Swiss Beatles Fan Club

19 septembre 2016


Les Beatles ont refusé la ségrégation dans leurs concerts


Au-delà de leur musique, le véritable pouvoir des Beatles ne résidait pas dans leur nombre imposant d'admirateurs ou leur populaire coupe de cheveux, mais bien dans leur influence sur le plan politique. Le fait que le groupe ait refusé de jouer dans des salles américaines où les spectateurs blancs et noirs étaient séparés en 1964 est l'un des exemples de cette influence, évoqué dans un nouveau documentaire portant sur les quatre années que la formation musicale a passées sur la route avant que la Beatlemania ne l'oblige à renoncer à se produire sur scène. Ron Howard, le réalisateur du film The Beatles : Eight Days A Week - The Touring Years, a puisé dans les archives pour exhumer des images illustrant le choc ressenti par les Beatles lorsqu'on leur a demandé de chanter devant une foule où les Blancs et les Noirs ne se mêlaient pas.

En entrevue, Paul McCartney a affirmé que ses trois compagnons et lui-même étaient des gars plutôt intelligents qui étaient au courant de l'actualité politique et qui, étant originaires de Liverpool, avaient joué avec des groupes et devant des auditoires où il y avait des Noirs. Il a raconté que les Beatles devaient offrir une prestation à Jacksonville, en Floride, et, apprenant que les spectateurs y seraient séparés selon la couleur de leur peau, avaient carrément refusé de monter sur les planches à moins que les organisateurs ne renoncent à cette idée. Le groupe avait réussi à obtenir gain de cause et avait même inscrit cette exigence dans le contrat. ||

Photo de titre : Les Beatles et leur entourage technique (Brian Epstein, Derek Taylor, Neil Aspinall et Mal Evans), ainsi que les membres des groupes The Exciters et Bill Black Combo. Les artistes Jackie DeShannon et Reggie Young. Chicago (1964).
À gauche : rare photo d'une fille noire en première ligne, Hôtel Warwick, New York, 15 août 1965.
Les Beatles et le reporter Larry Kane à Chicago (1965). John Lennon tient le magazine « Ebony »
avec le titre : « The White Problem in America », édition août 1965.