Swiss Beatles Fan Club

18 décembre 2018

Le «Get Back» de Paul McCartney réunit Ringo Starr et Ronnie Wood

Le «Get Back» de Paul McCartney réunit Ringo Starr et Ronnie Wood

Paul McCartney, 76 ans, s'est offert un plaisir en invitant sur scène, dimanche 16 décembre, Ringo Starr (78 ans) le batteur des Fab Four et Ronnie Wood (71 ans) le guitariste des Rolling Stones. Les trois stars anglaises se sont réunies pour jouer la chanson « Get Back » des Beatles, à l'O2 Arena de Londres qui affichait complet. Après ses concerts à Glasgow et à Liverpool, il voulait marquer le coup pour la promotion de son nouvel album, Egypt Station, paru en septembre dernier et ainsi fermer la parenthèse de sa tournée Freshen Up qu'il reprendra au printemps prochain. Cette réunion avait quelque chose d'improbable puisque, l'an dernier, lors de la sortie de son nouvel album, Give More Love, Ringo Starr avait déclaré qu'il n'envisageait pas de jouer sur scène avec Paul McCartney. Pourtant, ce dernier figurait sur deux nouvelles chansons de son album, « Show Me the Way » et « We're on the Road Again ». Il faut croire que le batteur des Beatles n'a pas pu résister à l'invitation de son ami, surtout pour une seule chanson. Les deux musiciens n'avaient pas joué ensemble depuis l'hommage historique aux Beatles, le 27 janvier 2014, à Los Angeles. Ce faux impromptu a eu lieu lors des rappels après deux heures trente du show de l'ex-Beatle, entre les chansons « Wonderful Christmastime » et « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » (Reprise). Le trio a alors attaqué ce « Get Back » historique. Plus tôt dans la soirée, Starr et Wood avaient déjà été vus dans la foule ainsi que le chanteur et fondateur des Who, Roger Daltrey. ||

01. A Hard Day's Night (The Beatles) • 02. Junior's Farm (Wings) • 03. All My Loving (The Beatles) • 04. Letting Go (Wings) • 05. Who Cares (Paul McCartney) • 06. Got to Get You into My Life (The Beatles) • 07. Come On to Me (Paul McCartney) • 08. Let Me Roll It (Wings) / Foxy Lady (Jimi Hendrix) • 09. I've Got a Feeling (The Beatles) • 10. Let 'Em In (Wings) • 11. My Valentine (Paul McCartney) • 12. Nineteen Hundred and Eighty-Five (Wings) • 13. Maybe I'm Amazed (Paul McCartney) • 14. I've Just Seen a Face (The Beatles) • 15. In Spite of All the Danger (The Quarrymen) • 16. From Me to You (The Beatles) • 17. Dance Tonight (Paul McCartney) • 18. Love Me Do (The Beatles) • 19. Blackbird (The Beatles) • 20. Here Today (Paul McCartney) • 21. Queenie Eye (Paul McCartney) • 22. Lady Madonna (The Beatles) • 23. Eleanor Rigby (The Beatles) • 24. Fuh You (Paul McCartney) • 25. Being for the Benefit of Mr. Kite ! (The Beatles) • 26. Something (The Beatles) • 27. Ob-La-Di, Ob-La-Da (The Beatles) • 28 Band on the Run (Wings) • 29. Back in the U.S.S.R. (The Beatles) • 30. Let It Be (The Beatles) • 31. Live and Let Die (Wings) • 32. Hey Jude (The Beatles) • 33. Birthday (The Beatles) • 34. Wonderful Christmastime (Paul McCartney) • 35. Get Back (The Beatles) • 36. Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (Reprise) (The Beatles) • 37. Helter Skelter (The Beatles) • 38. Golden Slumbers (The Beatles) • 39. Carry That Weight (The Beatles) • 40. The End (The Beatles)


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17 décembre 2018

Miley Cyrus reprend «Happy Xmas (War is Over)» avec Sean Lennon

Miley Cyrus reprend «Happy Xmas (War is Over)» avec Sean Lennon

La collaboration entre Miley Cyrus et Mark Ronson continue son chemin. Après le succès que rencontre « Nothing Breaks Like a Heart », le duo emboîte le pas avec une chanson de Noël... Pour célébrer les fêtes de fin d'année, les deux artistes ont décidé de reprendre le titre de John Lennon « Happy Xmas (War is Over) », accompagné du fils de ce dernier, Sean Ono Lennon. Celui-ci opère sur les chœurs en reprenant le refrain : « War is over / If you want it ». Les grelots typiques de cette fin décembre se mêlent aux arrangements modernes de cette relecture du titre, déjà repris par Céline Dion ou Diana Ross par le passé. Composée par John Lennon et Yoko Ono, puis parue pour la première fois aux États-Unis en 1971, « Happy Xmas (War Is Over) » est à la fois une chanson protestataire contre la guerre du Viêt Nam et une chanson de Noël. Elle tire son origine d'une campagne publicitaire contre la guerre du Viêt Nam que les deux époux avaient lancée en 1969 dans plusieurs grandes villes du monde. Elle fait également suite à plusieurs hymnes pacifistes déjà composés par l'ex-Beatle, « Give Peace a Chance » et « Imagine ». Si la chanteuse américaine Miley Cyrus a choisi ce titre en particulier, c'est qu'elle lui « file la chair de poule à chaque fois qu'on la chante » comme elle l'a confié sur le plateau de Howard Stein : « Cette chanson est tellement vraie, surtout dans ses paroles qui reflètent bien où on est aujourd'hui : " Qu'avons-nous fait. " En faisons-nous assez ? On ne fait que se plaindre mais on ne fait pas grand chose pour nos communautés. Je pense que c'est le moment opportun. » La chanson a été interprétée samedi dernier lors de l'émission hebdomadaire de divertissement du Saturday Night Live. ||


