Swiss Beatles Fan Club

24 juin 2020

Les 80 bougies de Stuart Sutcliffe, bassiste originel des Beatles

Les 80 bougies de Stuart Sutcliffe, bassiste originel des Beatles

Peintre de talent et bassiste originel des Beatles, Stuart Sutcliffe né le 23 juin 1940 à Édimbourg (Écosse) fut également l’ami de John Lennon et compagnon d’Astrid Kirchherr, la photographe décédée le 12 mai 2020. Elle immortalise les Beatles lors de leurs trois séjours à Hambourg (août 1960 à décembre 1962). En ce jour d'anniversaire de « Stu », Paul McCartney a posté la photo ci-dessus en évoquant les souvenirs passés. Le cliché date du 17 août 1960, premier concert hambourgeois à l’Indra Club. De gauche à droite : George Harrison, John Lennon, Pete Best (batterie), Paul McCartney et Stuart Sutcliffe (lunettes noires). Pour beaucoup de fans, cette époque allemande formatrice est considérée comme un « Saint-Grall ». Les Beatles écument les planches de plusieurs clubs dans le quartier chaud de la Reeperbahn. Un mélange musical brûlant de rock’n’roll, d’attitudes parfois « punk » sans parler de conditions de logement et d'hygiène de vie précaires. Ils décrochent aussi leur premier contrat d'enregistrement, chez Polydor, en tant qu'accompagnateurs du chanteur et guitariste américain Tony Sheridan. En juillet 1961, Stuart décide de quitter le groupe pour se consacrer entièrement à la peinture et vivre auprès d’Astrid à Hambourg. Le 10 avril 1962, il meurt d'une hémorragie cérébrale, trois jours avant le retour des Beatles en Allemagne. Il n'avait que 21 ans. Les Beatles apprennent la nouvelle par Astrid, à leur arrivée à l'aéroport deux jours plus tard. John Lennon est très marqué par cette disparition et y fera allusion dans la chanson « In My Life » (sur l'album Rubber Soul en 1965). L’année 1962 voit la rencontre des futurs « Fab Four » de Liverpool avec le producteur britannique George Martin du label Parlophone (division d'EMI) et le remplacement du batteur Pete Best par Ringo Starr. Après, le début de la grande histoire… ||

Information

7 juin 2020

Black Lives Matter : Justice for George Floyd

Black Lives Matter : Justice for George Floyd

PAUL McCARTNEY

« Alors que nous continuons à assister aux manifestations et démonstrations à travers le monde, je sais que beaucoup d'entre nous veulent savoir exactement ce que nous pouvons faire pour aider. Aucun de nous n'a toutes les réponses et il n'y a pas de solution miracle mais nous devons changer. Nous devons tous travailler ensemble pour vaincre le racisme sous toutes ses formes. Nous devons en apprendre davantage, écouter davantage, parler davantage, nous éduquer et, surtout, agir. En 1964, les Beatles devaient jouer Jacksonville aux États-Unis et nous avons découvert que ce serait pour un public ségrégué. C'était mal. Nous avons dit : « Nous ne faisons pas ça ! » Et le concert que nous avons fait était pour leur premier public non ségrégué. Nous nous sommes ensuite assurés que cela figurait dans notre contrat. Pour nous, cela semblait être du bon sens. Je me sens malade et furieux de constater que nous sommes soixante ans plus tard et que le monde soit sous le chocs des horribles scènes du meurtre insensé de George Floyd aux mains du racisme policier, ainsi que par les innombrables autres qui l'ont précédé. Nous tous ici soutenons toutes celles et tous ceux qui protestent et élèvent leurs voix en ce moment. Je veux que justice soit faite pour la famille de George Floyd, je veux que justice soit faite pour tous ceux qui sont morts et qui ont souffert. Ne rien dire n'est pas une option. Love Paul McCartney » ||

