Swiss Beatles Fan Club: Elton John, Quincy Jones et Sean Lennon réunis dans Experience Vinyl

16 février 2017

Elton John, Quincy Jones et Sean Lennon réunis dans <i>Experience Vinyl</i>

Elton John, Quincy Jones et Sean Lennon réunis dans Experience Vinyl

Plusieurs artistes du monde de la musique ont décidé de participer au lancement du projet Experience Vinyl. Il s’agit tout simplement d’un service qui sera officiellement fonctionnel à partir d'avril prochain et qui permettra à ses souscripteurs de recevoir l’album préféré d’un artiste en version vinyle. En plus de cela, le paquet sera accompagné d’un commentaire personnalisé sur l’importance qu’a eu cet album dans la vie de l’artiste. Ce dernier enverra également une liste des dix opus qui ont le plus compté dans sa vie.

Les abonnés auront également des invitations à des concerts et pourront gagner d’autres cadeaux. « C’est un club de musique où des artistes choisissent non seulement les albums qu’ils aiment, mais ceux sans lesquels ils ne pourraient pas vivre », a expliqué le fondateur de ce service, Brad Hammonds, au magazine Billboard. Pour lancer ce programme, Experience Vinyl a donc fait appel à de grands artistes-curateurs. Outre Elton John et Quincy Jones, Georges Clinton, Talib Kweli et Sean Lennon ont aussi accepté d’y participer. Il y a toutefois un petit détail non négligeable qui accompagne la contribution de chaque star. Tous ont également choisi une œuvre de charité à laquelle sera reversée une partie de leurs ventes. Veuillez consulter ci-dessous le lien « Information » pour souscrire sur la plateforme Experience Vinyl.

La Suisse et le vinyle

En 2015, les Suisses ont acheté plus de 150 000 disques, selon l'association des labels de musique. Ce chiffre ne tient pas compte des achats en lignes, des marchés aux puces ou bourses spécialisées. L'engouement est bien là, car le son des vinyles est, selon les spécialistes, très bon. Ce support reflète des envies et des valeurs très contemporaines, notamment chez les 13-14 ans. Les adeptes du 33 et 45 tours aiment toutes sortes de musiques et ils s'intéressent aux vinyles de deuxième main, à des rééditions d'albums ou à des artistes dans l'air du temps. Aujourd'hui il y a également beaucoup de groupes alternatifs et locaux qui sortent des microsillons.

Dans les années 70, c'était le seul moyen d'écouter de la musique. Mais selon François Gauthier, professeur à l'Université de Fribourg, le disque vinyle a aujourd'hui un autre sens. « Le disque devient un peu comme le bio, comme le vin nature. Un produit qui n'est pas pour tous et qui définit une communauté esthétique », déclare-t-il au micro de la Radio Télévision Suisse. Michael Déforné, disquaire à Fribourg, explique que l'écoute d'un vinyle est une expérience toute particulière. On respecte plus l'œuvre de l'artiste, on se met en discussion avec cette création.

Habitués à écouter de la musique sur nos portables, tout en faisant autre chose, l'écoute d'un disque est différente car elle impose le décrochage. La musique s'écoute sans faire autre chose, ce qui est en opposition au manque du temps chronique qui caractérise notre temps. Il n'y a qu'un pas entre ce que l'on pourrait appeler ces rituels d'écoute et le concept danois du bonheur dont on parle beaucoup en ce moment, le hygge. C'est une forme de bonheur simple. On se réunit entre amis dans un cadre chaleureux autour d'un bon feu, on met des chaussettes en laine, on grignote des choses délicieuses et on déconnecte. On profite de l'instant présent. Alors le vinyle, c'est non seulement du bon son mais aussi un objet bien ancré dans les désirs et les envies des jeunes et des moins jeunes de notre temps.
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