13 décembre 2018

«In the Sixties» : les aventures de Barry Miles dans la contre-culture

«In the Sixties» : les aventures de Barry Miles dans la contre-culture

Après avoir publié In the Seventies, voici la suite avec la décennie précédente et toujours au poste de capitaine, l’auteur anglais Barry Miles : « Les sixties ont démarré comme un vieux film en noir et blanc pour finalement exploser en technicolor. » Heureusement qu’il a pris des notes, sur les conseils du poète Allen Ginsberg, pour se rappeler 55 ans plus tard (en fait 40 ans, car la première édition du livre en anglais date de 2002) autant de détails : les noms, la tenue portée à telle soirée, qui était présent à tel moment (soirées, expos, restos, boutiques, quartiers…). Ces 483 pages sont un vrai travail d’archiviste difficile à résumer en une chronique. D’autant que dans les sixties, surtout dans le milieu underground, les expériences pour tester diverses substances étaient de rigueur, on peut dire que les neurones et donc la mémoire ont forcément brûlé des cellules grises ! Et bien Barry Miles écrit et raconte comme si cela c’était passé la semaine dernière, avec moult détails, il fait partie des personnes qui étaient là au bon moment. Au début des années 1960, il était un étudiant en art, certes pas musicien, cinéaste, artiste ou poète, mais loin de rester un simple spectateur. En plein cœur de Londres, avec Peter Asher et John Dunbar, il devient copropriétaire en 1965 de la libraire-galerie Indica, ce qui lui permet de rencontrer de nombreuses personnalités du Swinging London. Barry Miles organise avec Allen Ginsberg et William S. Burroughs la lecture qui marque l’avènement de la Beat Generation à Londres (« International Poetry Incarnation », Royal Albert Hall, 1965).

Barry Miles met en contact Paul McCartney, avec les futurs fondateurs de l'International Times, à qui le bassiste des Beatles apporte sa contribution. « Nous voulions changer tout ça. Nous voulions que ni l'église, ni l'état ne puisse s'immiscer dans les relations entre individus et quand nous y sommes parvenus, alors commença la grande expérience : nous allions enfin pouvoir décider nous même de la façon dont nous pouvions vivre. » précise Miles, également cofondateur du premier magazine underground d’Europe. Il est à noter que McCartney s'est particulièrement impliqué dans le projet Indica notamment par le dessin des flyers annonçant l'ouverture de la galerie et la conception du papier d'emballage. C'est dans ce même lieu que le 7 novembre 1966 John Lennon rencontre pour la première fois Yoko Ono qui y expose. Barry Miles organise aussi des concerts, dont en 1967 le festival 14 Hour Technicolor Dream avec Pink Floyd et Soft Machine. Barry Miles devient de facto le manager de l'éphémère label discographique Zapple Records, possession d'Apple Corps, la compagnie des Beatles. Il enregistre les écrivains et poètes Charles Bukowski et Richard Brautigan, ainsi que le romancier et artiste William S. Burroughs. Le récit de l'ouvrage In the Sixties prolonge la contre-culture jusque dans le légendaire Chelsea Hotel de New York et même en Californie... Toujours au bon endroit aux moments charnières de l'histoire, il nous fait partager une grisante farandole révolutionnaire. Miles confie ses aventures en compagnie des Beatles, des Rolling Stones et des Pink Floyd, de Marianne Faithfull, de Leonard Cohen ou de Frank Zappa. Mais son plus grand amour allant peut-être à la littérature, il offre également des portraits mémorables d'Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Henry Miller, Ken Kesey, Charles Olson, Claude Pélieu. Bref, Barry Miles est au cœur de ce qui a fait bouger et révolutionner les sixties. « Si vous ne vous souvenez pas de Miles dans les Sixties, c'est que vous n'y étiez pas vraiment. », citation évocatrice parue dans le journal britannique The Guardian. Né en 1943 à Cirencester en Angleterre, Barry Miles est auteur de plus de 50 livres dont des biographies best-seller de Burroughs, Kerouac, Ginsberg, Zappa, John Lennon ou celle officielle de Paul McCartney : Many Years from Now (Flammarion, 2004). Dans les collections françaises, il est aussi l’auteur de Hippies (Octopus/Hachette, 2004), Ici Londres ! Une histoire de l’underground londonien depuis 1945 (Payot & Rivages, 2012) et de In the Seventies (Le Castor Astral, 2016). ||

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Indica (1965) : Barry Miles, John Dunbar, Marianne Faithfull, Peter Asher et Paul McCartney.

