Swiss Beatles Fan Club: Paul McCartney : l'histoire végétarienne d'un ex-Beatle

25 avril 2017

Paul McCartney : l'histoire végétarienne d'un ex-Beatle

Paul McCartney : l'histoire végétarienne d'un ex-Beatle

Article en trois parties

À bientôt 75 ans, Paul McCartney poursuit inlassablement son combat de plus de 40 ans pour la protection des animaux et la promotion du végétarisme. Membre éminent de l'association PETA (« Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux »), il laisse de temps en temps de côté sa célèbre basse violon pour rappeler sa lutte pour un régime sans viande. L’ex-partenaire musical de John Lennon s’est trouvé un autre combat depuis qu’il est devenu végétarien au milieu des années 1970 : la défense des animaux. Si l’on compare aux autres Beatles, qui ont tous fini végétariens – Lennon avec quelques écarts, McCartney n’a pas été le premier à embrasser ce régime alimentaire. C’est George Harrison qui, adepte des philosophies indiennes dès le milieu des années 1960, décide de lâcher la viande avant les autres et deviendra par ailleurs un jardinier émérite.

Mais pour les animaux, c’est Paul McCartney qui tient la corde et cela transparaîtra de temps à autre dans sa musique. En 1968, sur l’album The Beatles Album blanc »), il consacre une jolie chanson à sa chienne Martha. Il y célèbre aussi la nature (« Mother Nature's Son ») et les merles (« Blackbird »), mais pour symboliser le combat des noirs pour les droits civiques aux États-Unis. Deux ans plus tard, les Beatles se séparent et McCartney va noyer son spleen et sa rancœur en s’isolant avec femme et enfants dans sa ferme écossaise. Cette vie à la campagne au milieu des animaux lui inspirera la magnifique ode Heart of the Country, sur l’album Ram (1971). Ce dernier comporte également une drôle de chanson sur un chien à trois pattes (« 3 Legs »).

La même année, il publie un autre album avec son nouveau groupe, Wings, qu’il nomme Wild Life Vie sauvage »). La chanson-titre est un appel clair à la défense des animaux, qu’il place comme égaux de l’homme, critiquant l’existence des zoos. Mais c’est en 1975 et quelques chansons mettant en scène la nature ou des animaux plus tard (« Country Dreamer », « Mary Had a Little Lamb », « Single Pigeon » et « Little Lamb Dragonfly ») que Paul McCartney et sa femme, Linda, décident de devenir végétariens. Deux versions du déclic existent. La première dit qu’ils regardaient des moutons dans un champ tout en mangeant un plat à base d’agneau. La seconde, par Paul : « Voilà de nombreuses années, j’étais en train de pêcher et comme je ramenais le pauvre poisson, je me suis soudainement dit : “ Je suis en train de le tuer, et tout cela pour le plaisir momentané que cette activité m’apporte ”. Un déclic s’est produit en moi. J’ai pris conscience, en le regardant se débattre pour prendre de l’air, que sa vie était aussi importante pour lui que la mienne l’était pour moi. » Il ajoute : « Les gens ne voient pas le fait d’être végétarien uniquement comme un acte de clémence envers les animaux. Mais c’est ce que c’était pour nous à l’époque. Les gens sont aujourd’hui mieux éduqués en ce qui concerne l’alimentation et les avantages à réduire les apports en viande mais aussi en ce qui concerne l’impact environnemental que cela peut avoir sur la planète.
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Photo : la famille McCartney, le 4 avril 1976, à Rye dans le comté du Sussex en Angleterre.


Paul McCartney, « Heart of the Country », album « Ram » (1971).