Swiss Beatles Fan Club: Quatre Brünettes dans le vent chantant les Beatles

30 mai 2018

Quatre Brünettes dans le vent chantant les Beatles

Quatre Brünettes dans le vent chantant les Beatles

Vendredi 25 mai, le Pôle culturel de Drusenheim dans le département français du Bas-Rhin a accueilli « quatre filles dans le vent », en l’occurrence les « Brunettes » ou mieux à l’allemande les « Brünettes ». Pour l’Alsacienne Juliette Brousset et les allemandes Stephanie Neigel, Julia Pellegrini et Friedrike Merz, le point de rencontre fut l’École supérieure de musique de Mannheim, après d’autres études approfondies. Dans leur troisième album, elles ont revisité les Beatles et c’est ce spectacle que pour la première fois, elles viennent de présenter en France, à Drusenheim. Avec une telle annonce, le public, encore une fois très nombreux, était immédiatement conquis. Alors que tous les chants étaient en anglais, la présentation se fit toujours en français avec souvent cette pointe d’accent marquant l’origine des artistes. « Avec notre regard de femmes, nous avons voulu éprouver le phénomène Beatles, dit l’une d’elles, ajoutant qu’il y avait un ADN culturel pour ce groupe mythique en beaucoup d’entre nous ».

Très élancées dans leur costume, sachant évoluer avec facilité sur scène, les quatre artistes, perfectionnistes, toujours élégantes, quelquefois passionnées, d’autres fois pétillantes et même coquines, ont chanté tout au long de la soirée a cappella, jouant de leurs cordes vocales pour des morceaux suaves ou graves. Pour chacune de la vingtaine de chansons, elles ont recueilli de nombreux applaudissements. Parmi elles, « Lady Madonna », introduite par une fugue de Bach, la samba nonchalante « The Ballad of John & Yoko », le très britannique « Penny Lane », le mythique « Let It Be » fait d’éléments minimalistes et de beats électroniques ou « Imagine » en guise de supplément. Dans le choix parmi plusieurs centaines de chansons, quelques-uns ont regretté l’absence de certaines autres, pour eux plus connues ou mieux aimées. La mise en scène était soignée et d’intéressantes vidéos étaient projetées en arrière-plan avec de courtes scènes ou des dialogues. Elles montraient les artistes évoluer au cœur même de l’Angleterre où elles se devaient de faire un « pèlerinage » à Liverpool, au pied de la statue de leurs idoles. Mais non contentes d’apporter quelquefois leurs propres arrangements, les chanteuses ont démontré qu’elles savaient également créer, écrire et composer dans le style des Beatles. Ainsi « Ono » évoque l’intrusion de la controversée Yoko Ono et la place prise dans le quatuor, alors que « Losing » relate la rupture et la séparation du groupe. ||

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