The BeatlesPaul McCartneyYoko OnoPétition




6 octobre 2019

Ginger Baker décédé : hommage de Paul McCartney et Ringo Starr

Ginger Baker décédé : hommage de Paul McCartney et Ringo Starr

Peter Edward « Ginger » Baker, le légendaire batteur du groupe de rock britannique Cream, est mort au matin du dimanche 6 octobre, a annoncé sa famille. Il était âgé de 80 ans. « Nous sommes très tristes d'annoncer que Ginger est décédé paisiblement à l'hôpital ce matin. Merci à tout le monde pour vos gentils mots ces dernières semaines », est-il écrit dans un message publié sur le compte Twitter du musicien. Ginger Baker est l'un des trois grands batteurs britanniques ayant marqué dans la seconde moitié des années soixante l'histoire du rock, avec Charlie Watts des Rolling Stones et Mitch Mitchell au sein du Jimi Hendrix Experience. Eric Clapton est désormais le seul survivant du trio mythique Cream après la disparition du bassiste Jack Bruce, le 25 octobre 2014. Tout au long de sa vie de globe-trotter, Ginger Baker n'a jamais cessé de jouer, ses percussions sont réputées pour leur style, leur sens du spectacle et l'utilisation de deux tambours à la place du tambour traditionnel. À ses débuts, il a interprété de longs solos de batterie, notamment dans la chanson « Toad » de Cream, l'un des premiers exemples enregistrés dans la musique rock. Baker a été intronisé au Temple de la renommée du rock and roll en tant que membre de Cream (1993), du Temple de la renommée du batteur moderne (2008) et du Temple de la renommée du batteur classique (2016). En 2006, Cream a reçu un Grammy Award pour l'ensemble de son œuvre. Baker a également été nominé pour un Grammy en 1968 en tant que meilleur nouvel artiste. Depuis l’annonce du décès, les messages ont déferlé sur les réseaux sociaux. Les deux ex-Beatles encore vivants ont témoigné leur sympathie : « Ginger Baker était un batteur génial - un mec sauvage et charmant. Nous avons travaillé ensemble sur l’album Band on the Run dans son studio ARC de Lagos, au Nigeria. La nouvelle de sa mort m'attriste, mais les souvenirs sont là pour toujours. », a exprimé Paul McCartney. Quant à Ringo Starr, autre batteur de légende, il a partagé ces quelques mots pour son collègue disparu : « Dieu bénisse GB, incroyable musicien, batteur déchaîné et inventif. Paix et amour à sa famille. »

Né à Lewisham, un quartier du sud-ouest de Londres, le 19 août 1939, il devient orphelin de père à quatre ans, mort sur les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir failli embrasser une carrière de cycliste, fait ses premières armes dans le milieu d'un jazz britannique qui s'ouvre alors au rhythm'n blues. À ses débuts, il joue dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner et Cyril Davies, qui comprend de nombreux musiciens de passage, allant et venant, Charlie Watts, Mick Jagger et Jack Bruce. Il quitte les Blues Incorporated et, en compagnie de Jack, il rejoint les différentes formations de Graham Bond jusqu'en 1966. Puis devenu le leader de ce groupe, il expulse Jack et quitte finalement lui-même le groupe un peu plus tard. Toujours en 1966, celui qu'on va surnommer « le premier batteur superstar du rock » fonde Cream, avec Eric Clapton et Jack Bruce comme bassiste. Le trio sort quatre albums (Fresh Cream en 1966, Disraeli Gears en 1967, Wheels of Fire en 1968, et Goodbye en 1969). En 1968, le groupe se sépare après une tournée d’adieu triomphale, dont un concert historique filmé au Royal Albert Hall (Londres). Cream se reformera en 2005 pour trois nouveaux concerts dans le célèbre Royal Albert Hall. Ginger Baker est avec Clapton, en 1969, au sein du super-groupe Blind Faith comprenant Steve Winwood et Ric Grech. Au début des années 1970, il tourne et enregistre avec un groupe de jazz-rock : Ginger Baker's Air Force. À la tête de cette formation où figure l'organiste Stevie Winwood, il interprète un rock psychédélique aux accents rythm'n blues, avec des incursions dans la folk music, l'inclusion de chants indigènes et de percussions africaines. C'est aussi la rencontre avec Fela Kuti, roi de l'afrobeat, qui donne naissance au disque Live ! en 1971. Il enregistre Stratavarious en 1972 aux côtés de Bobby Tench et Fela Kuti. Après avoir lancé le projet 14 mois auparavant et rencontré de nombreuses difficultés, il ouvre les portes du studio d'enregistrement Batakota (ARC) en janvier 1973, à Lagos au Nigeria, premier studio 16 pistes fondé en Afrique. C'est dans ce cadre que la même année Ginger Baker collabore aux percussions sur le titre « Picasso’s Last Words (Drink To Me) » de Paul McCartney et des Wings pour l'album Band on the Run.

