Swiss Beatles Fan Club

7 août 2017


La chaîne Arte consacre une soirée spéciale Beatles


L'émission Summer of Fish’n’Chips de la chaîne de télévision Arte propose, le 11 août prochain, une soirée spéciale en compagnie des légendaires quatre garçons de Liverpool et leur film Quatre garçons dans le vent (Titre original A Hard Day's Night), ainsi qu'un documentaire exceptionnel sur l'album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band qui vient de fêter ses 50 ans, et un concert de John Lennon au Madison Square Garden de New York.

22 : 35 — Quatre garçons dans le vent

Entre fans hystériques et imprévus cocasses, la joyeuse débandade des Beatles partis enregistrer un show télé à Londres. Une comédie rock’n’roll déjantée portée par les bijoux pop des Fab Four. Après avoir échappé à une horde de fans déchaînés, John, Ringo et George parviennent à monter à bord d’un train dans lequel ils rejoignent Paul et son grand-père. Direction Londres, où le groupe doit participer à un show télévisé. Malgré la surveillance de leurs imprésarios, les quatre garçons ne perdent pas une occasion de s’amuser. Gags potaches, dialogues farfelus, courses-poursuites sur des musiques endiablées : toute l’énergie des Beatles est concentrée dans leur premier essai cinématographique. Ce mi-documentaire filmé façon cinéma direct, mi-comédie à la Monty Python, consacra définitivement la Beatlemania, laquelle eut pour effet d’inciter le groupe… à arrêter de se produire en concert. À ne pas manquer aussi, la bande-son euphorisante, avec, entre autres, A Hard Day’s Night ou Can’t Buy Me Love, en tête des hit-parades dès la sortie du film.

Film de Richard Lester (« A Hard Day’s Night », Royaume-Uni, 1964, 1 h 25, VF/VOSTF)

00 : 05 — Sgt. Pepper’s Musical Revolution

Une balade dans l’univers exubérant du Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles, album mythique qui fête joyeusement ses 50 ans en 2017. La sortie, le 1er juin 1967, de Sgt. Pepper a bouleversé le monde de la pop music. En treize morceaux et trente-neuf minutes, les Fab Four renouvelaient le concept même d’« album », considéré jusqu’alors comme une simple compilation de 45 tours. L’histoire en fil rouge d’une fanfare imaginaire et une constante inventivité sonore trouvent leur illustration visuelle avec la célèbre pochette où une cinquantaine de personnalités prennent la pose à côté des musiciens… et de leurs effigies en carton. Portée par des textes énigmatiques ou poétiques, cette œuvre totale influencera de nombreux artistes, qui ont tous validé le message : soyez libres et encore plus ambitieux. Pour célébrer le demi-siècle du troisième album le plus vendu de l’histoire, récemment ressorti en version remixée, Francis Hanly propose une immersion dans l’univers fantastique et bariolé de Sgt. Pepper. Il recense accessoires, décors, salles de concert, ashrams indiens ou chapiteaux de cirque, autant de sources d’inspiration pour des Fab Four au sommet de leur art sur ce huitième opus.

Documentaire de Francis Hanly (Royaume-Uni, 2016, 58 min.)

01 : 05 — John Lennon : Live in New York City


Le seul grand concert américain de l’ancien Beatle : un moment rare et une leçon émouvante de rock’n’roll. Entre la tournée avec les Beatles en 1966 et sa mort en 1980, John Lennon ne donna qu’un seul concert complet aux États-Unis (ou plutôt deux le même jour) : le 30 août 1972 à New York. Une performance réalisée au bénéfice d’une association d'aide aux enfants handicapés et une parenthèse bienvenue pour lui, juste après la sortie de son disque, Some Time in New York City, mal accueilli par la critique et le public qui lui reprochèrent un engagement trop marqué au détriment de la qualité musicale des compositions. C’est un John Lennon revanchard et désireux d’en découdre que l’on retrouve sur la scène du Madison Square Garden, portant ses fameuses lunettes rondes et une veste militaire américaine. Accompagné de Yoko Ono et de son Plastic Ono Elephant Memory Band, il interprète – sans paraître gêné par un chewing-gum qu’il mâche inlassablement – certains de ses grands classiques, tels Imagine, Instant Karma ou Power to the People. Rageuse et très rock’n’roll, sa performance donna lieu à un album posthume, Live in New York City, sorti en 1986.

Réalisation : Steve Gebhardt, Carol Dysinger (Royaume-Uni, 1972, 55 min.)
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