12 décembre 2018

Charte de l'industrie de la mode pour l'action climatique à la COP24

Charte de l'industrie de la mode pour l'action climatique à la COP24

Des grandes marques de l'industrie mondiale de la mode se sont engagées, lundi 10 décembre à Katowice en Pologne, à l'occasion de la conférence des Nations unies sur le climat (COP24), à réduire l'empreinte sur le climat du secteur et de sa chaîne de valeurs. La « charte de l'industrie de la mode pour l'action climatique » a été lancée sous les auspices de l'ONU Climat (secrétariat de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, CCNUCC) et est endossée par 43 acteurs majeurs du secteur parmi lesquels Adidas, Burberry, Esprit, Guess, Gap, Hugo Boss, H&M Group, Inditex, Kering Group, Levi Strauss & Co. ou Puma. Elle associe également des acteurs de l'industrie textile du monde entier, la société de logistique Maersk et l'ONG WWF International. Cette charte, qui reste ouverte à adhésion ultérieure, reconnaît le rôle crucial pour le climat joué par le monde de la mode et l'aligne sur les objectifs de l'Accord de Paris, qui vise à maintenir le réchauffement mondial « bien en-deça de +2°C » et si possible à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Pour ce faire, l'industrie de la mode s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d'ici 2030 et à atteindre une neutralité carbone pour 2050, ce qui passera notamment par une décarbonation des productions, le choix de matériaux durables et écologiques, un transport bas-carbone, un recours à l'économie circulaire, une conscientisation des consommateurs... Pour veiller à ce que ces engagements ne restent pas des vœux pieux, six groupes de travail ont été mis en place pour définir les différentes étapes de la mise en œuvre de cette stratégie. « Le changement climatique est sans aucun doute l'un des, si pas le défi le plus important de notre époque. Il touche et touchera tout le monde sur cette planète et notre futur », a pour sa part souligné la designer anglaise Stella McCartney, impliquée dans la rédaction et la mise en pratique de la charte. « Je veux appeler mes pairs de l’industrie, des autres marques aux détaillants et aux fournisseurs, à signer cette charte maintenant et à prendre les mesures nécessaires (...) Nous avons une voix et la possibilité de faire la différence », a ajouté la styliste, fille de l'ex-Beatle Sir Paul McCartney et pionnière de la mode responsable. ||

Photo : Stella McCartney a annoncé la charte pour l'action climatique à l'événement « Voices » (Soho Farmhouse, Oxfordshire, UK), le 29 novembre 2018.

11 décembre 2018

Flow Machines adapte artificiellement l'«Ode à la joie» façon Beatles

Flow Machines adapte artificiellement l'«Ode à la joie» façon Beatles

Que donnerait l'« Hymne à la joie » si elle était interprétée par les Beatles, Lilly Wood and the Prick, ou encore par un groupe de bossa nova ? Une intelligence artificielle répond à cette question et propose différentes réorchestrations qui permettent de reconnaître aisément chaque style. Flow Machines est un projet mené par le Sony Computer Science Laboratory, en collaboration avec l'Université française Pierre-et-Marie-Curie. L'IA au cœur de la technologie permet notamment de réorchestrer des morceaux selon différents styles. Ici, c'est l'hymne de l'Union européenne, l'« Ode à la joie » (ou l'Hymne à la joie), extrait de la neuvième symphonie de Beethoven, qui a été revisité. Sur la vidéo, on reconnaît ainsi à chaque fois les célèbres notes du morceau, mais également les différents styles. On retrouve notamment une réorchestration façon Bach, bossa nova, Beatles (Penny Lane), Ennio Morricone (Chi Mai), ou encore Lilly Wood and the Prick (Prayer in C). Pour parvenir à ce résultat, différentes méthodes ont été employées pour alimenter le système de machine learning de la technologie. Par exemple, pour les chorals de Bach, environ 400 partitions ont été étudiées statistiquement, pour déterminer les corrélations entre les différents mouvements. Pour la bossa nova, l'équipe s'est appuyée sur des enregistrements effectués par des musiciens brésiliens, et a utilisé un algorithme pour identifier les rythmes et les sonorités typiques de ce style, puis les reproduire. Le but de Flow Machines ne s'arrête toutefois pas à la réorchestration. L'objectif du projet est de fournir un outil d'aide à la création pour les musiciens. En s'appuyant sur sa conséquente base de données, l'intelligence artificielle peut en effet proposer une mélodie et des harmonies à un compositeur, en fonction de plusieurs critères. En revanche, l'outil n'a pas pour objectif de se substituer aux artistes. D'après le site de Flow Machines, il ne peut contribuer qu'à environ 10 % de la création d'un morceau, les 90 % devant être réalisés par un être humain. Sans compter que cette IA ne crée pas (encore ?) de paroles... ||

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