Swiss Beatles Fan Club: Meet the Beatles !, premier album anarchique de Capitol Records

17 février 2017

<i>Meet the Beatles<span class="fine"> </span>!</i>, premier album anarchique de Capitol Records

Meet the Beatles !, premier album anarchique de Capitol Records

Le 15 février 1964, les Beatles atteignent pour la première fois le sommet des hit-parades américains avec Meet the Beatles !, un album hybride sorti le 20 janvier 1964. Édité simultanément en mono et stéréo, le premier opus des Beatles outre-Atlantique sous le label Capitol Records conserve son titre de numéro 1 durant onze semaines avant de se faire détrôner par The Beatles' Second Album. En 2003, Meet the Beatles ! est classé en 59e position sur la liste du magazine Rolling Stone des 500 plus grands albums de tous les temps. En 2004, il est publié pour la première fois sur disque compact (mono et stéréo) sous le nom de The Capitol Albums, Volume 1 box set. Pour commémorer le 50e anniversaire de l'arrivée des Beatles en Amérique, une nouvelle collection de 13 CD regroupés dans le coffret The U.S. Albums et couvrant la période de 1964 à 1970, est commercialisée le 20 janvier 2014 par Apple Corps Ltd / Capitol Records. Excepté le documentaire audio The Beatles Story, les albums sont aussi vendus à l'unité et comportent les versions mono et stéréo, sauf The Beatles Story et Hey Jude en stéréo. Selon le communiqué officiel, les mixages spécifiques effectués par George Martin sont conservés, les masters des remasterisations de 2009 utilisés pour les versions mono et stéréo. Le coffret contient également un livret illustré de 64 pages commenté par Bill Flanagan, auteur et producteur américain.

L'anarchie discographique de Capitol Records

De la même façon dont Decca avait refusé de signer les Beatles, Capitol, le pendant américain d’EMI commence curieusement par décliner l’offre de distribuer leurs disques ! C’est pourquoi les premiers enregistrements du quatuor de Liverpool sont distribués par deux petits labels indépendants : Vee-Jay Records de Chicago, spécialisé dans la musique noire, et Swan Records de Philadelphie, avec pour corollaire un embrouillamini de droits, de royalties et de références. Capitol se décide finalement à travailler avec les Beatles début 1964 en sortant un premier album, Meet the Beatles !, dix jours après que Vee-Jay ait publié Introducing… The Beatles, qui est donc chronologiquement, le premier 33 tours du groupe paru sur le territoire américain. Seul aux commandes, Capitol se permet d'effectuer des changements par rapport au dernier album des Beatles paru en Angleterre, With the Beatles, en y extrayant neuf morceaux et en y ajoutant le single I Want to Hold Your Hand et ses faces B, I Saw Her Standing There et This Boy pour former au final l'album Meet the Beatles !. Même l’iconique portrait en noir et blanc du photographe Robert Freeman est modifié avec l'ajout d'une teinte bleutée. Il faut attendre le 1er juin 1967, et l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, le premier qui établit enfin une coordination entre les disques européens et américains. Jusqu’à cette date, les albums américains portent des titres différents avec des pochettes différentes, et des listes de chansons variables, piochés sur les albums anglais et les singles. Capitol Canada fait également de son côté sa propre cuisine !

Avant les Beatles, il était virtuellement impossible pour des artistes anglais de voir un de leurs albums sortir aux États-Unis. Leur succès sans précédent a ouvert la porte à pléthore de leurs compatriotes et donné le départ de la « British Invasion ». Qu’il s’agisse des Rolling Stones, des Kinks, de Petula Clark, des Animals ou des Dusty Springfield, les artistes britanniques ont radicalement transformé l’industrie musicale américaine et ont donné ses lettres de noblesse à un genre jusque là décrié, le rock.
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