Swiss Beatles Fan Club

11 août 2016


Analyse de sentiment à travers les chansons des Beatles
de la plus optimiste à la plus triste


La rencontre entre la culture et la vague de quantification des moindres recoins de l'expérience humaine (la « data ») aboutit à des résultats parfois surprenants. Le site Dueling Data, dont les centres d’intérêt se situent « à l’intersection de l’art et de l’analyse », se penche sur la nature des sentiments évoqués dans le répertoire des chansons des Beatles, classées à partir de l’analyse automatisée de leurs paroles. L'étude à découvrir, ci-dessous, en consultant le lien « Information »

Les analyses de sentiment consistent à repérer les mots les plus employés dans un corpus et à identifier s’ils sont chargés de connotations plutôt positives ou négatives. Par exemple, dans l’outil utilisé par l’auteur, « guns » (« armes à feu ») sera associé à la colère. Le principal enseignement de l'infographie réalisée à partir des résultats de cette analyse est que le duo d’auteurs-compositeurs le plus créatif et prolixe des Beatles, formé de John Lennon et Paul McCartney, est aussi à l’origine de quelques chansons plutôt gaies (Drive My Car, Love Me Do et P.S. I Love You), quand Lennon laissé à lui-même a écrit des chansons bien plus sombres.

À priori, Paul McCartney ressort de ce classement sans écorner son image de joyeux drille de la bande, puisqu’il est l’auteur de la chanson classée la plus positive du répertoire, Ob-La-Di, Ob-La-Da. Il est amusant de préciser que Lennon l'aurait qualifié de « de pour grands-mères de Paul [McCartney] » –et qu’accessoirement, un magazine l’a intégrée en 2004 à son classement des 50 morceaux les plus nuls de l’histoire – certes, à la place honorable de 48e sur 50. Cette distinction ne rendrait compte que d'une facette de McCartney, l’analyse révélant qu’il est en fait le Beatle doté de la palette de sentiments la plus étendue, puisqu’il signe aussi la chanson notée la plus sévèrement sur l’échelle de la gaieté. Histoire de boucler l’histoire, cette chanson, Carry That Weight, parle justement de la difficulté pour l’artiste de supporter le poids des Beatles sur ses épaules… ||

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