Swiss Beatles Fan Club

21 septembre 2018

Paul McCartney annonce un nouveau montage du film «Let It Be»

Paul McCartney annonce un nouveau montage du film «Let It Be»

Paul McCartney était récemment l’invité de la radio canadienne Radio X, et, dans l’interview, citée par le NME, le chanteur a lâché une information qui devrait réjouir tous les fans des Beatles : une nouvelle version du documentaire consacré aux répétitions et à l’enregistrement en janvier 1969 du dernier album des Fab Four, Let It Be (1970), devrait bientôt sortir. Pour ses 50 ans, le film réalisé par Michael Lindsay-Hogg va être remasterisé et devrait même ressortir en DVD / Blu-Ray. Le document cinématographique original est le témoignage d’une partie des événements qui ont mené à la séparation du groupe de Liverpool. « Je pense qu’il va y avoir une nouvelle version. Ce sont les dernières rumeurs. On n’arrête pas d’en parler. Nous avons eu des réunions chez Apple, vous savez, le Apple des Beatles [...]. Et c’est une des choses dont vous ne savez jamais vraiment comment ça va se passer. Donc, il n’y a pas d’éléments officiels pour maintenant. Je n’arrête pas de dire " Qu’est-ce qu’on va faire ? ", parce qu’on m’en parle tout le temps. Et je vais vous dire ce que j’en pense : ça va se faire. Il y a beaucoup d’images », a déclaré l'ex-Beatle à l’antenne. Let It Be est pourtant un douloureux souvenir pour Paul McCartney. « Quand le film est sorti, il racontait la séparation des Beatles. Donc pour moi c’est un film un peu triste. Mais je sais que des gens ont vu des images qui n’ont jamais été diffusées… Il y a environ 56 heures de rushes. Et quelqu’un m’a dit l’autre jour : " Le sentiment prédominant c’est la joie, c’est vraiment positif. C’est un groupe de mecs qui font de la musique et qui s’amusent ". Donc je pense qu’on va en faire un nouveau film, le remonter à partir de la même période, avec les mêmes images. Mais on peut en faire un nouveau film. Ça pourrait arriver dans un ou deux ans », a-t-il révélé. Le film Let It Be n'avait pas été disponible dans le commerce avant les années 80. Les projets de réédition du film sur DVD ont été abandonnés en 2008 à la demande de Paul McCartney et Ringo Starr.||

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The Beatles : Twickenham Film Studios (janvier 1969) - Film «Let It Be» (1970).

20 septembre 2018

Paul McCartney  à Québec : premier concert de la tournée «Freshen Up»

Paul McCartney à Québec : premier concert de la tournée «Freshen Up»

Après avoir charmé Québec en 2008 et 2013, Paul McCartney a encore fait chavirer le cœur des nostalgiques, lundi 17 septembre, dans le Centre Vidéotron plein à craquer. L’accueil a été à la hauteur de la légende. Devant près de 17 000 inconditionnels, McCartney, 76 ans, a lancé sa tournée mondiale Freshen Up en offrant, comme c’est son habitude, un concert marathon constitué de tous les grands succès de son répertoire. Presque 40 chansons, toutes reconnaissables dès les premiers accords. « Bonsoir les Québécoises....et les Québécois », a-t-il lancé d’entrée de jeu, en français. Ceux qui avaient regardé son concert sur YouTube, il y a 10 jours, auront eu un léger avant-goût de ce qui leur attendait pour ce spectacle. Dès le départ, il a déballé deux classiques des Beatles jamais entendus à Québec, « A Hard Day’s Night » et « Can’t Buy Me Love ». Au total, 12 chansons inédites dans la capitale se sont insérées au programme, comme par exemple « Letting Go », pendant lequel un trio de cuivres est allé se poster dans la foule, de même que les canons « Love Me Do » et « From Me To You ». Même si les cordes vocales fléchissent parfois dans les morceaux plus exigeants, la star britannique demeure une inépuisable « bête de scène » capable de mettre la foule dans sa poche d’un simple signe de la main.

