Swiss Beatles Fan Club

30 mai 2017


Événement sur la chaîne Canal+ :
The Beatles : Eight Days A Week - The Touring Years


Personne n’était prêt pour la déferlante Beatles. Ni les parents, ni les écoles, ni les forces de l’ordre… qui ont du composer avec ce nouveau modèle de concerts XXL et leurs publics hystériques. « La police n’a jamais vu une foule de fans de Beatles. Ça va au-delà d’Elvis Presley, de Sinatra ou du Président Kennedy. C’est sans précédent. » Mais pourquoi ces quatre adolescents britanniques ont-ils tant déchaîné les foules ? Le documentaire The Beatles : Eight Days A Week - The Touring Years revient précisément sur les premières années du groupe liverpuldien, entre 1962 et 1966, de la cave d’un petit bar à l’incroyable Shea Stadium de New York. Une success-story fulgurante, mais dont l’héritage s’annonce déjà éternel.

On doit cette incroyable percée, au-delà du génie musical et scénique des artistes, à sa parfaite adaptation générationnelle. Ce sont les enfants nés du baby-boom de 1945-1950 qui constituent la grande majorité des fans des Beatles. Devenus adolescents, ils n’ont jamais connu la guerre et s’épanouissent dans des sociétés occidentales en pleine croissance économique. Un monde en reconstruction, de nouveaux idéaux et une insatiable faim d’avenir. Avec cette prospérité, c’est un monde plus libre, juste et humain qui essaie de prendre forme, notamment à travers la protection des droits civiques et l’émancipation des femmes. Des valeurs qui résonnent bien entendu avec la discographie des quatre garçons dans le vent.

C’est aussi à cette époque que les phénomènes culturels prennent une ampleur mondiale et se manifestent à chacun de manière beaucoup plus lisible. La reproduction de la musique, l’exportation des biens de consommation et la communication via la télévision et la radio rendent désormais possible une carrière planétaire. Si les États-Unis abreuvent déjà les ondes de films et d’artistes 100 % soft power américain, c’est un privilège encore assez rare au pays de Shakespeare… Mais rapidement, les jeunes Beatles sont sollicités par de grandes marques et enseignes pour associer leur image à celles de leurs chers produits. On découvre alors la puissance du marketing de l’égérie, un atout commercial qui va bien vite se généraliser chez les stars de la pop culture. Car c’est bien de l’émergence de la pop culture qu’il s’agit : populaire car accessible, populaire aussi parce que sociale et identitaire. L’hystérie collective autour des Beatles est décrite par différents témoignages à travers le documentaire. Pour être jeune en 1964, il fallait aimer les Beatles et tout le monde y avait droit. Les messages universels, les concerts géantissimes, les joutes de répartie entre potes, bref la légende Beatles n’était pas réservée aux « cool kids ». « Personne n’était exclu » résume Whoopi Goldberg, actrice, humoriste et productrice américaine.
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À découvrir sur la chaîne de télévision française cryptée Canal+, mercredi 31 mai à 20 h 50.

Information

Autorisation d'utilisation de la vidéo: Paterson Entertainment, Zurich, Suisse.