Swiss Beatles Fan Club

19 juin 2019

«Yesterday» : film de Danny Boyle où les Beatles n'ont jamais existé...

«Yesterday» : film de Danny Boyle où les Beatles n'ont jamais existé...

Le réalisateur britannique Danny Boyle est de retour sur grand écran avec un nouveau film intitulé Yesterday, à découvrir au cinéma le mercredi 3 juillet 2019. Et si les Beatles n’avaient jamais existé ? Tel est le point de départ de ce long-métrage écrit par Richard Curtis sur une idée de Jack Barth. Après Transpotting mais aussi La Plage, Slumdog Millionaire, 127 heures ou plus récemment Steve Jobs, Boyle propose désormais Yesterday, une uchronie cinématographique décrivant un monde parallèle où les Fab Four sont littéralement effacés de la conscience du monde. Jack Malik (Himesh Patel) a aujourd'hui écarté toute chance de faire un jour carrière dans la musique, malgré l'insistance de sa meilleure amie Ellie qui le pousse à continuer. Après une panne de courant générale et un choc violent avec un bus, il sort du coma avec deux dents en moins. Plus tard, alors qu'il interprète à la guitare la chanson « Yesterday » des Beatles, il se rend compte qu'il est le seul à connaître l'existence du célèbre groupe de Liverpool. Jack décide alors de prendre sa chance et lance sa carrière musicale en jouant les chansons des Beatles. Il connaît très vite un énorme succès mondial. Le tournage de Yesterday a débuté le 21 avril 2018. Les scènes du film ont eu lieu en Angleterre dans le Suffolk (Halesworth, Dunwich, Latitude Festival près de Southwold, ...) ainsi qu'à Clacton-on-Sea dans l'Essex. Un appel au casting pour des figurants a été réalisé après des concerts d'Ed Sheeran au Millennium Stadium de Cardiff en mai 2018. Environ 5000 figurants seront donc recrutés pour apparaître dans des séquences tournées à Gorleston-on-Sea dans le Norfolk, en juin de la même année. Le tournage est également passé par Liverpool et Los Angeles.

Cette comédie musicale et dramatique met en valeur Himesh Patel vu dans la série Damned, mais aussi Lily James que l'on retrouve dans Mamma Mia ! Here We Go Again et Le Cercle littéraire de Guernesey, Ana de Armas avec le film de science-fiction Blade Runner 2049 et Ed Sheeran, l'auteur-compositeur-interprète britannique à succès. Kate McKinnon, actrice et humoriste américaine au Saturday Night Live et James Corden, l'animateur anglais du Late Late Show figurent également au générique. La directrice de casting Gail Stevens et son assistante Rebecca Farhall ont repéré Himesh Patel dans le soap EastEnders, très populaire outre-Manche. Danny Boyle avait déjà auditionné d'autres comédiens qu'il trouvait convaincants pour le rôle mais il a été conquis dès que l'acteur s'est mis à chanter : « C’est comme si c’était la première fois que j’entendais cette chanson que pourtant je connaissais et que j'adorais. Il se l’était complètement approprié. Il était à la fois humble avec la chanson des Beatles et s’en était en même temps complètement affranchi. On était loin d’une version karaoké améliorée, il en avait fait quelque chose de très personnel, comme si la chanson était de lui. » Il s'agit de son premier rôle au cinéma. Danny Boyle et Richard Curtis ont évidemment reçu l'aval des membres des Beatles et de leurs héritiers pour pouvoir utiliser leurs chansons. Suite à la négociation avec Apple Records (société des Beatles) et Sony / ATV Music Publising, on estime que les coûts liés à l'obtention du droit d'utilisation de la musique des Beatles ont coûté 10 millions de dollars au budget de la production. Boyle a déclaré que Ringo Starr et Olivia, la veuve de George Harrison, avaient vu le film et envoyé des messages de soutien. La bande originale paraît ce 21 juin en édition CD, numérique et streaming. ||

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12 juin 2019

«Hornsey Road» : le spectacle de Mark Lewisohn, historien des Beatles

«Hornsey Road» : le spectacle de Mark Lewisohn, historien des Beatles

Septembre 2019 marque le 50e anniversaire de l'album Abbey Road des Beatles, le onzième et avant-dernier opus publié du quatuor de Liverpool récompensé par plusieurs disques de platine - la dernière œuvre qu'ils ont enregistrée avant leur séparation le 10 avril 1970, officialisée par l'annonce du départ de Paul McCartney. Sorti le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni, Abbey Road symbolise la fin des années 60 et le plus grand groupe de tous les temps tirait ainsi sa révérence quelques mois avant la parution de l'album Let It Be précédemment enregistré. Pour explorer cet anniversaire, l'historien mondialement reconnu des Beatles, Mark Lewisohn - dont le très acclamé Tune In est la première partie de la biographie définitive du groupe - entame dès le 18 septembre prochain une tournée de 21 dates au Royaume-Uni avec son spectacle nouvellement créé Hornsey Road. Cette présentation théâtrale de deux heures - pleine de surprises, d’humour et de sensations fortes - constituera une histoire illustrée et intelligente des quatre héros anglais de toujours, les Beatles et de leur album Abbey Road, offrant un aperçu unique du groupe qui a changé le cours de la culture et dont l'influence est encore substantielle. Hornsey Road illumine Abbey Road sous tous les angles, en racontant les histoires qui se cachent derrière les chansons et la vie de ses créateurs, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr - le plus jeune âgé de 26 ans à peine, le plus vieux de 29 ans à l'époque. Le spectacle explorera les nombreux événements mémorables qui se sont produits pendant son enregistrement, lorsque les Beatles étaient ensemble de manière créative à l’intérieur du studio mais en train de s’effondrer à l’extérieur. C'était l'année de leur rupture et l'album a été réalisé à une époque de bouleversements dans leur vie personnelle et professionnelle, lorsque deux d'entre eux venaient de se marier et que le groupe perdait des actifs commerciaux et n'arrivait pas à se mettre d'accord.