En 1976, il traverse le Sahara avec Keith Gerrard. Ce voyage a duré quatre jours et a été le plan du premier Rallye Paris-Dakar en 1978. Il forme le Baker Gurvitz Army en 1974 et enregistre trois albums, ils se séparent en 1976. En 1980, il rejoint les Hawkwind pour un album et une tournée. En 1985, il enregistre avec Public Image Ltd de John Lydon pour le disque nommé Album. Depuis 1986, Ginger Baker a sorti plusieurs opus de jazz fusion, dont Going Back Home en 1993, avec deux autres musiciens explorateurs, le guitariste Bill Frisell et le contrebassiste Charlie Haden. Il a également tourné avec des groupes de styles variés (jazz, musique classique, rock). Dans ces années 80, il fonde un école de batterie à Milan. En 2012, sort le documentaire Beware of Mr. Baker sur la vie de Ginger Baker, réalisé par Jay Bulger. En février 2013, il vit en Afrique du Sud et annonce souffrir d'une maladie pulmonaire obstructive chronique, causée par des années de tabagisme et de douleurs dorsales chroniques provoquées par l'arthrose. En 2014, paraît son dernier album intitulé Why ? En juin 2016, il subit une opération à cœur ouvert. En mars 2016, il annonce qu'il lui est maintenant fortement déconseillé de donner de nouveaux concerts, à cause de problèmes cardiaques. Il meurt le 6 octobre 2019 dans un hôpital à Londres. Ginger Baker a été marié quatre fois et a eu trois enfants. Il avait déclaré à sa première femme que si elle lui demandait de choisir entre sa batterie et elle, il choisirait la batterie. Au cours de sa longue carrière, pionnier de la percussion entre rock, jazz fusion, world music et collaborations explosives, Ginger Baker fut aussi adulé que redouté en raison de sa personnalité imprévisible, prompte aux accès de violence. Dans ses mémoires, Hellraiser, The Autobiography of The World’s Greatest Drummer (John Blake Publishing, 2009), Baker admettait, entre quelques diatribes contre le monde entier, avoir été son premier ennemi, en raison de son tempérament colérique. À cela s’ajoutent un père loin d’être modèle, un investisseur malchanceux dans des affaires extra-musicales et une vingtaine d’années marquées par son addiction à l’héroïne dont il dira avoir arrêté à « 29 reprises ». Ginger Baker a été, dans les sixties, le plus flamboyant des batteurs de l’histoire du rock, la première superstar de l’instrument d’une musique qui, ironiquement n’était pas la sienne. Musicien d’exception, il avait toujours insisté pour être présenté comme un musicien de jazz, la musique de ses débuts, celle vers laquelle il revenait régulièrement et qui lui aura apporté les plus grandes satisfactions artistiques, avec ses explorations des polyrythmies des musiques africaines. ||

InformationMémorial


Ginger Baker au Cream's Farewell Concert (Royal Albert Hall, Londres, 26 novembre 1968).