Généreux et appuyé par son groupe formé en 2002, il a multiplié les clins d’œil à son imposant passé sur fond d’images d’archives le montrant, sur les écrans géants, dans sa jeunesse avec les Beatles. Ici, le traditionnel coup de chapeau à Jimi Hendrix avec quelques mesures de « Foxy Lady », là un rappel que « In Spite of All The Danger » était « le premier enregistrement des Beatles ». « Here Today » a été l’occasion d’une pensée pour John Lennon. « Je l’ai écrite après sa mort. Elle contient des mots que je n’ai jamais eu la chance de lui dire. » « Something », chantée d’une seule voix par Paul McCartney et ses fans, a pour sa part été jouée à la mémoire de « mon chum George (Harrison) ». La formule acoustique présentée à mi-parcours a offert le titre « Blackbird » joué sur une plateforme élévatrice, une chanson inspirée par le mouvement pour les droits civiques des années 60. De son nouvel album Egypt Station actuellement en tête du classement américain Billboard, McCartney avait choisi trois extraits, dont « Come On to Me » et « Fuh You ». Sinon, dans le matériel des années 2000, une version passée à travers le filtre d’un porte-voix de « My Valentine », dédiée « à ma femme adorée Nancy ». Puis, ce fut une série de tubes, de « Let It Be » à « Live and Let Die » en passant par l’hymne rassembleur « Hey Jude ». Au rappel, Paul McCartney a interprété « Yesterday », les spectateurs ont ensuite pu se déhancher sur « I Saw Her Standing There » et s’en mettre plein les oreilles avec « Helter Skelter » pour finir avec trois compositions de l'album Abbey Road des Beatles. La tournée Freshen Up après quatre dates au Canada, passera par les États-Unis, puis au Japon et l'Europe en fin d'année. ||

01. A Hard Day's Night (The Beatles) • 02. Hi, Hi, Hi (Wings) • 03. Can't Buy Me Love (The Beatles) • 04. Letting Go (Wings) • 05. Who Cares (Paul McCartney) • 06. Come On to Me (Paul McCartney) 07. Let Me Roll / Foxy Lady It (Wings / Jimi Hendrix) • 08. I've Got a Feeling (The Beatles) • 09. Let 'Em In (Wings) • 10. 1985 (Wings) • 11. Maybe I'm Amazed (Paul McCartney) • 12. I've Just Seen a Face (The Beatles) • 13. In Spite of All the Danger (The Quarrymen) • 14. From Me to You (The Beatles) • 15. My Valentine (Paul McCartney) • 16. Michelle (The Beatles) • 17. Love Me Do (The Beatles) • 18. Blackbird (The Beatles) • 19. Here Today (Paul McCartney) • 20. Queenie Eye (Paul McCartney) • 21. Lady Madonna (The Beatles) • 22. FourFiveSeconds (Rihanna, Kanye West et Paul McCartney) • 23. Eleanor Rigby (The Beatles) • 24. Fuh You (Paul McCartney) • 25. Being for the Benefit of Mr. Kite ! (The Beatles) • 26. Something (The Beatles) • 27. Ob-La-Di, Ob-La-Da (The Beatles) • 28. Band on the Run (Wings) • 29. Back in the U.S.S.R. (The Beatles) • 30. Let It Be (The Beatles) • 31. Live and Let Die (Wings) • 32. Hey Jude (The Beatles) • 33. Yesterday (The Beatles) • 34. I Saw Her Standing There (The Beatles) • 35. Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band " Reprise " (The Beatles) • 36. Helter Skelter (The Beatles) • 37. Golden Slumbers (The Beatles) • 38. Carry That Weight (The Beatles) • 39. The End (The Beatles).

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Extrait de « Can't Buy Me Love » (The Beatles) par Paul McCartney.