Mark Lewisohn possède les meilleures archives du monde sur les Beatles, récoltées pendant plus de 40 ans avec un accès sans égal aux collections publiques et privées. Sur scène, il parlera au public avec un contenu fort et pertinent, de rares séquences de musique, des photos, des films et des artefacts à collectionner. Lewisohn commente : « Hornsey Road est entièrement consacré à Abbey Road, les gens qui l’ont fait et le temps dans lequel ils l’ont fait. Ce triomphe artistique a été créé à un moment charnière dans la vie des Beatles, et je vais révéler la riche histoire, rafraîchir les histoires remarquables qui se cachent derrière sa création et la ramener à la vue, au son et à l’odorat. Je livrerai un regard original et surprenant à cette collection de magnifiques chansons, superbement enregistrées par les Beatles et leur producteur George Martin il y a cinquante étés, et présentées dans la pochette très imitée... J'expliquerai la fabrication de l'album dans le contexte de la scène musicale contemporaine de 1969 et dépeindrai les quatre Beatles en tant qu'amis, membres de leur groupe et artistes au sommet de leurs forces créatrices. » L’album préféré des Beatles, plébiscité par le Daily Telegraph comme « luxuriant, riche, lisse, épique, émotionnel et tout à fait magnifique », Abbey Road n’était pas un autre chapitre triomphant du temps inégalé passé par les Beatles, c’était leur meilleur vente et dernière création, régulièrement voté parmi les plus grands albums de tous les temps. Encore maintenant, un demi-siècle plus tard, il reste une remarquable collection de pistes, mûres pour une plongée de célébration profonde que livrera Mark Lewisohn avec Hornsey Road. ||

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2 juin 2019

Frédéric Buffa : l'univers intriguant de «Beatlemaniac»

Frédéric Buffa : l'univers intriguant de «Beatlemaniac»

Paris, mars 2013. Divorcé et sans enfant au seuil de la quarantaine, le commandant Jean-Paul Estable traîne son blues et rêve de changer de vie. Enquêteur à la Brigade criminelle, il est confronté au meurtre inexpliqué d’un enseignant bouddhiste tué d’une balle en pleine tête dans son sommeil. L’iPod trouvé sur la victime avec pour seul enregistrement la chanson « Tomorrow Never Knows » des Beatles éveille sa curiosité, d’autant qu’il est lui-même un grand fan des Fab Four… Beatlemaniac, qui mêle intrigue policière, doutes existentiels et de nombreuses références plus ou moins explicites à l’univers des Beatles, est susceptible de séduire à la fois les amateurs de polars et les fans du quatuor de Liverpool. L'auteur revisite leur légende et distille les anecdotes surprenantes au fil de l'enquête. Pour la sortie de l’autopublication de son roman policier, Frédéric Buffa organise un concours portant sur les chansons des Beatles, à découvrir ci-dessous en cliquant sur le lien « Concours ». Beatlemaniac est disponible en version électronique et depuis le 11 juin en édition brochée. Ingénieur et titulaire d’un doctorat en science politique, Frédéric Buffa dirige le Département des langues étrangères de l'Université Vasco de Quiroga à Morelia (Mexique). ||