5 octobre 2019

L'album «Abbey Road» des Beatles de nouveau en tête du hit-parade

L'album «Abbey Road» des Beatles de nouveau en tête du hit-parade

Le mythique album Abbey Road des Beatles est de nouveau en tête du hit-parade au Royaume-Uni, 50 ans après sa première édition, battant par la même occasion le propre record du groupe anglais du plus grand intervalle entre deux passages au sommet du classement. L'édition spéciale remixée par Giles Martin et Sam Okell, sortie le 27 septembre à l'occasion de son cinquantième anniversaire et enrichie de matériel inédit, s'est hissée ce vendredi 4 octobre au premier rang de musique la plus écoutée et achetée. Lors de sa publication, l'album était resté numéro 1 au Royaume-Uni pendant 17 semaines. Le dernier album studio des Beatles, bien qu'il précède la sortie de Let It Be (1970), enregistré avant, était sorti le 26 septembre 1969, six jours après que John Lennon eut informé ses partenaires qu'il quittait le groupe. L'iconique photo de la pochette prise le 8 août 1969 par le photographe écossais Iain MacMillan, devenue l'une des plus célèbres de l'histoire de la musique, montre les quatre musiciens traversant un passage piétons devant les studios d'enregistrement Abbey Road, sur la rue du même nom. John Lennon ouvre la marche, suivi de Ringo Starr, Paul McCartney pieds nus et George Harrison. Le nom The Beatles ainsi que l'appellation de l'opus ne figurent pas sur la face principale de la couverture d'Abbey Road, sur Rubber Soul (1965) il y avait que le titre de l'album. « J'ai du mal à croire qu'Abbey Road tienne le coup après toutes ces années. Mais d'un autre côté, c'est un album vraiment cool », a tweeté Paul McCartney. Il y a deux ans, la réédition pour son cinquantième anniversaire de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, que le magazine Rolling Stone avait qualifié du plus grand album de tous les temps, avait elle aussi fait son grand retour en tête des charts après 49 ans et 125 jours. Un record désormais battu par Abbey Road, qui a retrouvé les rayons des disquaires après 49 ans et 252 jours. Le mois dernier, des centaines de fans des Beatles se sont rassemblés dans la rue devant les studios, dans le nord-ouest de Londres, pour célébrer les cinq décennies passées depuis que les Fab Four ont traversé le fameux passage piétonnier. L'album, qui comprend des chansons comme « Come Together » et « Here Comes the Sun », a également été le vinyle le plus vendu de la semaine, avec environ 9000 exemplaires commercialisés. ||

BoutiqueInformation

26 septembre 2019

Cinquantième anniversaire de l'album «Abbey Road» des Beatles

Cinquantième anniversaire de l'album «Abbey Road» des Beatles

Abbey Road est le onzième album original publié par les Beatles, paru le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni, et le 1er octobre aux États-Unis. Il est le premier du catalogue des Fab Four à être enregistré en mode stéréo. Bien que sa sortie précède celle de Let It Be, sorti en mai 1970, c'est le dernier album enregistré par le groupe de Liverpool. Le 20 août 1969, les quatre Beatles sont réunis pour la toute dernière fois en studio pour terminer « I Want You (She’s So Heavy) » et, vers la fin de septembre, au moment où le disque paraît, John Lennon met un terme au groupe en lui annonçant son départ définitif. La séparation des Beatles n'est toutefois officialisée que le 10 avril 1970 par un communiqué de Paul McCartney destiné à promouvoir son premier album solo. À noter que le 8 septembre, moins de trois semaines avant la sortie d'Abbey Road, John Lennon, Paul McCartney et George Harrison se retrouvent autour d'une table et évoquent le projet d’un futur album, dont un single pourrait sortir pour Noël. Cette information révélée en 2019 par Mark Lewisohn, historien mondialement reconnu des Beatles, figure sur un enregistrement audio inédit destiné à Ringo Starr, malade ce jour-là. Après l'échec des sessions du projet Get Back en janvier 1969, Paul McCartney, au nom de tout le groupe, contacte le producteur George Martin pour lui proposer d'enregistrer un album « comme avant ». Après quelques enregistrements effectués entre février et mai 1969, les quatre Beatles se réunissent une dernière fois aux studios EMI de Londres (qui seront renommés plus tard les studios Abbey Road), en juillet et août 1969, pour mettre en boîte une collection de chansons dont la plupart avaient été composées, répétées et/ou enregistrées sous forme de démos à l'époque du White Album et du projet Get Back, toutes retravaillées pour l'occasion. La pochette du disque reste une des plus célèbres de l'histoire de la musique, représentant les Beatles traversant un passage piéton londonien au croisement de Grove End Road et Abbey Road, face aux studios où ils ont enregistré presque toutes leurs chansons depuis 1962. Le cliché immortalisé par le photographe écossais Iain MacMillan fait naître une incroyable rumeur prétendant que Paul McCartney s'était tué dans un accident de voiture en novembre 1966, et qu'il avait été remplacé par un sosie (voir ci-dessous le lien « Histoire »). Cité comme un album particulièrement bien produit et remarquablement construit, un des plus influents aussi, à commencer par sa pochette, Abbey Road est un immense succès commercial, avec 30 millions d'exemplaires vendus dans le monde, soit la deuxième meilleure vente après Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967). Quarante ans après sa sortie, la popularité d'Abbey Road ne se dément pas, puisque c'est cet album qui devance toutes les œuvres du groupe au sommet des hit-parades à travers la planète à l'occasion de la réédition de tout le catalogue remasterisé en septembre 2009. Le classement du magazine Billboard 2017 des meilleures ventes de vinyles aux États-Unis conforte la tendance en plaçant au sommet Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (72.000 exemplaires) et Abbey Road (66.000 exemplaires). Pour célébrer ses 50 ans, le 27 septembre 2019 sort une réédition remixée d’Abbey Road par Giles Martin (fils de Sir George Martin, producteur historique des Beatles disparu en 2016) et de l’ingénieur son Sam Okell, les mêmes qui ont remastérisé et modernisé le son des deux précédentes rééditions (« Sgt. Pepper » et « White Album »).