18 septembre 2018

Paul McCartney : «Egypt Station» est numéro 1 aux États-Unis

Paul McCartney : «Egypt Station» est numéro 1 aux États-Unis

Paul McCartney vient de prendre la tête du classement de référence des ventes d'albums aux États-Unis, le Billboard 200, avec son dernier album solo, Egypt Station. Une première pour Sir Paul en 36 ans. À 76 ans, l'ex-bassiste des Beatles a sorti son 17e album solo, une production de 16 titres (57 minutes) jugée positive par la critique. C'est la première fois depuis Tug of War (1982) qu'un des albums du chanteur britannique prend la première place du classement américain de ventes d'albums. Depuis sa sortie le 7 septembre, l'équivalent de 153 000 copies d'Egypt Station se sont écoulées aux États-Unis, selon l'institut Nielsen Music, 147 000 étaient des versions physiques du disque et 5000 albums en streaming, selon Billboard. C'est le plus grand succès commercial de McCartney en une semaine depuis plus de 10 ans. La dernière fois, l'album Memory Almost Full a fait ses débuts au troisième rang avec 161 000 exemplaires vendus. Nul n'étant prophète en son pays, McCartney n'est pas numéro 1 en Angleterre, c'est Eminem et son très énervé Kamikaze. Paul McCartney n'a pas lésiné sur les moyens pour assurer la promotion de son nouvel album aux États-Unis. Il a multiplié les interviews et les apparitions dans les très populaires Late Night Talk Shows, un concert new-yorkais à Grand Central Station et on l'a aussi vu dans l'émission Carpool Karaoke où il s'offre une émouvante balade dans Liverpool en compagne de James Corden.

Avec Egypt Station, Paul McCartney atteint pour la huitième fois le sommet du Billboard 200. Il a été en tête pendant trois semaines consécutives avec Tug of War (1982). Le décompte des huit unités inclut ses albums avec les Wings, dont certains ont été crédités Paul McCartney & Wings (Red Rose Speedway ; Band on the Run). Bien sûr, McCartney est également membre des Beatles, et ils détiennent toujours le record de 19 premières places au Billboard 200. Les Fab Four ont été les derniers à mener le palmarès avec la plus grande collection de tubes réunis dans l'album 1, qui a passé huit semaines non consécutives au Top en décembre 2000 et février 2001. Egypt Station est le premier album de McCartney à entrer directement numéro 1 au classement du Billboard. Il avait déjà enregistré une paire de numéro 2 avec Flaming Pie (1997) et Wingspan : Hits and History (2001). Les Beatles ont aussi fait de même avec quatre pole position, tous avec des albums dans les années 1990 et 2000 : Anthology 1 (1995), Anthology 2 (1996), Anthology 3 (1996) et 1 (2000).

La consécration d'Egypt Station vient 36 ans, 3 mois et 10 jours après la première place de Tug of War (12 juin 1982). C'est le plus long écart entre le plus ancien et le dernier numéro 1 pour un artiste vivant dans l'histoire du Billboard 200. Johnny Cash, décédé le 12 septembre 2003, était le seul artiste à attendre plus longtemps. Un peu moins de trois ans plus tard, la sortie à titre posthume d'American V: A Hundred Highways a été classée en tête du palmarès le 22 juillet 2006, soit 36 ans, 10 mois et 9 jours après sa dernière visite au sommet le 13 septembre 1969 avec Johnny Cash at San Quentin. Le premier album solo McCartney a passé trois semaines d'affilée en numéro 1 (du 23 mai au 6 juin 1970). Entre McCartney et Egypt Station cela équivaut à 48 ans, 3 mois et 16 jours. Le plus grand écart entre deux numéro 1 appartient à Barbra Streisand, avec 51 ans, 9 mois et 20 jours entre People (1964) et Encore : Movie Partners Sing Broadway (2016 . ||

Allemagne #1 • Australie #4 • Belgique flamande #2 • Belgique wallonne #3 • Écosse #1 • États-Unis #1 • France #4 • Italie #5 • Irlande #7 • Japon #4 • Norvège #3 • Nouvelle-Zélande #12 • Pays-Bas #2 • Royaume-Uni #3 • Suède #4.

