Swiss Beatles Fan Club: Séquence émotion du «Carpool Karaoke» de Paul McCartney à Liverpool

25 juin 2018

Séquence émotion du «Carpool Karaoke» de Paul McCartney à Liverpool

Séquence émotion du «Carpool Karaoke» de Paul McCartney à Liverpool

L'animateur britannique James Corden a sillonné, le 9 juin dernier, la ville de Liverpool en compagnie de Paul McCartney pour les besoins de son fameux « Carpool Karaoke » dans lequel l'invité chante ses tubes lors d'une balade en voiture. La séquence a été diffusée le 21 juin dans l'émission Late Late Show with James Corden sur la chaîne américaine CBS. Sur Facebook, au moment de publier, la vidéo avait déjà près de 15 millions de vues en moins de 24 heures. Après un échauffement vocal sur « Drive My Car », le tandem s'est dirigé vers l'église St Barnabas où McCartney a été choriste avant de s'arrêter près du panneau de la rue Penny Lane, qui a inspiré la composition du même nom, un titre qu'il a écrit en 1966 et publié en 45 tours avec « Strawberry Fields Forever ». Plus qu'une simple artère de Liverpool, c'est le quartier où John Lennon a grandi avec ses parents jusqu'à l'âge de quatre ans, le seul membre des « quatre garçons dans vent » ayant habité à cet endroit. Paul McCartney a fait ensuite un arrêt chez son ancien barbier, qu'il évoque dans la chanson avant de visiter le 20 Forthlin Road (transformé en musée), la maison de son adolescence, lieu de création des premières chansons des Beatles. « C'est ici que John (Lennon) et moi venions pour répéter ou pour écrire », raconte-t-il. L'occasion d'apprendre que « Macca » jouait souvent ses titres dans ses toilettes, car l'acoustique était meilleure ! Le jour où ils ont terminé « She Loves You » (premier numéro un des Fab Four en 1963 à dépasser le million d'exemplaires vendus), ils l'ont fait écouter au père de Paul qui a approuvé, à ce détail près : « " Assez de ces américanismes, est-ce que vous ne pourriez pas plutôt chanter She loves you yes, yes, yes (plutôt que yeah) ? " Nous avons dit non. Si nous l'avions écouté, qui sait ce qu'il se serait passé ? »

L'ex-bassiste des Beatles, qui a fêté le 18 juin ses 76 ans, a livré quelques histoires entre deux chansons. Il a expliqué notamment comment lui est venue l'inspiration pour « Let It Be » : « J’ai fait un rêve où ma mère, qui était décédée, venait me voir pour me rassurer. Elle me disait que tout allait bien se passer : " Let it be ". C’était un message positif et quand je me suis réveillé, j’ai écrit cette chanson. Je n’avais jamais entendu cette expression », a-t-il avoué. Une déclaration qui n’a pas manqué d’émouvoir son interlocuteur avant qu’ils n’entament en chœur les couplets de la chanson. La virée a continué avec « Blackbird », un morceau du mythique White Album qui fête cette année son 50e anniversaire, suivi de « Come On to Me », un nouveau single paru la semaine derrière. Le voyage dans les souvenirs du célèbre natif de Liverpool s'est terminé dans le pub du Philharmonic, où James Corden a invité une cliente à venir mettre un jeton dans le jukebox. Au lieu de quoi un rideau tomba, dévoilant Paul McCartney entouré de son groupe de scène qui l'accompagne depuis le début des années 2000. Les clients aux anges, rejoints par une foule de liverpuldiens surexcités, ont eu le privilège de voir le musicien jouer quelques hits dont « A Hard Day's Night », « Ob-La-Di, Ob-La-Da », « Love Me Do » et « Back in the U.S.S.R. ». Le concert surprise s'est conclu sur une reprise de « Hey Jude » entonnée par tout le public, les jeunes comme leurs aînés, preuve que McCartney demeure une icône musicale indémodable et intergénérationnelle. L'artiste a joué aussi hors séquence, « Come On to Me », un des deux titres dévoilés le 21 juin en prélude à son 17e album solo Egypt Station prévu le 7 septembre prochain. ||

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