Swiss Beatles Fan Club: Ringo Starr et son All Starr Band ont égayé l'Olympia

12 juin 2018

Ringo Starr et son All Starr Band ont égayé l'Olympia

Ringo Starr et son All Starr Band ont égayé l'Olympia

« Ladies and Gentlemen, Mister Ringo Starr ». Généralement, quand on annonce avec une telle emphase une légende vivante, c'est qu'elle ne l'est plus pour longtemps. Ringo Starr lui a débarqué le 6 juin dernier à 20 h 50 sur la scène de l'Olympia en courant, souriant et faisant son signe de ralliement, un « V » signifiant moins la victoire pour lui que « Peace and Love », le symbole qu'il porte sur son T-shirt. Qui croirait que l'ex-batteur des Beatles a 77 ans et qu'il est désormais le doyen des légendes du rock des années 60 ? Ringo Starr a fait son premier Olympia avec les Beatles en 1964. « Un bon concert. Mais on avait été très étonnés d'avoir plus de grognements d'hommes que de hurlements de filles comme ailleurs », aime-t-il raconter. Mais cet Olympia n'est que le troisième concert parisien de Ringo Starr depuis la création de son super groupe, le All Starr Band, en 1989. Le dernier remonte a 2011 dans un Palais des Sports qui n'était pas plein. Mais ce mercredi soir, et malgré le prix des places - de 95 euros a 276 euros - l'Olympia affichait complet. La moyenne d'âge du public était elle aussi élevée, mais son énergie et son plaisir ont été décuplés par les classiques qui se sont enchaînés pendant 1 h 45 sans rappel.

Ceux qui n'étaient venus écouter que des chansons des Beatles étaient mal informés. Ils n'ont eu droit qu'à une poignée, dont « Don't Pass Me By », « Yellow Submarine », « I Wanna Be Your Man » ou un « With a Little Help from My Friends » final de circonstance avec Joan Baez en invitée surprise et de luxe aux chœurs. L'icône folk est venue en amie et en voisine, elle qui est en ce moment à Paris pour dix soirées à l'Olympia dans le cadre de sa tournée d'adieux. Pour revenir à Ringo Starr, le principe de cette tournée - qui passera par le Sporting Monte-Carlo le 6 juillet prochain et qui n'est apparemment pas la dernière - est de reprendre des chansons de Ringo Starr mais aussi des membres de son All Starr Band - des pointures de Toto, 10 CC, Men At Work, Santana... - et de classiques du rock qui ont changé leur vie, tel « Matchbox » de Carl Perkins avec lequel Ringo Starr a commencé le concert au micro. L'Olympia n'a pas boudé son plaisir à réécouter « Rosanna » et « Hold the Line » de Toto avec son guitar hero Steve Lukather au solo, « Down Under » et « Who Can It Be Now ? » de Men At Work ou « I'm Not in Love » de 10CC. Ringo Starr ne fait pas de miracle quand il chante, mais ce n'est pas si grave. Ses vieux potes le sauvent et l'ambiance était très conviviale, amicale, chaleureuse, dans la salle comme sur scène. D'ailleurs le batteur n'est pas le dernier à se moquer de ses limites. « Quand je jouais dans les Beatles, j'écrivais plein de chansons mais elle n'étaient jamais enregistrées ». Et il a mis en pratique ce soir-là sur la célèbre scène du boulevard des Capucines ce qu'il disait quelques heures plus tôt lors d'une conférence de presse à des journalistes européens : « On n'est pas là pour être malheureux mais pour s'amuser ». ||

Photo : Ringo Starr à l'Olympia (6 juin 2018). Vidéo : le même jour, conférence de presse avec le All Starr Band, à l'hôtel Mandarin Oriental de Paris.