Swiss Beatles Fan Club: « Quatre garçons dans le vent » à La Motte-Servolex

18 mai 2017

« Quatre garçons dans le vent » à La Motte-Servolex

« Quatre garçons dans le vent » à La Motte-Servolex

En 1964, Richard Lester, le réalisateur américain établi à Londres, cinéaste iconoclaste auteur alors de deux films, apporte au film son goût pour l’absurde (le nonsense anglais), l’onirisme, l’éclatement de l’action, du rythme, des sons et son refus des adultes grincheux, hypocrites et pontifiants ; bref, il prône un cinéma de l’irrévérence et de l’insouciance. De leur côté, John Lennon, Paul McCartney, George Harrisson et Ringo Starr revendiquent un naturel qui s’exprime dans leur musique : jeunesse et énergie du rock’n’roll, esprit potache, désinvolte et fantaisiste. La rencontre entre Lester et les Beatles ne pouvait que déboucher sur la réussite d’une comédie musicale d’un nouveau genre, à la fantaisie débridée. Il y a ici quelque chose qui préfigure l'humour absurde des Monty Python...

Le film pourrait s'intituler « Trois jours dans la vie des Beatles ». En effet, les Beatles prennent le train qui doit les conduire à Londres où ils vont participer à une émission télévisée. Le grand-père de Paul (joué par Wilfrid Brambell), véritable faiseur d'embrouilles qui aime diviser pour régner, les accompagne. Le voyage et le séjour à Londres multiplient donc les imprévus et A Hard Day’s Night Quatre garçons dans le vent » pour la version française) devient l’illustration même des « grandeurs et misères » de la vie de vedettes (l’hystérie de la Beatlemania, en l’occurrence) : voyage, émission télévisée, concert, etc., tout sert de prétexte à un déchaînement de scènes comiques et saugrenues… ponctuées musicalement de chansons devenues des classiques de l'histoire de la musique. La caméra danse dans un noir et blanc « libertaire » que magnifie le montage rythmé à l'aube du Swinging London.

A Hard Day’s Night La Nuit d'une dure journée ») a été tourné pour la célèbre United Artist dans un style proche du cinéma direct. Six semaines ont été nécessaires pour élaborer sa production, et le tournage s’est étendu sur une durée de sept semaines. En tout, seulement 500 000 dollars ont servi à produire le film, sachant qu’au départ, la société américaine n’était intéressée que par la commercialisation de la bande originale du projet qui, vu la popularité des Beatles, se serait vendue en grande quantité. Sans surprise, le succès fut au rendez-vous, tant pour le film que l'album. À l’origine, A Hard Day’s Night devait s’appeler The Beatles ou Beatlemania. L'appellation finale est un « ringologisme », un de ces aphorismes inventés par le facétieux batteur, qui avait ainsi le don d’inspirer des titres ou des paroles à ses partenaires. Voulant dire « It’s been a hard day’s work » (« Ce fut une dure journée de travail »), il lâcha - voyant que la nuit était déjà tombée - « It’s been a hard day’s night ». Le groupe enregistra rapidement une chanson homonyme composée par John Lennon. Plus de 50 ans après sa sortie, ce long-métrage n’a pas pris une ride et comporte même des séquences très novatrices qui a valu à Richard Lester le surnom de « Père du vidéoclip » décerné par MTV. Cette comédie porte aussi les germes du documentaire moderne.
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Projection sur écran géant de « Quatre garçons dans le vent »
Vendredi 19 mai à 15 h, salle de spectacle Saint-Jean, 73290 La Motte-Servolex (France)
Entrée : 3 euros. Information : Tél. 04 79 65 17 77
Billetterie à l'accueil de la mairie ou sur place le jour de la projection.
En ligne en consultant ci-dessous le lien « Billetterie ».


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