Swiss Beatles Fan Club

5 octobre 2016


Stella McCartney publie son premier compte
de résultat environnemental


La griffe de luxe, connue pour son engagement à ne jamais utiliser de cuir, fourrure, peau ou plumes, a passé en revue les 3 dernières années, mesurant ainsi l'impact de son activité sur la capital naturel. Les résultats révèlent à fin 2015 que Stella McCartney a augmenté son impact environnemental de 7 %, à 5,5 millions d'euros, au cours des 3 dernières années, ce qui reflète la croissance de l'activité. L'an dernier, le label « vegan » a réalisé sa meilleure performance historique, avec un doublement des ventes de détail. Les ventes ont progressé à travers toutes les catégories et l'ensemble des canaux de distribution. Malgré cette augmentation de l'impact global, la marque a réussi à réduire son impact environnemental moyen par kilo utilisé à hauteur de 35 %. Stella McCartney a attribué cette diminution à des changements apportés au niveau du sourcing.

Le compte de résultat environnemental s'intéresse à six grandes catégories d'impact environnemental : les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l'air, la pollution de l'eau, la consommation d'eau, l'élimination des déchets et les changements concernant les services rendus par les écosystèmes associés aux changements dans l'utilisation des sols. Selon le rapport, la zone où la concentration de l'impact environnemental a été la plus forte a été la chaîne d'approvisionnement (90 %), en particulier au niveau des matières premières (57 %).

« Au cours des trois dernières années, nous nous sommes fortement concentrés sur la réduction de notre impact environnemental, nous ne sommes pas parfaits, mais nous continuons à faire des efforts. Outre la recherche de nouvelles voies pour réduire l'impact, nous avons aussi entamé une transition de la notion consistant à faire moins de mal, vers celle qui consiste à faire du bien de manière mesurable », a aussi commenté la créatrice.

« Nous nous efforçons d'équilibrer nos comptes », a commenté Frederick Lukoff, le PDG de la marque. « Nous travaillons sur des projets et avec des fournisseurs qui nous permettent de réaliser des profits tout en ayant de véritables avantages pour l'environnement. » Stella McCartney, créatrice du label et copropriétaire avec Kering, a ajouté : « J'espère pouvoir partager et encourager le secteur à nous rejoindre, en évaluant son impact environnemental, pour notre avenir. » ||