Abbey Road se distingue avec un medley d'un quart d'heure, présentant huit chansons plus ou moins complètes qui s'enchaînent les unes après les autres, sur sa seconde face. L'album confirme également le talent d'auteur-compositeur du guitariste George Harrison, qui propose « Something » et « Here Comes the Sun », deux de ses plus fameuses compositions avec les Beatles, et popularise l'utilisation du synthétiseur (en l'occurrence un Moog) dans le rock. Ce tout nouvel instrument révolutionnaire avait été utilisé quelques mois plus tôt pour Electronic Sound, deuxième album solo d'Harrison. Cet opus « expérimental » représente surtout un avant-goût d'un usage plus travaillé du Moog sur l'album Abbey Road des Beatles. On l’entend dans quatre morceaux : « Maxwell's Silver Hammer » (McCartney), « Here Comes the Sun » (Harrison), « Because » (Lennon) et « I Want You (She’s So Heavy » (Lennon) avec ces bruits qui ressemblent à du vent. « Come Together, join the party » n’était rien d’autre, à la base, qu’un slogan de campagne de Timothy Leary, candidat au poste de gouverneur de l’État de Californie en 1969 – et par ailleurs fervent partisan des bienfaits thérapeutiques du LSD. John Lennon s’en inspire pour créer « Come Together ». En studio, les paroles évoluent drastiquement et plusieurs phrases sont improvisées en cours de route. C’est là que né le passage here comes old flat-top voici venir un type avec une coupe au carré »). Sauf que cette phrase est aussi présente dans le titre de Chuck Berry, « You Can’t Catch Me ». Ce dernier attaque Lennon en justice pour plagiat. En dédommagement, le fondateur des Beatles doit enregistrer deux chansons de Berry sur un de ses albums solo en 1975. Prévu pour être le dernier morceau du dernier album officiel de la carrière des Beatles, et écrit par Paul McCartney, « The End » trace un étonnant parallèle avec « Love Me Do », le premier titre du groupe enregistré en septembre 1962. C’est le même musicien encore adolescent, auteur de paroles anodines Love, love me do, you know I love you... aime-moi, tu sais que je t’aime »), qui écrit, quelques années plus tard, autour du même mot « amour », ce message de sagesse pour conclure la carrière du groupe qui a révolutionné la musique populaire : And in the end, the love you take is equal to the love you make (traduction ci-après). Il explique : « Je voulais finir le medley avec un couplet significatif, alors j’ai suivi William Shakespeare et j’ai écrit cette phrase. » Dans l’interview donnée au magazine Playboy le 5 décembre 1980, soit trois jours avant son assassinat, John Lennon salue le talent d’auteur de McCartney en disant : « C’est encore Paul... Avec cette phrase, et à la fin, l’amour que tu prends est égal à l’amour que tu fais, c’est une ligne très cosmique. Cela prouve que quand Paul le veut, il est capable de penser ! » Mais la vraie dernière plage du dernier disque des Beatles est un morceau caché par un blanc de 15 secondes sur le sillon du 33 tours. Écrit par Paul McCartney, « Her Majesty » n'a que 23 secondes de durée — et parle d'une manière peu commune de la reine d'Angleterre. Au départ partie intégrante du fameux medley qui clôt l'album, la composition a été rejetée et s'est finalement retrouvée isolée à la fin du mixage final. N'étant pas crédité au dos de la pochette du disque originel, ce titre sera généralement considéré comme la première « chanson cachée » de l'histoire du rock. ||

BoutiqueHistoire