Swiss Beatles Fan Club

21 février 2018

Le fabriquant de guitares Gibson dans la tourmente financière

Le fabriquant de guitares Gibson dans la tourmente financière

Le célèbre fabricant américain de guitares Gibson, dont les instruments sont passés entre les mains de John Lennon ou Elvis Presley, est en proie à de grandes difficultés financières et se bat pour ne pas mettre la clé sous la porte. Basée à Nashville, dans le Tennessee, l'entreprise mythique a fait venir depuis lundi un nouveau directeur financier, Benson Woo, pour tenter de sauver le groupe, qui ploie sous les dettes. Gibson Brands, qui commercialise aussi des systèmes audio pour le grand public et pour les professionnels, travaille « actuellement » avec une banque d'affaires pour établir un plan de refinancement de sa dette, explique l'entreprise dans un communiqué. Selon le Nashville Post, le groupe doit payer 375 millions de dollars début août en raison de l'arrivée à échéance d'obligations. « Même si les segments instruments de musique et audio professionnel sont rentables et en croissance, ils sont toujours sous le niveau connu il y a quelques années », a expliqué dans le communiqué le patron Henry Juszkiewicz, qui tente parallèlement de relancer le groupe via un examen complet du budget et de la stratégie.

Gibson continue à recentrer « sa marque audio grand public Philips sur les produits qui ont le plus gros potentiel de croissance » tout en « éliminant les segments qui ne sont pas à la hauteur (des) attentes », est-il aussi expliqué. Le groupe « espère que cette stratégie mènera aux meilleurs résultats financiers de son histoire au cours de l'année qui vient et (lui) permettra de rembourser ses dettes en intégralité dans les années qui viennent », est-il encore écrit. Gibson a racheté en 2014 la branche divertissement du néerlandais Philips pour 135 millions de dollars (126 millions de francs au cours actuel). Le groupe, dont un des plus célèbres modèles est la guitare Les Paul, a été fondé en 1894 et est aujourd'hui basé à Nashville, l'un des hauts lieux de la musique aux États-Unis (rock, blues, country...). Parmi les stars dont les doigts ont couru sur les cordes des Gibson : le bluesman B.B. King, Keith Richards (Rolling Stones), Jimmy Page (Led Zeppelin), les deux autres Fab Four Paul McCartney et George Harrison, Eric Clapton, Gary Moore, Angus Young, Slash et bien d'autres... En 2016, une Gibson Dove offerte à Elvis Presley par son père en 1969 a atteint 334.000 dollars lors d'une vente aux enchères. En 2015, le modèle J-160E qu'affectionnait John Lennon et qu'il avait utilisé pour composer des titres des Beatles comme She Loves You et All My Loving s'est vendu pour 2,41 millions de dollars, à quelques unités du prix le plus élevé jamais payé pour une guitare signée par, entre autres, Keith Richards, Eric Clapton, David Gilmore, Sting et Paul McCartney, une Fender Stratocaster vendue 2,7 millions de dollars en 2005. ||

Photo de titre : Paul McCartney avec le modèle Gibson Les Paul Standard Sunburst 1960 pour gaucher, numéro de série : 01475. George Harrison et la Gibson SG Standard 1964 vendue pour 570.000 dollars en 2014. Elle fut notamment utilisée en concert, ainsi que pour les albums « Revolver » et le « White Album ». John Lennon sur la J-160E (cliquez le lien ci-dessous).