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28 mai 2019

Les 50 ans du «bed-in» de John Lennon et Yoko Ono à Montréal

Les 50 ans du «bed-in» de John Lennon et Yoko Ono à Montréal

Cinq jour après leur mariage à Gibraltar, le 20 mars 1969, John Lennon et Yoko Ono avaient déjà organisé un premier bed-in, au Hilton d’Amsterdam, selon le même concept : s’allonger dans un lit et recevoir des journalistes pour promouvoir un message pacifiste, tandis que la guerre du Vietnam soulevait des vagues de contestation. Cette fois, ils veulent convoquer la presse nord-américaine. Problème : Lennon ayant été condamné pour consommation de cannabis, il n’est pas autorisé à rentrer aux États-Unis. Un temps envisagé aux Bahamas, l’événement est finalement relocalisé moins loin de New York, à Montréal. Trois suites du Reine Elizabeth (qui a aussi reçu Charles de Gaulle, Fidel Castro, Nelson Mandela et Jimmy Carter) sont réservées à cet effet. Dans la 1742, un matelas a été déplacé de la chambre au salon afin que le couple, tout de blanc vêtu, puisse s’étendre sous la baie vitrée où des affiches portent les inscriptions « Hair Peace » et « Bed Peace ». Dans le lobby, les couloirs et la suite, c’est la cohue. On y croise des centaines de journalistes, des personnalités comme Dick Gregory (activiste du mouvement des droits civiques) ou Timothy Leary (le « pape du LSD »), des amis, des fans et des inconnus de passage. Aux nombreuses questions posées lors de ce séjour du 26 mai au 2 juin, l'une traite des motivations d'une telle action pacifique : « La publicité sert à vendre toutes sortes de choses, répond John. Pourquoi pas la paix ? C’est le plus beau des produits. » Dans un joyeux chaos et avec des moyens techniques limités, Lennon compose puis enregistre le 1er juin une première version de son célèbre hymne à la paix « Give Peace a Chance » (Donne une chance à la paix). Les chœurs, parfois approximatifs, sont assurés par des artistes et des journalistes présents. Le mixage est fait le lendemain au studio d'André Perry à Brossard, dans la banlieue sud de Montréal. Il invite les chanteurs québécois Robert Charlebois, Mouffe et une dizaine d'autres amis pour rehausser le son de la chorale. Publiée seulement en 45 tours en juillet 1969, conçue hors albums et sortie par la maison de disque Apple des Beatles, la chanson devient numéro 2 en Angleterre et numéro 14 au Billboard Hot 100 aux États-Unis et atteint la première place aux Pays-Bas.

Cinquante ans après cet événement médiatique, l'hôtel montréalais célèbre ces jour-ci ce geste du couple légendaire par une série de festivités. « Quand le couple est parti, pendant des années on n'a pas parlé du bed-in, mais ensuite John a été assassiné, d'autres guerres ont continué », poursuit Joanne Papineau, porte-parole de l'établissement. « Les gens ont voulu voir où ça s'était passé, ils ont trouvé un sens à ce qu'ils avaient fait bien des années plus tard ». Quant à Geneviève Borne, l'animatrice des festivités, qui s'exprimait le 23 mai dernier lors d'une conférence de presse, elle estime que « " Give Peace a Chance " est certainement l'une des chansons les plus marquantes et les plus influentes de la musique contemporaine », et de préciser : « Ce bed-in pour la paix a été l'un des premiers actes de militantisme par des artistes .» Au menu des célébrations de l'hôtel Fairmount Reine Elizabeth : une exposition photo, des visites guidées de la fameuse suite 1742, une soirée « hippie » ou un concert pour la paix. Les admirateurs nostalgiques ont aussi la possibilité de réserver la suite de Lennon-Ono et ce jusqu'à la fin 2019. À l'époque, John et Yoko avaient loué plusieurs chambres qui, depuis, ont été réunies en une suite de près de 130 m2 complètement réaménagée tout en recréant la version de 1969. Moyennant 3000 dollars minimum, on peut passer une nuit à deux dans cette célèbre suite. La direction de l'établissement promet une nuit inoubliable avec « Bed peace » (au lit pour la paix) inscrit sur la vitre derrière le grand lit blanc, téléphone vintage qui permet d'entendre la voix de Lennon, téléviseur vintage qui retransmet des images d'archives de l'événement, mais aussi la mise à disposition de deux pyjamas thématiques, des fleurs blanches, les paroles de « Give Peace a Chance » calligraphiées. ||

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16 mai 2019

«Woman play Beatles» : le manifeste de musiciennes espagnoles

«Woman play Beatles» : le manifeste de musiciennes espagnoles

Women play Beatles est un événement unique dans lequel 31 musiciennes de la région de Valence en Espagne vont se rassembler sur scène pour rendre un hommage singulier au groupe mythique des Beatles. Le spectacle aura lieu ce vendredi 17 mai à Valence dans la salle 16 Toneladas dès 22 h 30. La pianiste, chanteuse et saxophoniste valenciennoise Irene Gómez Fayos est le moteur de cette initiative qui vise à « rendre visibles toutes les musiciennes et à revendiquer leur présence sur la scène tous les jours de l'année ». Dans la troisième ville d'Espagne qui compte officiellement 798 538 habitants au 1er janvier 2018 et environ 1 720 000 dans sa métropole, de nombreux hommages ont été rendus au légendaire groupe anglais de Liverpool tout au long de l’année, mais aucun d’entre eux n’a jamais eu de musicienne, comme c’est le cas dans la plupart des événements musicaux, qu’il s’agisse de festivals ou de concerts, où le féminin est minuscule. Cet hommage apporte une perspective différente à la musique des Beatles et un soutien aux associations, projets et groupes qui œuvrent pour l'égalité dans l'industrie de la musique et luttent pour les droits des femmes dans ce domaine. En ce sens, les bénéfices du concert de solidarité Women play Beatles iront à l'AMCE (Association des femmes créatrices de musique en Espagne), à Femirockers et au festival Tremenda Fem Fest. ||

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