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17 septembre 2018

Paul McCartney : une chanson contre Trump et les climatosceptiques

Paul McCartney : une chanson contre Trump et les climatosceptiques

Paul McCartney a adressé une chanson de son nouvel opus Egypt Station, dans les bacs depuis le 7 septembre, aux climatosceptiques et vise sans le nommer le président américain Donald Trump. Dans la chanson « Despite Repeated Warnings », McCartney chante : « Malgré des avertissements répétés sur les dangers à venir, le capitaine fait la sourde oreille. » « Ceux qui font le plus de bruit ne sont pas toujours les plus malins », poursuit l'ex-Beatle dans son morceau. « Refuser d'admettre qu'un changement climatique est en cours... Je pense que c'est la chose la plus idiote de tous les temps », a confié récemment le chanteur à la chaîne publique britannique BBC. « Je voulais faire une chanson qui traite de ce thème et dire : Parfois, le capitaine du bateau sur lequel nous sommes tous embarqués est fou et il nous mène droit sur l'iceberg, même si on l'avertit que ce n'est pas top comme idée », expose McCartney. À la question de savoir si l'image du « capitaine fou » visait quelqu'un en particulier, il a répondu : « Trump, évidemment, bien qu'il y en ait bien d'autres. Il n'est pas le seul. » Paul McCartney avait déjà évoqué en août sa future chanson sur Donald Trump, le président qui a « dévoilé le mauvais côté de l'Amérique ». « Les gens pensent maintenant qu'il peuvent librement devenir, si pas violents, opposés aux personnes de couleurs ou d'une race différente », avait-il regretté lors de sa venue au Liverpool Institute of Performing Arts. ||

14 septembre 2018

Paul McCartney : «l’art ancien de la trépanation» par John Lennon

Paul McCartney : «l’art ancien de la trépanation» par John Lennon

Paul McCartney s'est souvenu de l'époque où John Lennon lui avait proposé de percer un trou dans son crâne. Apparemment, Lennon voulait expérimenter « l'art ancien de la trépanation ». Cet acte trouve ses racines 6500 ans av. J.-C. et était effectué pour de nombreuses raisons, comme par exemple évacuer les mauvais esprits, traiter des problèmes de santé tels que les migraines et les soucis de santé mentale, ou bien encore relâcher la pression du cerveau. Selon McCartney, Lennon se serait intéressé à cette pratique dans les années soixante. « John était un peu fou » a-t-il expliqué récemment au magazine GQ. « On l'a tous lu. L'art ancien de la trépanation, ce qui lui conférait un peu plus de valeur comme ce qui était ancien devait être bien. » Il ajoute : « Tout ce que vous aviez à faire, c'était de percer un trou dans votre crâne et cela évacuait la pression. Bien, c'est tout à fait sensé. " Bon, John, pourquoi n'essayes-tu pas d'abord puis on verra ce que ça donne ? " » Quand on lui a demandé si John lui avait vraiment proposé de faire cela, Paul a répondu : « Oui, mais c'est ça qui était bien entre John et moi, j'ai dit non. Et il savait bien que si je disais non, c'était non et que je n'avais pas peur de ne pas paraître cool parce que je refusais - et de préciser - je n'avais même pas besoin de lui dire qu'il était fou, ce n'était pas nécessaire. Mais " non, je ne vais pas me faire trépaner, merci beaucoup. Je n'ai juste pas envie de le faire " » Le journaliste a poursuivi en demandant à McCartney ce que Lennon aurait fait s'il avait dit oui : « Qui sait ? » a-t-il répondu. « Je ne pense pas. Je ne pense pas qu'il était vraiment sérieux. Il l'a dit, mais il disait plein de conneries du genre. » ||

Photo de Robert Whitaker : John Lennon et George Harrison (25 mars 1966).