Information

20 février 2018

Concerts d'Al Di Meola en Suisse : d’Astor Piazzolla aux Beatles

Concerts d'Al Di Meola en Suisse : d’Astor Piazzolla aux Beatles

Invité par les Migros-pour-cent-culturel-Jazz, l’Américain Al Di Meola, l’un des plus grands guitaristes de l’histoire du jazz sera en tournée suisse du 6 au 10 mars prochain. Il donnera des concerts à Berne, Genève, Bâle et Zurich. Il sera sur scène aux côtés de l’accordéoniste italien Fausto Beccalossi pour un programme mettant à l’honneur les compositions d’Astor Piazzolla et de John Lennon-Paul McCartney, notamment. En hommage au groupe mythique de Liverpool, le musicien du New Jersey a publié en 2013, l'album All Your Life enregistré dans les légendaires studios Abbey Road à Londres, suivi de la tournée Beatles and More. En première partie, les spectateurs pourront entendre un duo composé du trompettiste fribourgeois Matthieu Michel et du contrebassiste zurichois Heiri Känzig. Pour le concert de l’Alhambra à Genève (le 7 mars), Migros Magazine tire au sort 5 x 2 billets. Pour tenter de gagner deux places, veuillez consulter ci-dessous le lien « Concours » et répondre à la question jusqu'au dimanche 25 février à minuit.

Al Di Meola a d’ores et déjà laissé une trace majeure dans l’histoire de son instrument. Des premières collaborations avec Chick Corea et son groupe Return to Forever en 1974, il a croisé les cordes avec le gotha du jazz fusion et latino-américain, avec quelques collaborations légendaires : les partenariats avec Jaco Pastorius et Stanley Clarke, la rencontre avec Jean-Luc Ponty ou le fameux trio irrésistible qu’il a formé avec John McLaughlin et Paco de Lucia. Le style de jeu d’Al Di Meola, savant mélange de virtuosité couleur fusion et d’affection ultérieure pour le flamenco et certaines autres influences méditerranéennes, sera idéal pour le double répertoire visité lors de son passage en Suisse, qu’il déclinera en état de grande complicité avec le remarquable accordéoniste Fausto Beccalossi. ||

ConcoursBilletterieInformation
Peo Alfonsi (accompagnement), Al Di Meola et Fausto Beccalossi (accordéon)
interprètent « Because » (The Beatles) au Newton Theatre de New York (9 février 2018).

19 février 2018

Hommage aux Beatles et à John Lennon à La Penne-sur-Huveaune

Hommage aux Beatles et à John Lennon à La Penne-sur-Huveaune

Le projet « Lennon Is Live » est né autour de cinq amis musiciens expérimentés ayant écumé toutes les scènes du département français des Bouches-du-Rhône et ses alentours depuis 30 ans. Après plusieurs concerts débutés en 2013 et dédiés au fondateur des Fab Four, ils ont imaginé un nouvel hommage consacré à la carrière des Beatles et de John Lennon. Comment honorer l’œuvre de ce groupe culte britannique et de son leader charismatique, contestataire et emblématique des années 70 disparu tragiquement avant d’avoir pu effectuer la tournée qu’il envisageait, lors de la sortie de son dernier album Double Fantasy en 1980 ? Il fallait la passion et la volonté de ces cinq musiciens marseillais pour s’atteler à ce chantier et le présenter au Cherrydon de La Penne-sur-Huveaune, le vendredi 2 mars prochain.

Entre surf music tendance Beach Boys, pop-60’s aux accents Beatles et britpop quelque part entre Blur et Oasis, le groupe Picnic Republic balance des chansons entraînantes, aux harmonies pop-acidulées et aux refrains entêtants. Sélection 2014 du concours Sosh / Les Inrocks, le quintet d'Aix-en-Provence, a joué dans la plupart des salles de la région ainsi que lors de nombreux festivals (South Vintage Festival, Plan B / Le Mucem sur la plage du Prado) ainsi que dans le mythique Cavern Club de Liverpool en 2017. Depuis 2014, Picnic Republic a sorti 2 EP qui révèlent des compositions originales en anglais, immédiatement accrocheuses et des arrangement sophistiqués mêlant sons électriques (guitares, Wurlitzer), acoustiques (violoncelle, trompettes…) et harmonies vocales. La formation s’apprête à sortir son nouveau EP (« D.I.Y ») prévu pour avril 2018. En attendant, vous pouvez les découvrir sur la scène du Cherrydon et partager avec eux de bonnes vibrations. ||

