Swiss Beatles Fan Club: George Harrison, I Me Mine : nouvelle édition de Genesis Publications

27 février 2017

George Harrison, <i>I Me Mine</i><span class="fine"> </span>: nouvelle édition de Genesis Publications

George Harrison, I Me Mine : nouvelle édition de Genesis Publications

George Harrison aurait eu 74 ans ce 25 février 2017. À cette occasion, les Éditions Genesis Publications rééditent la volumineuse autobiographie de l’ex-Beatle. Publiée pour la première fois en 1980, I Me Mine est une fascinante plongée dans l’intimité d’un des musiciens les plus influents du 20e siècle. À mi-chemin entre des mémoires traditionnels et un précis de composition, l’épais volume de 630 pages est à la fois dédié à l’histoire de George Harrison – de son enfance à Liverpool jusqu’à sa découverte de la philosophie indienne – et celle des chansons qu’il a composées entre 1963 et 2001. Après une longue introduction rédigée par Derek Taylor, l’ex-chargé de presse de la société Apple des Beatles, on découvre de très nombreuses et exclusives photographies. Puis on part en immersion dans le corps de l’ouvrage, avec des fac-similés de l’écriture fine et élégante de Harrison, qui écrivait alors ses chansons sur le premier papier à en-tête venu, que cela soit dans un hôtel ou au bureau d’un avocat. Entre des monuments tels que Here Comes the Sun et des compositions plus méconnues comme Cosmic Empire, c’est 141 chansons qui sont rassemblées dans cette nouvelle édition de I Me Mine, dont 59 reproduites ici pour la première fois. De l'album All Things Must Pass à celui de Brainwashed en passant par Living in the Material World et Cloud Nine, la discographie intégrale du « Quiet Beatle » est ainsi présentée et commentée dans cette publication en langue anglaise. Plus qu’une autobiographie, I Me Mine est un autoportrait dont la subtilité n’a d’égal que son intérêt pour tous les fans des Beatles et/ou de George Harrison. I Me Mine est tout en joie, introspection et réflexion. I Me Mine c’est George Harrison.

Don’t Bother Me
« C’est la toute première chanson que j’ai écrite, comme un exercice pour voir si j’étais bien capable d’écrire d’écrire une chanson. Je l’ai composée dans une maison de Bornemouth en 1963 lorsque nous jouions là bas durant l’été. J’étais alité et malade comme un chien, c’est sans doute à cause de cela que j’ai voulu chanter Don’t Bother Me. Je ne pense pas que cela soit spécialement une excellente chanson. Elle aurait pu d’ailleurs ne jamais être une chanson du tout, mais elle m’a ouvert la voie, me prouvant que tout ce que j’avais à faire était de continuer à écrire coute que coute et que finalement je parviendrai à écrire une excellente chanson. Mais encore aujourd’hui je me dis : “ Si seulement je pouvais écrire quelque chose de bien ! ”. Tout est relatif. Par contre, on va dire que cela m’a donné une occupation dans la vie. »

Here Comes the Sun
« Elle a été écrite au moment où aller à Apple corp était un peu pour moi comme être forcé d’aller à l’école, un truc qu’on ne peut absolument pas sécher et où l’on était forcés de se métamorphoser en businessmen à signer sans cesse des tonnes de paperasses. Une signature par ci, une signature par là… De toute façon, c’était comme si cet hiver anglais devait durer à jamais. Lorsqu’arrive enfin le printemps, on peut dire que vous l’avez bien mérité. Alors un beau jour, j’ai décidé de faire l’école buissonnière et je me suis échappé pour aller me réfugier chez Eric (Clapton). Je déambulais joyeusement dans son jardin. C’était un tel soulagement de ne pas avoir à y aller et de me coltiner tous ces gratte-papiers défoncés. Une merveilleuse sensation me parcourait, j’étais dans le jardin et j’avais emprunté une guitare acoustique à Eric. C’est ainsi que j’ai écrit Here Comes the Sun. »

Wah-Wah
« Elle a été écrite durant ce fiasco que fut Let It Be qui a démarré avec la répétition de la chanson et qui s’est achevé avec le film Let It Be. Nous nous étions éloignés des uns des autres après avoir affronté une période assez difficile durant l’enregistrement du « White Album ». Ce double album était si long à fabriquer qu’on avait la sensation que cela ne finirait jamais ; il y avait tant de conneries au sein du groupe, des coups de pression, des tas de problèmes. Et on rentrait tous de vacances et on se retrouvait directement plongé dans notre vieille routine. C’est un peu le concept de comment chacun voit et considère les autres, sans tenir compte du fait que nous sommes sans cesse en train de changer. Je me souviens que Paul et moi nous nous disputions, mais l’équipe de tournage ne cessait pas une seconde de nous filmer et de nous enregistrer. Alors un de ces matins, je n’en pouvais plus. J’ai décidé que j‘avais mon compte, que je ne m’amusais plus du tout, que j’étais carrément malheureux d’appartenir à ce groupe, que j’en avais assez de toutes ces conneries, que je m’en allais. Wah-Wah représentait cette migraine. Elle a été écrite au moment où dans le film on voit John et Yoko flipper à fond et hurler. Alors à ce moment-là, moi j’ai quitté le groupe, je suis rentré à la maison et j’ai composé cette mélodie. »
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