Swiss Beatles Fan Club

3 août 2016


Les héritiers de George Harrison dénoncent l'utilisation
d'une chanson des Beatles dans la campagne de Donald Trump


Les héritiers de George Harrison ont demandé sans détour à Donald Trump de ne pas utiliser les chansons du regretté Beatle, venant s'ajouter à la longue liste d'artistes opposés à l'utilisation de leurs œuvres par le candidat populiste à la Maison-Blanche. La succession familiale s'est insurgée contre l'utilisation de Here Comes the Sun, écrite par Harrison et parue en 1969 sur l'album Abbey Road du groupe mythique de Liverpool, par la convention nationale républicaine de Cleveland (Ohio), le jeudi soir du 21 juillet dernier.

Cette balade optimiste célébrant la renaissance contraste fortement avec le ton quasi apocalyptique de Donald Trump, lors de son grand discours d'investiture. « L'utilisation de cette chanson est insultante et contraire aux vœeux des héritiers de George Harrison », ont-ils écrits sur Twitter. « S'il s'était agi de Beware of Darkness (craignez les ténèbres, ndlr) alors nous aurions peut-être donné l'autorisation », soulignent les héritiers et d'envoyer Trump se faire voir, hashtag à l'appui (#Trumpyourself). Dans cet titre de 1970, Harrison, alors très versé dans la spiritualité hindoue, mettait en garde contre les séductions du monde matériel : « Méfie-toi des dirigeants cupides / ils t'entraînent là où tu ne devrais pas aller »  Beware of greedy leaders / They take you where you should not go »).

Les Rolling Stones, Adele, Neil Young, R.E.M., Aerosmith et Queen ont eux aussi dénoncé l'usage de leurs œuvres pendant les rassemblements républicains. Le chanteur britannique Paul Rodgers s'est également plaint de l'utilisation de sa chanson All Right Now pendant le discours d'investiture de M. Trump. Et ce ne sont pas seulement les rockers qui ont du mal à supporter de servir de bande sonore au flamboyant milliardaire américain. La famille de Luciano Pavarotti, l'un des plus grands ténors modernes, a aussi critiqué l'emploi par la campagne de Trump de son enregistrement de Nessun Dorma, fameuse aria du Turandot de Puccini. Le chanteur, décédé en 2007, défendait « les valeurs de fraternité et de solidarité » qui sont « totalement incompatibles avec la vision du monde du candidat Donald Trump ». ||