Information

16 février 2018

George Harrison : «My Sweet Lord»

George Harrison : «My Sweet Lord»

Deux accords et un mantra. c’est ainsi qu’on pourrait résumer (succinctement) l’un des morceaux les plus controversés de l’histoire du rock. Une prière pop à succès qui encombra les tribunaux durant deux décennies. Un sac de nœuds juridique, un tube à problèmes. My Sweet Lord ou comment un glorieux ex-Beatle se fit accuser de vulgaire plagiat. Lorsque George Harrison enregistre sa chanson, à l’été 1970, il est loin de se douter du destin agité qu’elle va connaître. Certes, il redoute un peu la réaction du public devant ce cantique prosélyte, à la gloire du mouvement Hare Krishna. À tel point qu’il a décidé de ne publier aucun single extrait de ce qu’il considère comme son grand œuvre : un ambitieux triple album, All Things Must Pass, sa première échappée solo post-Fab Four. Pourtant, son entourage s’accorde à penser que My Sweet Lord est un hit en puissance. À raison : sortie aux États-Unis le 23 novembre 1970, le titre trône dans les charts pendant des semaines, avec plus d’un million d’exemplaires écoulés en moins d’un mois. La chanson paraîtra en Europe quelques mois plus tard, avec le même retentissement.

« Hare Krishna, Hare Rama. » Le slogan a déjà commencé à parcourir la planète, au son de clochettes tibétaines agitées par des cohortes d’officiants tondus en robes multicolores. Fondé à New York en 1966, dédié à une divinité de l’hindouisme, le mouvement a vite séduit les adeptes de la contre-culture, en mal d’exotisme philosophique. Dont Harrison qui, non content d’apprendre le sitar avec Ravi Shankar, s’est passionné très tôt pour la culture et la spiritualité venues d’Inde. C’est à son initiative que les Beatles s’offrirent un séjour chez le Maharishi Mahesh Yogi en février 1968. S’il n’est pas officiellement membre du mouvement Krishna, George le fréquente régulièrement, le soutient financièrement et considère son fondateur, Prabhupada, comme son maître spirituel. En août 1969, il a même produit un disque pour le Radha Krishna Temple de Londres, un single qui sera suivi d’un album de chants religieux sur le label Apple. En décembre 1969, Harrison est à Copenhague, dans le sillage de la tournée de ses copains Delaney & Bonnie. Entre deux conférences de presse, il gratte sa guitare et improvise sur les deux fameux accords qui vont ouvrir la chanson. Au départ, il a en tête d’écrire un hymne dans la lignée du Oh Happy Day popularisé par les Edwin Hawkins Singers, deux ans auparavant. Petit à petit, le morceau prend forme, avec un texte en forme de prière répétitive et un refrain basé sur l’association du Hare Krishna sanscrit et de l’hallelujah hébreu, « qui disent la même chose », selon George.

Et si Dieu existait ?

Curieusement, Harrison va d’abord offrir la chanson à son pote Billy Preston. La première version, dans le registre gospel-soul-funk, de My Sweet Lord figurera donc sur l’album solo de Preston, Encouraging Words, publié en janvier 1970 et produit par Harrison. Mais lorsqu’il commence à travailler sur son propre album, George décide de la reprendre à son compte. L’enregistrement a lieu entre les London Trident Studios et Abbey Road, avec rien que du beau monde : en vrac, Harrison, Clapton et les membres de Badfinger aux guitares (avec le fameux solo de slide de l’intro), Pete Drake (l’inventeur de la talkbox plus tard reprise par Peter Frampton) à la pedal steel, Gary Wright et Billy Preston aux claviers, Bobby Keys et Jim Price à la section de cuivres, Klaus Voormann à la basse, Ringo Starr et Jim Gordon à la batterie. Le tout produit par Phil Spector, celui du « wall of sound » et du Let It Be des Beatles. Le résultat, on l’a dit, se propulse immédiatement au sommet des hit-parades, à tel point que Lennon (qui vient d’enregistrer la chanson God, dans laquelle il affirme ne croire ni en Jésus ni en Buddah) déclarera, un brin jaloux : « À chaque fois que j’ouvre la radio, j’entends ça. Je vais finir par penser que Dieu existe... »

