Swiss Beatles Fan Club

6 juillet 2016


Ozzy Osbourne : « Les Beatles, c’était de la putain de magie… »


Quand les Beatles ont sorti leur premier single Love Me Do le 5 octobre 1962, Ozzy Osbourne le futur chanteur emblématique de Black Sabbath, a 14 ans, l’âge parfait pour être le plus fortement secoué par la nouvelle aube de la musique beat anglaise. « Le plus gros choc dans ma vie est venu des Beatles. Ils m’ont totalement possédé et je me suis dit : C’est ma façon de m’en sortir, ma musique.” Je me faisais des films, comme tous les mômes, je me disais que Paul McCartney allait marier ma sœur et tous ces trucs fous. Ça m’a mis dans la musique et mon premier concert m’y a enfoncé pour toujours. »

Love Me Do

« J’avais l’habitude de voler des disques. Je ne les achetais jamais… Je pense que c’était Love Me Do. J’étais le voleur à l’étalage le plus classe que tu aies jamais rencontré. Le manteau sur le bras, scuse-moi Monsieur – bing ! Envolé. Je suis un rebelle rock’n’roll ». L’impact sur Osbourne du quartet de Liverpool était profond ; il dira plus tard : « Quand j’ai quitté l’école, je voulais être plombier. Quand j’ai entendu les Beatles, je voulais être un Beatle. » Il relève même : « Les Beatles m’ont tout donné. Surtout Paul McCartney. Je l’adorais. »

Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band

Les Beatles sont devenus une influence de toute une vie pour Ozzy qui n’a jamais cessé de se prosterner devant l’autel des Fab Four, même pendant ces dernières années de sa propre carrière : « J’étais gosse quand les Beatles sont sortis, et j’étais juste complètement scotché. Les Beatles, c’était de la putain de magie… Même maintenant, leurs disques n’ont pas pris une ride. Tu mets A Day in the Life de Sergent Pepper, c’est putain de brillant. Ça te fait voyager : Strawberry Fields Forever, c’est de la magie pure. Encore maintenant, je passe des heures à essayer de trouver comment ils obtiennent ces sons, et comment ils font pour les entremêler, et je ne me l’explique pas. Les Beatles ont eu un tel impact dans toute ma vie, toute ma construction, tout mon être. Ma chambre était jonchée de trucs sur les Beatles ; je fais trente bornes pour avoir un de leur poster. »

Lucy in the Sky with Diamonds

Ayant quelques connaissances sur l’art subtil de la composition, Ozzy n’oublie pas de rendre hommage à ses initiateurs : « Une chose que j’ai apprise est que si tu as une bonne mélodie, tu auras un bon morceau. Il y a tellement de groupes qui essayent d’impressionner les autres avec leur technique musicale, ce que je respecte, mais les Beatles utilisaient seulement trois accords et composaient des mélodies de grande qualité. Pour moi, Lennon et McCartney étaient simplement la combinaison parfaite. Comment tu peux surpasser les Beatles, putain ? … Même si Mick Jagger était, pour moi, juste derrière. Les Beatles, c’était de vrais rebelles, et en même temps il plaisaient aux jeunes cadres dynamiques. Tout le monde aimait les Beatles, de 9 à 99 ans. Après la période Love Me Do, quand ils sont partis dans le « flower power », c’était leur façon de se rebeller. Tu vois, Picture yourself in a boat on a river… (« Imagine-toi sur un bateau en pleine rivière »). Quand j’écoute ce morceau, ça me transporte. C’est comme un pays fantastique. »

Revolution

Loin d’être juste un fan, Ozzy est véritablement conscient de combien les Beatles avaient changé la société dans laquelle ils vivaient : « C’était quelque chose de magique, presque une expérience spirituelle pour moi. Bien sûr, mon père détestait ça. Avec du recul, je pense que les Beatles étaient des révolutionnaires et leur musique de la musique révolutionnaire. Tu sais, on a dit qu’ils avaient une mauvaise influence parce qu’ils donnaient des idées aux mômes, l’idée de faire quelque chose d’autre de leur vie plutôt que de la gâcher à l’usine ou de devenir plombier. Pour les adultes, c’était quelque chose de dangereux ; mais pour nous, ils étaient des héros. » ||

Source : Sabbath - Bloody Sabbath, Éditions du Camion Blanc, 2012.

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Paul McCartney et Ozzy Osbourne, Howard Stern Show, New York, 18 octobre 2001.