13 septembre 2018

L'esprit de John Lennon et Yoko Ono au Musée national suisse

L'esprit de John Lennon et Yoko Ono au Musée national suisse

L'année 1968 en collages, films expérimentaux, musique, documentaires, installations artistiques : le Musée national suisse à Zurich propose, du 14 septembre 2018 au 20 janvier 2019, une exposition recréant l'atmosphère de cette époque qui a façonné la nôtre. Des missiles d'interception BL-64 de l'armée suisse accueillent majestueusement les visiteurs d'« Imagine 68. Le spectacle de la révolution » : les années 1960 sont marquées par la course à l'armement en pleine guerre froide. En Suisse, le débat s'enflamme avec le scandale des « Mirage ». Un peu plus loin, un tableau trône au-dessus d'une bombe de napalm fabriquée en Suisse. Il représente la tristesse d'un salon belle-époque avec vue sur la Riviera vaudoise et le château de Chillon. C'est contre à la loi du plus fort et un monde sclérosé dans ses contraintes bourgeoises que la révolte de la jeunesse estudiantine, politisée et artistique se révolte. Elle se bat pour une vie libre d'entraves. Enfants de soixante-huitards, les commissaires d'exposition invités Stefan Zweifel et Juri Steiner présentent leur vision de cette époque qui a façonné la nôtre.

Mouvement situationniste

Ils se basent sur l'essai critique radical La société du spectacle, de Guy Debord, qui porte en lui les germes des évènements de Mai 68 à Paris. Debord et ses comparses de l'internationale situationniste voulaient briser les structures sociales établies et introduire de la poésie dans la vie de tous les jours. Ce mouvement se dissout en 1972, désillusionné par la brutalisation et la commercialisation de la contestation. La visite se poursuit dans un espace consacré aux films expérimentaux engagés de l'époque. Les écrans font face à des œuvres d'art évoquant la guerre du Vietnam et à une installation de Jean Tinguely, la Rotozaza II, machine à briser des bouteilles de bière, dénonçant le pouvoir de destruction de la société moderne.

Zurich et son émeute

Les mouvements de 1968 ont tous été déclenchés par des évènements qui ont focalisé l'attention d'une grande partie de la jeunesse et suscité sa révolte, a expliqué Stefan Zweifel mercredi aux médias : la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam aux États-Unis, la grève générale en France, les violences policières en Allemagne. En Suisse, la lutte se cristallise notamment autour de la demande de la jeunesse d'obtenir des lieux de culture alternative. Avec photos, documents officiels et affiches, l'exposition présente le cas de l'« émeute du Globus » à Zurich, manifestation estudiantine réprimée violemment par la police, le 29 juin 1968. Une vingtaine de personnalités politiques et culturelles signent, deux mois plus tard un manifeste de soutien aux revendications de la jeunesse. Un couloir rendant hommage aux messages de l'art pop amène les visiteurs dans une Odyssée de l'espace, salle de réflexion où volent des répliques des Nuages d'argent d'Andy Warhol (1966). Conquête de l'espace, expérimentation futuriste, scénarios écologiques sombres et urbanisation : la vie dans 50 ans imaginée en 1968 et ses défis y sont au cœur.

Le politique dans la vie privée

La fin de l'exposition rend définitivement hommage au pouvoir de l'art en thématisant la dimension politique de notre vie privée. Dans une exposition réalisée en 1967 pour le Musée d'art moderne de Stockholm, l'artiste franco-suisse Niki de Saint Phalle fait pénétrer les visiteurs par le vagin de sa gigantesque sculpture Hon Elle » en suédois). En Suisse, les femmes doivent alors encore se battre pour obtenir le droit de vote au niveau fédéral. Le Mouvement de libération des femmes s'en prend à la répartition des rôles sexués et à la moralité sexuelle répressive. Le pantalon pour femmes et la minijupe intègrent la mode. De la nudité au sens de la vie de couple en passant par les formes d'éducation alternatives, les débats de l'époque aux retentissements toujours actuels ne manquent pas. John Lennon et Yoko Ono y occupent eux aussi une place de choix : dans un élan pacifiste, ils avaient convoqué les journalistes au pied de leur lit dans l'hôtel Hilton d'Amsterdam en leur demandant de retirer leur pantalon avant d'entonner « Give Peace a Chance ». ||

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