Les tracas juridiques qui vont suivre n’ont rien à voir avec un quelconque jugement divin. Dès le 10 février 1971, la compagnie d’éditions Bright Tunes assigne en justice Harrison pour plagiat. My Sweet Lord présente des similarités évidentes avec He’s So Fine, une chanson du groupe féminin The Chiffons, qui date de 1963 : même suite d’accords, même mélodie, même tempo… Malgré les dénégations de George, le procès durera près d’un quart de siècle, avec querelles d’experts, tractations financières, appels et retournements de situation. Le tout encore compliqué par les manœuvres d’Allen Klein, ex-manager des Beatles et de Harrison, viré en 1973. D’abord défenseur de George, il finira par passer de l’autre côté en rachetant en douce les droits de la chanson He’s So Fine. En septembre 1976, George Harrison, par la bouche du juge Richard Owen, est reconnu coupable de « copie subconsciente », et condamné à verser la somme de 1,6 million de dollars. Une amende réduite plus tard à 587.000 dollars, la somme que Klein a dépensé pour racheter les droits du titre des Chiffons et que George, cruelle ironie du sort, devra payer à son traître d’ex-homme d’affaires. Ce jugement, Harrison, qui a toujours plaidé sa bonne foi même s’il a reconnu connaître la chanson incriminée, aura du mal à s’en remettre. Il masquera cette déconvenue avec humour, en écrivant This Song, allusion à l’affaire en forme de satire, qu’il interprétera à la télé dans un décor de salle de tribunal, avec ses camarades musiciens déguisés en avocats, en jurés, en flics, et Jim Keltner dans le rôle du juge.

Le litige ne trouvera sa conclusion définitive qu’en mars 1998. Quant à la chanson, reprise par une ribambelle d’artistes, de Boy George à Megadeth, de Nina Simone à Nina Hagen, de U2 à Julio Iglesias, elle sera réenregistrée en 2001, avec Sam Brown, Ray Cooper et Dhani Harrison, pour la réédition remasterisée de All Things Must Pass. Une version démo, avec Starr et Voorman, sera incluse dans le DVD du film de Martin Scorsese, George Harrison : Living in the Material World, en 2011. Le single sera une nouvelle fois publié juste après la mort de George, le 29 novembre 2001. Depuis, My Sweet Lord résonne jusqu’au paradis… ||

George Harrison chante « My Sweet Lord » au Concert for Bangladesh de New York (1er août 1971).

15 février 2018

The Beatbox de retour en Suisse

The Beatbox de retour en Suisse

Du 7 au 10 mars prochain, à Bienne, Genève et Agno, l'énergie et la magie de la musique des Beatles sont de retour en Suisse, grâce au tribute band : The Beatbox en provenance d'Italie. Pour la tournée européenne 2018, rien n'a été laissé au hasard. Chaque détail est minutieusement reconstruit, à la fois musicalement et visuellement, jusqu'aux vêtements typiques des Beatles, adaptés pour ressembler exactement à ceux que les « quatre garçons dans le vent » portaient : costumes noirs classiques des premiers jours ; vestes beiges du concert mythique du Shea Stadium confectionnées par le tailleur qui a habillé les Beatles pour leurs tournées américaines ; uniformes multicolores du Sgt. Pepper à leur tenue particulière sur la couverture de l'album Abbey Road. L'instrumentation est identique à celle utilisée par les Fab Four dans leurs concerts historiques. Beaucoup plus qu'un simple hommage aux Beatles, le spectacle ouvert à toutes les générations permet de retrouver l'enthousiasme et la positivité des années 60. ||

BienneGenèveAgnoInformation