Swiss Beatles Fan Club

22 mars 2017


Cinquantième anniversaire de Film No. 4 par Yoko Ono :
projection au Royal Albert Hall de Londres


Le célèbre Film No. 4 de Yoko Ono, connu également sous le nom de Bottoms, a été interdit lors de sa sortie en 1967, au Royal Albert Hall de Londres et censuré au Royaume-Uni, excepté dans la capitale anglaise avec une limite d'âge à 16 ans. Cinquante ans plus tard, avec la permission de la veuve de John Lennon, le Royal Albert Hall projettera le long-métrage de 80 minutes dans son intégralité pour la première fois. Cet événement s'inscrit dans le cadre de la programmation de saison de la célèbre salle de spectacle consacrée à l'« été de l'amour » de 1967 (Summer of Love : Revisited). La projection aura lieu le 3 mai prochain, ouverture des portes à 19 h. La séance sera suivie d'une discussion avec un groupe d'experts relatif au travail de l'artiste japonaise, réalisatrice d'une soixantaine de films entre 1964 et 1972. Aucune indication n'est précisée à l'heure actuelle sur la présence de Yoko Ono.

La genèse du film, ébauché à New York en 1966, était une idée de Yoko Ono qui lui est venue en regardant les mouvements du derrière d'une femme de ménage agenouillée et occupée à frotter le sol. Elle trouvait que l'intérêt profond du derrière, comparé au visage, est qu'il ne peut mentir. Le tournage final à Londres en 1967, avait pour ambition d'être un calendrier de 365 paires de fesses portées par les plus grandes figures de l'avant-garde filmées en gros plan. « Dans une cinquantaine d'années, c'est-à-dire, vu d'ici, dans dix siècles, les gens verront des films des années 1960. Ils vont sans doute commenter Ingmar Bergman, Jean-Luc Godard ou Antonioni, etc. Ils en viendront au Film No. 4, verront cette soudaine invasion de postérieurs et se rendront compte que ces postérieurs appartenaient au petit monde de la scène londonienne. Et j'espère qu'ils observeront que les sixties n'étaient pas uniquement l'âge de la réalisation, mais également une époque de rire. Ce film, en fait, est comparable à une pétition sans objet que n'importe qui aurait signé de l'anus. La prochaine fois que nous voudrons lancer un appel, nous enverrons ce film en guise de liste des signataires. » plaisantait avec provocation Yoko Ono en 1967.
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