enfoncés dedans, ce qui était vraiment un truc ridicule et stupide à faire. Avec leur veste en jean, ils ressemblaient à un croisement de James Dean, d'Elvis et de Marlon Brandon. » Et d'ajouter : « Je me suis dit : ne m'approchez-pas, ne me regardez pas par pitié ! Mais en même temps, j'ai tout de suite eu le sentiment que nous faisions partie de la même famille. Nous avions la même mentalité, partagions le même amour, je dirais même plus, la même obsession pour cette musique qui est le rock. Ils me faisaient aussi un peu peur avec leur horrible accent de Liverpool (il imite : aww fucking aww fuck this, fuck that). Moi qui venais d'une ville conservatrice… mais eux aussi étaient conservateurs d'une certaine façon : ils avaient fréquenté de bonnes écoles où ils portaient l'uniforme, ils étaient sauvages bien sûr, mais pas tant que ça. Nous avions beaucoup de choses en commun. Et un jour, un mec du Top Ten m'a demandé si je m'imaginais jouer avec ces gars venus de Liverpool, car ils aimeraient jouer avec moi. La question n'était pas d'être le King, d'être meilleur que les autres, mais d'être reconnu en tant que tel, et de vivre de ma musique. J'étais un fanatique. J'ai accepté la proposition, en demandant de me rappeler le nom de ce groupe qui voulait jouer avec moi. ‹ Beatles ? Quel drôle de nom ! Qui a eu cette idée saugrenue ? – John Lennon… – Nous nous appelions auparavant les Jets, du nom de la bande dans West Side Story. »
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Tony Sheridan et les Beatles au The Top Ten Club, Hambourg, 1961.